‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 136 sur 227 · In Numa, p. 61, B · texte numérisé non relu

In Numa, p. 61, B

%. Dion. Halic, lib. II, p. 120.

culte qui survint, si on le prendrait d'entre les Romains ou d'entre les Sabins, et de la convention qui se fit entre les anciens et les nouveaux sénateurs : que si l'élection d'un roi était reùiise aux anciens sénateurs, ils le prendraient d'entre les Sabins; et qu'au contraire, si le choix en appartenait aux Sabins, ils éliraient un Romain. Enfin les Sabins ayant donné aux Romains à opter de ces deaix conditions, ceux-ci aimèrent mieux se donner un roi Sabin qui leur eut obligation de son élection, que d'en recevoir un Romain de la main des Sabins, et ils élurent Numa Pompilius.

Tite-Live, qui n'a point dit qu'on eut admis dans le sénat un nombre de Sabins égal à celui des Romains qui le composaient avant la réunion des deux peuples, ne pouvait pas non plus parler de ce partage qu'il y eut entre les deux partis, ni de la convention qui les réunit, ni de la politique des sénateurs romains qui préférèrent de se donner un roi Sabin à leur choix. Selon lui, les grandes qualités de Numa et son mérite reconnu déterminèrent le sénat en sa faveur, et lui firent vaincre la répugnance qu'il avait à se donner un roi Sabin.

Nous trouvons dans Plutarque * deux particularités remarquables touchant Numa, sur lesquelles les autres écrivains gardent un profond silence. La première, qu'il était né le jour même de la fondation de Rome. La seconde, que le roi Tatius, en considération de son mérite, lui avait donné en mariage sa fille unique Tatia. 11 ajoute même qu'elle vécut treize ans après son mariage, que Numa passa ce temps-là à Rome; mais qu'après la mort de sa femme, il se retira à la campagne où il demeura jusqu'à son élection. Il est surprenant que Tite-Live et Denys d'Halicarnasse aient omis deux particularités si dignes de remarque ; surtout le dernier,

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