‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 137 sur 227 · in Numa^ p. 61, E · texte numérisé non relu

in Numa^ p. 61, E

qui a écrit rhistoire de ce règne avec beaucoup d'étendue, el qui n'aurait pas sans doute manqué d'en orner son histoire, si, dans le grand nombre d'auteurs qu'il consultait, quelqu'un en avait fait mention. Cependant la circonstance du mariage de Numa avec la fille de Tatius ferait croire qu'outre son mérite on avait encore eu égard, dans son élection, à son alliance avec un roi de Rome.

On s'accorde encore moins sur les enfants que laissa Numa. Tite-Live n'en parle point du tout. Il se contente de dire ^ qu'Ancus Martius, quatrième roi de Rome, était son petit-fils par sa fille, mais il ne dit nulle part qu'il ait laissé des fils. Plularque^ et Denys d'Halicarnasse ^ disent que, selon quelques auteurs, il en avait laissé quatre; mais ils donnent en même temps à connaître qu'ils regardaient la chose comme très-incertaine, quoique quatre maisons considérables de Rome prétendissent tirer leur origine de ce roi par ses quatre fils. J'ai prouvé assez au long, dans la première partie de cette dissertation, que c'était encore là une de ces falsifications que les familles tâchaient d'introduire dans l'histoire pour se donner des origines illustres. J'ai déjà remarqué que le combat des Horaces et des Guriaces étant un des événements les plus célèbres de l'histoire romaine, et dont, par conséquent, la mémoire aurait dû être transmise à la postérité d'une manière sûre, était cependant aussi accompagné de beaucoup d'incertitude, puisqu'on ne savait pas bien* pour quel parti les Horaces ou les Guriaces avaient combattu. Outre que Denys d'Halicarnasse ne fait nulle mention de cette diversité, il entre dans un si grand détail sur ce sujet, que, quand il aurait été

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