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il paraît préférer l'opinion de Vennonius, qui fixait à trente et une celles de la campagne : ce qui, avec les quatre de la ville, faisait le nombre de trente-cinq qu'elles ne passèrent pas depuis. Ce passage est fort embrouillé ; et il y a grande apparence que les fautes des copistes nous empochent de découvrir le véritable sens de cet auteur ; du moins ne peut-on croire qu'il soit tombé dans une contradiction si manifeste : car, paraissant s'arrêter ici à l'opinion qui fait monter le nombre des tribus à trente-cinq , du temps môme de Servius, on voit qu'ailleurs' il fixe leur nombre à vingt et une.
Pour Tite-Live, quoiqu'il n'ait fait mention, sous le règne de Servius, que des tribus de la ville, il paraît assez par ce que j'en ai dit et par un autre endroit de cet historien, qu'il en mettait le nombre en tout à dix-sept ou à dix-huit; puisqu'il marque sous l'an de Rome 259^ que leur nombre fut augmenté jusqu'à vingt et une. Il est vrai, qu'il ne dit pas combien on en ajouta, de sorie qu'on ne peut conclure au juste le nombre qu'il en supposait auparavant. Depuis cela, il a eu assez de soin de marquer dans son Histoire toutes les fois qu'on en ajouta de nouvelles, jusqu'à ce qu'il y en eut trente-cinq, nombre qu'elles ne passèrent pas. Car,quoiqu'on en ait ajouté huit depuis^, ce fut pour peu de temps, et elles revinrent bientôt à l'ancien nombre.
J'ai touché en passant, dans ma première partie, les fautes que divers historiens anciens avaient commises sur l'âge des Tarquins. On peut dire qu'ils en ont entassé un grand nombre, et qu'ils sont tombés sur ce sujet dans des contradictions si grossières qu'elles font peu d'honneur à leur