‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 154 sur 227 · Lib. II, cap. xviii · texte numérisé non relu

Lib. II, cap. xviii

tias; aa lieu que DenysPd'Halicarnasse la met trois ans plus tard, sous le consulat de Q. Clœlius et de T. Lartius. Mais Tite-Livo nous assure* que cette année et les deux suivantes se sont passées sans qu'on fût assuré de la guerre ou de la paix, et par conséquent sans fournir d'événements remarquables. II ajoute cependant que c'est à cette année que bien des auteurs rapportent la bataille de Régille. C'est, en effet, sous cette même année que la rapporte Denys d'Halicarnasse^; mais Tite-Live l'avait rapportée trois ans plus tôt.

L'historien grec ne donne pas à connaître quMl y ait la moindre difiSculté sur le temps auquel cette bataille fut livrée, ni sur le nom du premier dictateur; au lieu que Tite-Live reconnaît qu'on ne convenait sur aucune de ces choses^. Il ajoute les raisons qui le portaient à croire que Titus Lartius avait été le premier dictateur, plutôt que Manius Valérius, que d'autres disaient avoir le premier exercé cette suprême dignité; et, en effet, nous le trouvons ainsi nommé par Festus*, qui ne fait pas seulement mention de Lartius , non plus que Denys d'Halicarnasse n*en avait fait de M. Valérius. Tite-Live, au contraire, nous explique les raisons qui l'ont déterminé en faveur de Lartius plutôt que de Valérius : c'est qu'il y avait bien plus d'apparence qu'on avait revêtu de cette haute dignité un consulaire et un homme âgé que Valérius , qui était encore un jeune homme et qui n'avait pas encore exercé le consulat. On n'aurait point à se plaindre de Denys d'Halicarnasse si, à l'exemple de Tite-Live, il nous eût du moins averti que

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