Dion. HaUc, Livius et Plutarch., ubi supra
rentsa mémoire si chère, qu'on lui dressa une statue * qui subsista à Rome pendant plusieurs siècles.
Il parait à la vérité difficile de concilier ce que dit ce traité, que Porsenna avait interdit Tusage des armes aux Romains, avec ce qu'on trouve dans leur histoire, où l'on voit que, deux ans après, ils étaient en guerre avec les Sabins, et que même ils remportèrent des avantages assez considérables sur cette nation. Mais comme Porsenna, d'abord après avoir conclu le traité en question, tourna ses armes contre ceux d'Aricie , guerre qui eut une malheureuse issue, puisque ses troupes, sous la conduite de son fils Aruns, furent entièrement défaites, il se peut que les Romains aient saisi celte occasion de secouer le joug, et que Porsenna affaibli par cet échec ne se soit pas trouvé en état de les châtier de leur révolte ; peut-être aussi que , touché de reconnaissance de la manière pleine d'humanité dont les Romains avaient recueilli les débris de son armée, et avaient fourni toutes sortes de secours aux malades et aux blessés, il les remit en liberté et leur rendit le droit de faire la paix et la guerre.
Mais il est inutile d'entreprendre de concilier les historiens avec ce traité sur les circonstances de cette guerre, qui varient presque en autant de manières qu'il y a d'auteurs qui les rapportent. Il suffit de remarquer que , sur le point le plus essentiel, les historiens se trouvent en opposition avec une pièce originale, dont le témoignage ne peut être récusé ; leur silence sur un événement si marqué ne peut contrebalancer le témoignage de Pline et de Tacite, dont la vérité se trouve attestée par le traité authentique qui fut conclu à cette occasion , et dont Pline avait lu l'original. Cette opposition avec une pièce de cette