É* Toù ifévou; Twv TrarpHcîwv aTravre;, Lib. V, p
origine au surnom de Scaevola, que portait une famille, laquelle était bien aise de faire croire qu'elle était issue de lui.
III. Les hommes ne furent pas les seuls qui se distinguèrent dans cette guerre ^ délie, jeune dame romaine, y montra un courage au-dessus de son sexe. Elle était du nombre des otages qu'on avait donnés à Porsenna; et, ayant trouvé le moyen de tromper ses gardes, elle se sauva en passant le Tibre à la nage, après avoir exhorté ses compagnes à suivre son exemple. Cette action est célèbre dans l'histoire romaine. Cependant, on n'y trouve pas plus de certitude que dans tout le reste.
Sans m'arrêter à examiner combien cette histoire varie dans les circonstances, dans les trois auteurs que j'ai cités en marge, je me contenterai de remarquer, après Plutarque, qu'il est très -incertain si cette courageuse fille passa le Tibre, à cheval ou non, sans quoi cependant on ne voit pas pourquoi on lui aurait élevé une statue équestre. Aussi Denys d'Halicarnasse ne dit-il point que cette statue ait été équestre; il dit simplement une statue' de bronze. Il n'est pas bien sûr non plus que c'ait été à Clélie qu'on ait érigé cette statue. Il y en avait qui prétendaient qu'elle avait été érigée à Valérie, fille du consul, qui s'était trouvée parmi les otages. C'est ce que témoignent Pline ^ et Plutarque ^ Selon Pline, Annius Fecialis voulait aussi que c'eût été Valérie , et non Clélie, qu'on avait honorée d'une statue équestre. Un des Pisons soutenait que ce n'était pas l'État, mais les compagnes de Clélie qui avaient été en otage avec
1. Livius,lib. II, cap. xiii.— Dion. Halic, lib. V,p. 302.— Plularch., in Poplicola, p. 107.