Llb. VI, cap. xxxix. — Vid. llb. X, cap. tiii
apprend que le Licinius, qui fut nommé général de la cavalerie peu après par le dictateur Manlius, était le même qui avait été tribun militaire quelque temps auparavant. Or il le nomme aussi ailleurs C. Licinius Stolo, en disant qu'il avait été le premier plébéien élevé à la dignité de général de la cavalerie. Ce qui achève de lever tous les doutes de ce sujet, et prouve que ce Licinius était le môme que le gendre de Fabius, c'est que Plutarque dit bien expressément* que ce fut ce même Licinius Stolon, auteur de la sédition, que Manlius nomma général de la cavalerie.
Licinius Stolon^ mari de la cadette Fabia, avait donc été revêtu de la dignité de tribun militaire, et par conséquent sa femme devait être accoutumée à voir, dans sa maison, tout ce qui causa sa surprise chez sa sœur et réveilla sa jalousie contre elle. Mais, quand la supposition sur laquelle ce conte est fondé serait vraie, savoir que Licinius n'avait jamais été tribun militaire , et que même il était exclu de cette charge par sa naissance, la surprise de la cadette Fabia ne pouvait venir que de ce qu'elle ignorait l'usage qui y donna lieu , et de ce qu'elle n'était pas accoutumée à ce qui se pratiquait chez les gens qui étaient revêtus de cette dignité. Il faudrait donc encore supposer, pour que cela eût quelque vraisemblance, qu'elle était d'une maison où ces dignités n'étaient pas ordinaires.
Cependant nous voyons qu'elle était d'une famille patricienne des plus illustres de Rome, où les principales dignités étaient comme héréditaires, et que son père môme y avait exercé celte charge. D'ailleurs une maison si considérable ne pouvait manquer d'avoir de grandes alliances; et Fabia avait sans doute bien d'autres parentes que sa sœur, où elle aurait pu voir pratiquer la même formalité. Quelle