De ojfic,^ lib. III, cap. xxvii. — In Pisone, cap. xix
periit. Peut-ôlre est-ce son sentiment que Florus *, qu'on croit auteur des sommaires de Tite-Live, a suivi. Il dit que les Carthaginois, après avoir fait souffrir une dure prison à Régulus, le mirent en croix, qui était le supplice ordinaire chez eux. Nec ultimo^ sive carceris^ sive crucisj supplicio^ deformata majestas. Aurélius Victor dit* qu'il fut mis dans un coffre garni en dedans de pointes de fer. C'est à peu près ce qu'en dit Appien d'Alexandrie^, et c'est cette môme espèce de supplice que Silius Italicus décrit au long dans son sixième livre. Eutrope a renchéri par-dessus tous ces auteurs^, en disant, en peu de mots, que Régulus était mort après avoir essuyé toutes sortes de tourments. Omnibus suppliciis extinctus est. Je serais trop long si je voulaisrapporter encore les paroles de Valère Maxime, de saint Augustin , de Zonare, etc. En voilà bien assez pour faire voir que les anciens ne s'accordaient guère sur la nature de ce supplice. Pour les concilier, M. Rollin a fait à peu près comme Eutrope, et a réuni tous ces différents genres de supplices dansées tourments que les Carthaginois firent souffrir à cet illustre romain^, ce Ils le « tenaient, dit-il, longtemps enfermé dans un noir cachot (c d'où, après lui avoir coupé les paupières, ils le faisaient (c sortir tout à coup pour l'exposer au soleil le plus vif et (c le plus ardent. Ils l'enfermèrent ensuite dans une espèce K de coffre tout hérissé de pointes, qui ne lui laissaient ce aucun moment de repos ni jour ni nuit. Enfin, après ce ravoir ainsi longtemps tourmenté par une cruelle incc somnie,ils l'attachèrent à une croix, qui était le supplice