Fa«Mib. I, v
Scilicet arma magis quam sidéra, Romule, noras,
on peut compter que notre auteur regarde Romulus comme un de ces hommes universels, et par conséquent comme un très-habile astronome.
Mon docte adversaire ayant l'art de tirer ces conséquences Autre par avec tant de suotilité, et les principes de sa logique le secondant si heureusement sur toutes sortes de paradoxes, il n*est pas surprenant, qu'ayant entrepris de me réfuter, il prenne à tâche de me contredire même sur les choses que j'aurais • crues les plus claires et les plus évidentes. J'ai dit que Vinvention de l'imprimerie avait rendu les livres beaucoup plus communs qu'ils ne Pétaient anciennement. J'avais avancé cela en ignorant, croyant la chose si évidente qu'elle n'avait pas besoin de preuves. Mais ce savant personnage me prouve * que les livres étaient anciennement et en plus grand nombre que de nos jours, et peut-être même à meilleur marché. La preuve en est claire : elle est fondée sur ce que dit Aulu-Clelle, qu!il achète beaucoup de livres à bon marché^. Martial dit encore' qu'on pouvait acheter cinq deniers le recueil de ses épigràmmes^ et même un exemplaire des mieux conditionnés; car ailleurs^ il nous apprend qu'on en pouvait encore acheter à un prix beaucoup plus modique. Les livres étant à si bon marché étaient donc assez communs. Mais, supposant que les livres puissent s'acquérir plus facilement de hos jours, notre critique nous prouve que les anciens ont su tirer avantage de leur rareté même*.
\, Vol. II, p. 460.
2. Libros plurimos «ère paueo emo. Noct. Atiic, lib. IX, cap. iv.