Les planches sont reproduites dans noire édition
Vi INTRODUCTION.
Cette édition, malgré Tanûonce du titre, est pleine de fautes grossières. Nous croyons en avoir fait disparaître le plus grand nombre. Mais, malgré tous nos soins, il s'est glissé encore quelques incorrections dans le texte, et principalement dans
les notes. Nous les avons indiquées dans notre Errata.
Il est bien entendu que nous n'avons corrigé que les erreurs typographiques , et Tortliographe du temps inutile à conserver. Nous avons scrupuleusement respecté les expressions ou les tournures que la Grammaire et Tusage désavoueraient aujourd'hui, mais que Ton rencontre fréquemment dans les écrits des réfugiés. Nous n'avons fait exception que pour un ou deux germanismes , qui , grâce à un léger changement, ont été ramenés au,x formes de la langue française.
Nous espérions pouvoir placer en tête de cette nouvelle édition une notice biographique sur Louis dç Beaufort. Mais nos recherches sur ce point sont restées infructueuses, M. Miot-Frochot, secrétaire de M. Amédée Thierry, a bien voulu se charger de compulser, à la Bibliothèque Impériale, les différents recueils littéraires où il pouvait être question de
notre auteur. Tous ces recueils sont muets, ou ne contiennent que des renseignements généraux qu'on peut lire dans les Biographies de Mîchaud, des frères
INTRODUCTION. VH
Didot, ou dans les ouvrages déjà cités de MM, Tainc et Michelet. Si les travaux de Beaufort sont juste^ ment célèbres, sa personne est à peu près inconnue. On îgnore la date et le lieu de sa naissance. Sui* vaut la Biographie générale de Didot, il mourut à Maastricht en 1795. Outre la Dissertation^ publiée pour la première fois à Utreobt (1738), on a sous sou nom :
1 *" Jm République romaine^ ou Plm général de Pan^ cien gouvernement de Rome. 2 volumes in-4. La Haye, chez Nicolas van Daalen, 1T66. Je crois qu'il existe une édition in-12 de ce livre, beaucoup moins rare que la Dissertation .
2"* Histoire de Germanicus César, l^yde, 1741,
in-4%
pjous ne recommencerons pas l'analyse de Beau-' fort, ni celle de Niebuhr. La matière est épuisée depuis les travaux de la critique moderne sur ces deux grands démolisseurs des Annales de l'ancienne Borne. Nous nous contenterons de remarquer que M. Taine exagère Je rôle négatif de Técrivain fran-» çais, mis en regard de Técrivain allemand. Cette reconstruction, que Niebuhr a tentée aux applaudis^ sements du monde savant, Beaufort l'avait entre-^ prise avec moins d'imagination sans doute , mais avec plus dQ solidité, dans son livre de la Bépu-* blique romaine.