‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 38 sur 227 · Z)c ^mend. r^mp., p · texte numérisé non relu

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2, In Tacito, cap. i. ,

excessum Romuli, novellœ adhuc romance urbis imperio, factum pontifices^ pênes quos scribendœ historien potestas fuit^ in litteras retulerunt. — a Les pontifes, qui «avaient la charge d'écrire l'histoire, rapportent qu'il « arriva après la mort de Romulus, etc. » Je pourrais disputer que ce passage prouve que cette coutume fût aussi ancienne, ■ puisqu'il ne détermine pas que les pontifes , qui rapportent ce fait, fussent contemporains. Je pourrais même pour cela m'appuyer de la leçon d'une ancienne édition des auteurs de Y Histoire Auguste j qui, selon le savant Saumaise, porte : Pontifices, pênes quos ,[serius) scribendœ historiée po testas fuit^ — « que ce ne fut que plus tard que les pontifes furent chargés du soin d'écrire l-'histoire. » Mais je consens que Numa, ou môme Romulus, si Ton veut, leur ait donné cette commission ; et je prétends néanmoins démontrer que l'histoire n'y a rien gagné. Supposons donc que Numa, comme il donna charge aux pontifes d'instruire le peuple de la religion, en en exposant les principaux dogmes et devoirs sur une table blanchie, pour que chacun pût s'en instruire, ainsi que le dit Tile- Live', leur ait aussi donné la commission d'écrire l'histoire et de la publier. Il y a bien de l'apparenee que cettQ commission n'a pas ét^ exécutée avec plus de ponctualité à un égard qu'à l'au^er Or nous voyons que l'usage de publier ce qui concernait la religion dura si peu, qu'il fut entièrement négligé sous TuUus Hostilius, successeur de Numa. Ancus-Martiiis, petit-fils de Numa et successeur de TuUus Hostilius, pour honorer la mémoire de son aïeul, voulut faire revivre les lois qu'il avait établies. Ainsi, il ordonna que le pontife exposât de nouveau au peuple, sur une table blanchie, tout ce que son aïeul avait réglé par rapport

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