‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 50 sur 227 · Annal., lib. XllI, cap. xxxi. Vid. lib. III, cap. m · texte numérisé non relu

Annal., lib. XllI, cap. xxxi. Vid. lib. III, cap. m

Par rapport au sujet que je traile, il s'agit principalemeut d'examiner jusqu'à quel siècle de Rome on peut faire remonter Tusage de dresser de pareils journaux. Â en juger par un passage de Suétone \ cette coutume doit son origine à Jules César, dans son premier consulat, en Tan de Rome 695, et par conséquent n'est que de la fin du septième siècle. Inito honore^ primus omnium instituity ut tam senatus quam populi diurna Acta conficerentur etpublicarentur, a Dès que César fut entré dans l'exercice du m consulat, il ordonna qu'on dressât et qu'on publiât des « journaux de tout ce qui se traitait dans le sénat et de ce a qui se passait dans la ville. »

Il est vrai que Dodwell ^ a cru devoir faire remonter beaucoup plus haut l'origine de la coutume de dresser de pareils Actes^ et qu'il s'est efforcé de prouver que cet usage avait eu lieu dans tous les siècles de Rome. Il se fonde principalement sur deux prétendus fragments de ces Actes qui lui furent communiqués par Beverland, qui les avait extraits des papiers d'Isaac Vossius. Le premier de ces morceaux avait déjà été publié par Pighius^ dans ses Annales^ sous l'an de Rome 585. Il le tenait de Susius, qui l'avait extrait des papiers de Louis Vives. Reinesius l'a aussi inséré dans son recueil d'inscriptions antiques^. C'est après eux que Dodwell l'a publié, en y ajoutant un autre fragment que Vossius avait Copié sur un manuscrit de Paul Petau. Ce dernier fragment est de l'an 691 de Rome. Dodwell, qui faisait un cas infini de ces morceaux, y a joint une savante dissertation où il s'efforce de prouver l'ancienneté de l'usage de dresser de pareils Actes à Rome, et peu s'en faut même qu'il ne le fasse anté-

Page 1