In Jul,, cap. XX
2. Appetid. Prœlect. Gambdey. — Vid. Grœv. ad Suelon., in JuK, cap. XX»
3* Clasi. IV, n. 8.
rieur à la fondation de Rome. Il suppose que c'était sur ces Actes que le grand pontife dressait ses Annales. Quelque vaste qu'ait été l'érudition de Dodwell, onpeut dire qu'il l'a étalée ici à pure perte, et qu'il n'a fait qu'embrouiller la matière en entassant citations sur citations sans peser les termes. Il ne pouvait se persuader que ces pièces fussent sftpposées, et il a fait tous les efforts imaginables pour lever les di£QeuItés qui rendaient leur authenticité très-problé^ matique.
Cependant, à bien examiner les choses, on ne peut citer personne qui ait vu l'original de ces Actes. Ceux qui les ont publiés ne les tenaient que de la seconde ou troisième main. Susius, qui communiqua un de ces morceaux à Pighius, l'avait extrait des papiers de Louis Vives. Bevcrland, de qui Dodwell tenait l'un et l'autre de ces fragments, les avait tirés des papiers de Yossius, qui lui-même n'avait fait que copier un manuscrit de Paul Petau. Personne n'en peut parler en témoin ocukire, et personne n'a vu Toriginal ; cependant Dodwell prétend que ces Actes étaient gravés sur des tables de marbre qui se gardaient au Capitole. C'est une pure supposition, et on voit bien que, quelque récent qu'eût été cet usage, on aurait bientôt eu un si prodigieux amas de ces tables de marbre, vu l'étendue que l'on donnait à ces Actes, que tout le Capitole n'aurait pu les contenir.
Mais, sans m'engager à réfuter Dodwell pied à pied, je me contente de remarquer que Reinesius, homme d^une profonde érudition, avait déjà- conçu des soupçons assez forts contre l'authenticité du premier de ces fragments, qu'il a inséré dans son recueil d'inscriptions. Mais un très-habile critique * vient de donner tant de preuves de la supposition de l'un et de l'autre de ces fragments, qu'on ne