‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 58 sur 227 · Dion. Halic, lib. III, p · texte numérisé non relu

Dion. Halic, lib. III, p

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Varron S entre autres, parle de Tables' des censeurs [TabuUe censoriœ), qui n'ont aucun rapport avec les Mémoires, dont il est question dans l'auïeur grec. Ces Tables des censeurs n'étaient qu'un recueil des formules dont les censeurs devaient se servir dans l'exercice de leurs charges, et elles contenaient les règles qu'ils devaient y observer. Il faut encore distinguer celles dont Cicéron fait mention ^, qui paraissent avoir été des registres que les censeurs tenaient des domaines et des revenus de la République. Il ne faut pas non plus confondre ces dernières avec celles dont le même Denys d'Halicarnasse parle ailleurs ^ et qui contenaient le nombre des citoyens, leurs facultés, leurs enfants, etc. que les censeurs avaient enregistrés dans le cens. Toutes ces pièces se gardaient dans les archives; au lieu que 1^ Mémoires des censeurs se conservaient dans les faniilles où quelqu'un avait été honoré de cette charge. Les Tables des censeurs (Tt[jLr)Ttxà ^^(k]i:^zcf) que je viens de citer, d'après Denys d'Halicarnasse, fort différentes de ces Mé^ moires, étaient de même nature que celles que Tite-Live ^ nous apprend avoir été gardées dans le temple de la Liberté.

Voilà donc quatre sortes de pièces qu'il faut avoir soin de ^e pas confondre. Celles du dernier genre instruisaient âi3 l'année en laqueU'ele cens s'était fait, et du nombre des citoyens qui avaient passé en revue devant les censeurs.

Quoique les anciens historiens omettent quelques lustres et quelquefois les noms des censeurs, ainsi que ce nombre des citoyens qui s'était trouvé dans chaque dénombrement, je serais assez porté à croire sur ce qui nous reste de ces revues générales des citoyens de Rome, que c'était un des

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