Fast., lib. VI, v
4. Dionys. Halicarn., 1|t. IV, p, 211. — Ùvius, lit). 1, cap. xli.
béiens, qui étaient exclus, au commencement, des principales dignités de TÉtat.
VI. Quoique les historiens ne parlent point de la postérité de Tullus Hostilius, troisième roi de Rome, la conformité de nom ne peut manquer de lui en faire troruver dans quelque famille romaine. La maison Hostilia, quoique plébéienne, s'étant vu élever au consulat, vers la fin du sixième siècle de Rome, crut qu'il lui convenait de se chercher quelque ancêtre illustre dans les temps les plus reculés. Le nom de Hostilius, qu'avait porté un roi de Rome, lui parut fort propre à favoriser la prétention qu'elle forma d'être issue de ce roi. Goltzius a publié une médaille* où d'un côté est représentée la tête de Tullus Hostilius ceinte d'un diadème. Derrière la tête, on lit : TULLus; sur le devant : L. HOSTlfiius MANGINus. Ce qui désigne assez clairement que cet Hostilius Mancinus voulait faire remonter l'origine de sa maison jusqu'au roi Tullus Hostilius. C'est ce qui paraît encore mieux par d'autres médailles de la môme famille^, qui portent le nom de L. Hostilius Saferna. Sur l'une on voit une tête hérissée, représentant la Peur; sur l'autre, une tête qui paraît représenter la Pâleur. On sait que Tullus Hostilius, dans la bataille où il vainquit ceux d'Albe, voua un temple à ces deux divinités, qui sans doute lui doivent leur apothéose. La maison Hostilia, en le reconnaissant pour la tige de son origine, a voulu en même temps signaler un des plus singuliers événements de son règne.
Vn. Une autre médaille, rapportée par Goltzius*, ferait croire qu'une famille qui portait le nom de TuUius préten-