Fulvius, Vaillant, Morell, in Gente hostilia
3. In Fast.y ad arin. DCLXXII. — Vaillant, in Génie Tnllia, ri. 2.
dait aussi, sur la conformité du nom, se donner le roi Servius Tullius pour père. Il y a bien de l'apparence que c'était avec assez peu de fondement, puisque les historiens *ne donnent point d'autre postérité à ce roi que deux filles, mariées aux deux Tarquins. La médaille dont il est question ici représente d'un côté la tête du roi Servius Tullius ceinte du diadème, avec cette légende : SERVIus DEGDLA ; au revers, un Romain qui conduit son cheval par la bride, et la légende M. Tullius M. F. On attribue cette médaille à M. Tullius Decula, dont elle porte les noms, et qui fut consul en Tan de Rome 672. Il a marqué au revers un chevalier romain qui ccmduit son chçval devant le censeur, en mémoire du cens et de la revue des chevaliers, institués par le roi Servius TuHius, comme nous avons vu sur les médailles précédentes faire allusion à divers événements des règaes des rois qu'elles représentent. L'histoire ne nous fournit aucune particularité sur ce M. Tullius. Il y a eu uae famille patricienne de ce nom, mais qui parait s'être bientôt éteinte; du moins n'a-t-elle fourni qu'un consul dans les premiers temps de la république. Celui dont je parlQ, était incontestablement plébéien, puisque son coliègue dans le consulat était patricien. Sa maison était différente aussi de celle don) était Cicéron, quoiqu'elles portassent le même nom de Tullius et qu'elles fussent l'une et l'autre plébéiennes, puisque Cicéron convient souvent qu'il est le premier de sa maison qui se soit vu élevé au consulat, et se moque de ceux qui aimaient à se forger de ces généalogies recherchées. «Comme si moi, dit-il, sur la conformité de c( nom, je me disais issu de ce M. Tullius qui fut consul c( dix ans après qu'on eut chassé les rois. » Tullius Decula va plus loin, et remonte même jusqu'à un roi de Rome.