Ibid., p
fin du sixième siècle, puisqu'il ne s'appliqua que tard à l'élude. Tite-Live qualifie Fabius Pictor* d'auteur extrêmement ancien, auctor longe antiquissimus^ quoiqu'il n'avait incontestablement écrit son Histoire que vers le milieu du sixième siècle. Aulu-Gelle cite souvent^ sous le nom de livres très-anciens [Annales antiqui^ Libri veterum memoriarum) des livres qui ne regardent que les guerres Puniques, et par conséquent moins anciens encore que Fabius. Cassius Hemina, historien qui, selon Censorin', vivait en l'an 607 de Rome, est qualifié par Pline* : vetustissimus auctor A nnalium. D'où il est naturel de conclure que les Romains qualifiaient du titre de très- ancien des auteurs assez modernes par rapport à eux , parce qu'ils étaient les plus anciens qu'ils eussent.
III. Nous avons le témoignage de Denys d'Halicarnasse, que je rapporterai dans le chapitre suivant, qui dit expressément que Fabius Pictor est le premier Romain qui se soit mêlé d'écrire l'histoire, et ce n'est que sur ce fondement qu'il le qualifie ^aXatéxaToç, comme Tite-Live l'a qualifié longe antiquissimus .
IV. Enfin, j'ai déjà détruit d'avance la supposition, que ce pourraient être les Annales des Pontifes^ puisque j'ai prouvé que ce qui pouvait en avoir existé avant la prise de Rome devait avoir péri dans le saccagement de celte ville. Il est vrai que depuis ce temps-là on en avait pu avoir, du moins pour la fin du quatrième siècle et pour le suivant ; mais comme les historiens, ne les citent jamais, et qu'on n'en retrouve aucune trace dans les auteurs anciens, il y a