‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 85 sur 227 · Lib. IV, p · texte numérisé non relu

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en avaient voulu parler, ou n'en avait rien dit que de fabuleux. Il y a du moins beaucoup d'apparence* qu'ayant suivi, sur un fait aussi important que l'est la fondation de Rome, un auteur aussi peu connu que Dioclès le Péparéthien, il avait adopté bien d'autres fables qu'il avait trouvées dans les auteurs que Denys d'Halicarnasse nomme, et qui assurément valent bien ce Dioclès.

Encore peut-on dire que Denys d'Halicarnasse est favorable à Fabius Pictor, dans le jugement qu'il en porte; car, en marquant peu d'estime pour ce que cet auteur a écrit sur les premiers siècles de Rome, il ne laisse pas de louer ce qu'il avait écrit sur le temps où il a vécu et où il a eu part aux affaires. Mais si nous nous en rapportons à cet égard à Polybe, on doit encore lui refuser cette louange. Personne n'était mieux en état d'en juger que cet habile historien, qui a vécu peu après ces temps-là, et a mis toute son application à s'instruire avec exactitude de tous les événements de la seconde guerre Punique, à laquelle Fabius avait assisté, et dont il avait écrit VHistoire, C'était même cette seule partie de son Histoire sur laquelle on put faire quelque fond, selon le jugement de Denys d'Halicarnasse, que j'ai rapporté ci-dessus. Cependant Polybe en juge d'une manière bien différente^.

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