Ad Eusrbii Chrotiol.. MDCXXV, p
I6fi INCERTITUDE DES PREMIERS SIÈCLES
queCasaubon cl Dodwcll avaient commis Ja même faute; et on peut y ajouter Samuel Petit. Le premier, dans la chronologie qu'il a ajoutée à son édition de Polybe, n’a aucun égard au sentiment de l’auteur qu’il commente, et met la prise de Rome sous l'an quatrième de la XCYIP olympiade; quoique, dans ses notes sur ce passage de Polybe, il ait confirmé ce que disait son auteur du témoignage de tous les auteurs que je viens d’alléguer, sans donner à connaître qu’il y eût le moindre sujet de révoquer leur témoignage en doute. Dodwell 1 croit que la chronologie de Polybe diffère d’un an de celle de Caton; mais je la crois plutôt la même. Ce qui a fait croire qu’elle en était différente, c’est la faute que Denys d’Halicarnasse a commise dans son calcul. Car, ayant assigné la prise de Rome à l'an second de la XCVIII* olympiade, qui , selon lui, doit concourir avec l’an 365 de Rome, il s’ensuivrait aussi que Rome a été fondée l’an second de la VII e olympiade, et non l’an premier de la même olympiade, comme il le dit. Ce qui a été cause que Scaliger et Dodwell ne se sont pas aperçus de la bévue de Denys d'IIalicarnasse, c’est la bévue qu’ils ont commise eux-mêmes, en expliquant mal cet auteur et croyant qu’il rapportait la prise de Rome à l’an premier de la XCVIII* olympiade, au lieu que c’est à cette année qu'il rapporte l’invasion des Gaulois dans la Toscane, qui précède d’un an la prise de Rome. Il s’ensuit donc que Polybe place la prise de Rome sous la même année que Denys d’Halicarnasse ; et que, si ce dernier n’avait eu une erreur d'un an dans son calcul, il aurait placé la fondation de Rome sous la môme année que Polybe.
Quoi qu’il en soit de cette bévue de Denys d’Halicarnasse, il reste toujours sûr que, dans les quatre premiers siècles de