In Romulo, p. 34, II
geait qu'à faire de nouvelles conquêtes, renonçât avec tant de facilité à un héritage qui était si fort à sa bienséance? Peut-on croire qu’uniquemcnt occupé à étendre ses frontières par les armes, il ait .consenti d’un autre côté à les borner en renonçant aux droits qu'il avait sur un royaume qu’il pouvait posséder au plus juste titre?
On trouve à peu près les mômes contrariétés sur le nombre des sénateurs qu’il y avait à la mort de Romulus. On convient à la vérité, assez généralement, que d'abord il en établit cent. Selon Tite-Live ', ce nombre était encore le môme du temps de l’interrègne. Cependant Plutarque nous apprend 2 qu’après le traité qui unit en un seul corps les Romains et lesSabins, on en ajouta un égal nombre de ces derniers, de sorte que le sénat fut composé de deux cents membres. Dcnysd'Halicarnasse dit aussi 3 que c’était le sentiment de la plupart des auteurs, quoiqu’il y en eût quelques-uns qui disaient qu’on n’en avait augmenté le nombre que de cinquante ; mais il est pour le nombre de cent, comme cela se voit peu après 4 . Au contraire, on a lieu d'être surpris de voir que Plutarque, qui a fixé à deux cents le nombre des sénateurs et n’a fait aucune mention de l’opinion de ceux qui disent qu’on n'en avait ajouté que cinquante, fixe leur nombre à cent cinquante, au commencement de la Vie de Numa *, en parlant de l’interrègne. Mais peut-être cette faute doit-elle être attribuée aux copistes, comme l'a déjà remarqué Xylandre.
Le nombre des sénateurs se trouvant donc différent, suivant ces trois auteurs, lors de l’interrègne, il vaut la peine