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DE L’HISTOIRF, ROMAINE.
créa d'abord cinq tribuns, sans faire mention qu’il y eut la moindre variation là-dessus. Il passe de même sous silence l’opinion de Pison et de divers auteurs qui n’en mettaient d’abord que deux, cl qui croyaient que leur nombre n'avait été augmenté jusqu’à cinq que plus da vingt ans après. Il rapporte de même les noms des cinq premiers tribuns du peuple, comme s’il n’y avait pas eu la moindre variation entre les auteurs sur ce point, bien que nous voyions par Tite-Live qu’on ne convenait guère mieux sur leurs noms que sur leur nombre. Ce critique, en cette occasion, comme en plusieurs autres, ne remplit .pas l’idée qu’il veut nous donner de son exactitude. Il aurait au moins dû nous avertir qu'on ne convenait pas là-dessus, ou nous instruire des raisons qui lui faisaient préférer son opinion aux autres, et il ne devait pas nous donner comme certain et avéré ce qui était encore sujet à bien des difficultés!
Je ne dois pas cependant passer outre, sans faire remarquer le profond silence que Tite-Live garde sur ccL. Junius Brutus, ou Paterculus, que le grand nombre d’auteurs s’accordent à mettre au rang des premiers tribuns du peuple, et qui fait une si belle figure dans l’histoire de Denys d’Halicarnasse, comme le principal auteur de la sédition. Tite-Live ne nous dit rien non plus de la création des édiles plébéiens; magistrats qui étaient choisis d’entre les plébéiens, et que le peuple obtint en même temps que les tribuns, comme nous l’apprenons de Denys d'Halicarnasse 1 et d’Aulu-Geile 2 . Tite-Live, à la vérité, en fait mention 3 comme d’une charge déjà établie du temps des décemvirs, mais on n’y trouve rien qui puisse faire juger de l’époque de leur institution.
Ceux qui voudront s'instruire plus à plein des dilîé-