‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siécles de l'historie romaineChapitre 168 sur 222 · In Cicer. Oral, pro C. Comelio · texte numérisé non relu

In Cicer. Oral, pro C. Comelio

3. Tum prlmum tributls comitiis creati tribuni sunt; numéro etiam additos très perinde ac duo ante fuerint Piso auctor est. Livius, lib. lt, cap. Lvitt.

du peuple jusqu’en l’an 283 de Rome, mais qu’alorsle peuple obtint en môme temps, et que ces magistrats seraient créés dans les comices des tribus et que leur nombre serait augmenté jusqu’à cinq. C'élail aussi cette opinion que Plutarque avait suivie 1 , puisqu’il ne parle que de deux tribuns du peuple. Il est surprenant que les savantsqui ont eu soin de corriger les ouvrages de Cicéron, aient tous laissé le nombre de dix dans le texte, quoiqu’on voie par Asconius que c’est une faute et qu’il est pour le nombre de deux. Suidas dit aussi que les tribuns du peuple ne furent que deux dans leur origine. Mais le jurisconsulte Pomponius 2 est pour le nombre de trois , opinion qui parait aussi avoir eu ses partisans, puisque nous voyons qu’Ausone met le même nombre 3 .

Denys d’Halicarnasse 4 rapporte avec beaucoup d’étendue la sédition au moyen de laquelle le peuple vint à bout d’obtenir des magistrats particuliers. Le détail où il entre ferait croire qu’il ne lui a pu échapper aucune des particularités qui concernent leur création; cependant il ne s’accorde entièrement avec aucun des auteurs que je viens de citer. Nous avons vu que de ceux qui croyaient que d’abord on avait créé cinq tribuns du peuple, les uns tenaient qu’on s’était réglé pour cela sur le nombre de classes dans lesquelles se divisait le peuple romain, et que de chacune de ces classes on avait tiré un tribun; les autres, que le peuple n’ayant créé d’abord que deux tribuns, ceux-ci s’étaient eux-mêmes choisis trois collègues. On ne voit rien de tout cela dans cet historien. Il dit simplement que le peuple

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