‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siécles de l'historie romaineChapitre 190 sur 222 · I . Llb. VI, cap. IX · texte numérisé non relu

I . Llb. VI, cap. IX

« douter; mais, pour moi, j’ai suivi une opinion presque « générale »

Alticus, étant entré dans l’examen de ce qui se disait sur ce sujet, avait apparemment trouvé qu'il n’y avait rien de plus incertain que cette divulgation des Fastes eFdes Formules par Flavius. Nous ne pouvons pas dcvinpr les raisons que ce savant homme avait de rejeter ce fait; mais nous devons juger qu’il était bon juge dans ces matières, et que Cicéron défère lui-méme à son jugement. Qui sait si tone des raisons qui lui faisaient révoquer en doute la vérité de ce fait n’était pas le silence que Pison Frugi, historien assez ancien, gardait là-dessus? Car, dans le fragment de cet historien qu’Aulu-Gellc nous a conservé I. 2 , où cette histoire de Flavius se trouve rapportée, il n’est point du tout fait mention de la publication des Fastes et des Formules, circonstances trop importantes pour qu’on puisse croire qu’AuIu- Gelle les eût retranchées, s’il les avait trouvées dans cet historien. Nous voyons cependant qu’on a fait peu d’attention au jugement d’Atticus, et que tous les auteurs, tant anciens que modernes, qui ont eu occasion de parler de ce Flavius, ont continué de lui attribuer la divulgation des Fastes et des Formules comme une chose certaine et avérée.

II. Je passe à l’histoire de Papirius, qui fut surnommé Prætextatus à cause des marques de prudence et de discrétion qu’il donna dans une grande jeunesse. Voici comme la chose se trouve racontée par Aulu-Gellc 3 et Macrohe*. An-

I. Nec vero paucl sunt auctorcs, Cn. Flavium acribam Faslos prolu-

liase, aclloncsque composuissc Nam illud de Flavio et Fastis, ai sema

est, commune erratum est : et tu belle nirof w»«î, et nos publiram prope opinloncm sccuti sumus. Ole. ad Allie., Ilb. VI, epistol. i.

î. I.lb. VI, cap. ix.

a. Mb. I, cap. xxiu.

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