‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siécles de l'historie romaineChapitre 207 sur 222 · Lib. XXIX . cap. i · texte numérisé non relu

Lib. XXIX . cap. i

Seconde preuve iju'il u'entend pas le français.

Troisième preuve.

« été le premier historien. » Il me parait que cela est bien clair, et que, s’il avait entendu le français, il ne m’aurait pas tournéen ridicule* pour avoir dit qu’Hérodote était le plus ancien historien grec. Il nous aurait épargné ce beau commentaire, et tout cet étalage d’érudition qu'il est facile de ramasser sur des matières si rebattues, et qu'il prodigue ici à pure perte, pour me prouver que la Grèce a produit des historiens avant Hérodote.

Si mon censeur avait entendu le français, m’aurait-il accusé 2 de confondre les livres des Pontifes avec leurs Annales, comme il le fait? J’ai employé cinq ou six pages à parler des premiers, après quoi je m’exprime ainsi*: « Quoi « qu’il en soit de la vérité ou de la supposition de ces livres,

« ilsnesonl pas d’une si grande importance à mon sujet, que « ceux qu'on nomme Annales des Pontifes, ou Grandes An- « nales. » Après quoi j’emploie le reste du chapitre à traiter de ces dernières. On voit clairement que c'est mon critique qui est cause que tons les raisonnements portent en l’air. J’en ajoute une troisième preuve qui n’est pas moins claire.

J’ai employé mon X e chapitre à donner le caractère de l’historien Fabius Pictor. Je divise son ouvrage en deux parties, dont la première comprend les cinq premiers siècles de Rome. Denys d’Halicarnasse dit que cet ouvrage était fort succinct, et qu’il y régnait aussi peu d’exactitude que de jugement. La seconde partie regarde les guerres Puniques, et Polybe en fait fort peu de cas. De là je conclus que l’ouvrage de Fabius formait un tout assez mauvais. Sur cela mon censeur se récrie ainsi 4 :

Quis denuo tibi jus dédit , a b reram Atmibalicarum

Page 1