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DE L’HISTOIKB ROMAINE.
cru Hérodote le plus ancien historien, de me renvoyer à Vossius ou à Fabricius, ou à quelque autre, sans aller répéter ce qu’ils ont dit avant lui?
Qu'est-ce encore que ce beau catalogue d'anciens historiens, dont il nous régale ailleurs'. Était-il fort dillicilc de rassembler ces morceaux en pillant encore Vossius, Hanckiuset divers autres auteurs assez connus? Tout ce qu'il nous dit là, on le savait déjà, ou il était facile de s'en instruire, sans qu'il se donnât la peine de le transcrire. Car il reste toujours également certain, après tout ce qu’il a pu dire, que le plus ancien historien romain n’est que du milieu du sixième siècle de Rome, que les Grecs qui ont parlé des Romains ne l’ont précédé que de fort peu, et qu’on ne pouvait faire de fond sur leurs relations. Or, ne faire que répéter ce qui a été dit cent fois, sans y ajouter rien de nouveau, c’est ce qui me parait un plagiat dans les formes.
Maisenlin, le sieur Christophorus Saxius avait envie de m’accabler d’un gros in-octavo. Il a cru qu’en citant à tort et à travers, en pillant de tous côtés, en s’enveloppant d’un style diffus et obscur, il ferait aisément passer ses paradoxes; il acruque, poursefaireadmirer, il fallait Ôlrc inintelligible et singulier dans ses idées ; il a cru qu’en affectant de me traiter d’ignorant, il pourrait faire passer les petits traits de mauvaise foi qu’il employait contre moi, et qu’on s'apercevrait d’autant moins de son ignorance et de ses larcins, qu’il criait à l'ignorant et au voleur contre moi. Je n’ai pas dessein d’entrer dans un plus grand détail. « Qu’il s'applaudisse tant qu’il voudra, qu'il se croie bien '< habile, j’y consens; mais il n’était pas d’un honnête « homme » d’inventer des faussetés contre un autre, uni-