Lib. IV, cap. v
5. Provucaliouein ail populnm ctiain a repliais fuisse, iü lia iu Ponliltrabbtif libris aliqui pitlanl, el Keneslella. Epist. CVIII.
DK L'HISTOIRE ROMAINE.
Servius nous décrivent, niais est fort au-dessous de l’idée qu'ils nous en donnent. Il ne sert, au contraire, qu'à confirmer ce que Tite-I.ive, Clodius et Plutarque nous disent delà perte de l'un, et à prouver la supposition de l'autre, que les pontifes auront substitué au premier.
IV. Il faut surtout nous tenir en garde contre ceux qui voudraient nous faire croire que, toutes les fois que Cicéron ou quelque autre auteur cite des Annales simplement et sans rien ajouter qui détermine, il faut entendre par là les Annales des Pontifes. Ils ont recours à cette supposition, pour nous persuader, que ce qui existait de ces Annales remontait fort au delà de la prise de Rome par les Gaulois, et qu’on les trouve citées sur divers faits antérieurs à cette époque. Mais ils avancent cela sans la moindre preuve, car on sait que tous les premiers historiens ont donné ce titre d'Annales à leurs ouvrages, et que c’était en général sous ce nom qu’on désignait l'histoire. Nous n'avons donc aucune raison de croire que lorsque Cicéron donne pour garants des faits qu'il rapporte 1 Annalium monumenta , il ait voulu désigner par là les Annales des Pontifes , plutél que tant d'autres hisloiresqui portaient ce même titre. Au contraire, il est aisé de remarquer que tous les auteurs ont soin, toutes les fois qu'ils les citent, d’y joindre les épithètes qui les distinguent, Annales Maximi ou Pontificum Commentarii, etc. Il faut encore moins s’en rapporter à quelques, modernes, qui s’imaginent que toutes les fois que les auteurs citent de fort anciennes histoires 2 , des livres d’une grande antiquité, il faut entendre par là les .1 n unies des Pontifes, ou des mémoires d’auteurs contemporains. Je prouverai
1. Dr Finib., lili. Il, cap. xxi. — De Divinai.. lib. I, cap. XW et um.