Annales r eluslissimi, anliqttissimi, etc
ci dessous qu'il ne faut entendre par là que des ouvrages du sixième siècle de llome, el qu’au commencement du huitième siècle de Rome on qualifiait souvent de très-anciens des écrits dont les auteurs n’avaient même fleuri que tout à la fin du sixième siècle.
Y. Comme tout ce que j’ai dit jusqu’ici tend à prouver qu’on ne peut pas inférer des paroles de Cicéron et de Senius qu’il existât de leur temps en entier un ouvrage tel qu’ils nous décrivent les Annales des Pontifes, j’ajouterai, pour éclaircir encore davantage toute cette matière, que nous n'en pouvons pas même conclure que, depuis le premier établissement de cet usage, les pontifes aient eu soin, chaque année, de rédiger par écrit ces Annales. Cicéron fait remonter cet usage jusqu’aux premiers temps de Home, ab initio rerum. Peut-être ne veut-il désigner par là que le règne de Numa, et encore serait-ce en faire remonter l’origine assez haut. C'était, en effet, à ce prince que les Romains attribuaient l’établissement de quantité d’usages qui avaient lieu à Home. Il n’en faut pas conclure qu’ils eussent de meilleurs mémoires sur ce qui concernait son règne , que sur ceux des autres rois et sur les commencements de la république. Au contraire, comme ils ignoraient entièrement l'origine de plusieurs coutumes, lois et cérémonies religieuses, la seule ressource à laquelle leur ignorance leur permît de recourir était d’en attribuer rétablissement à Numa. C’est Scaliger qui fait cette remarque 1 . Mais enfin, ceux qui voudront que Numa ail été l’auteur de cette coutume, ou même la faire remonter jusqu'à Romulus, pourront encore fortifier leur cause du témoignage de Vopiscus, qui en fait remonter l'origine fort haut 2 . Quod post