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DE [/HISTOIRE ROMAINE
peut, sans un extrême entêtement, refuser de se rendre à ses raisons. "Un savant anglais 1 , en embrassant son sentiment, vient d’y ajouter encore une nouvelle preuve de la supposition du dernier de ces fragments.
11 ne s'agit pas de prouver de quelle utilité de pareils journaux auraient pu être. On conçoit assez qu’avec un pareil secours il aurait été très-facile aux historiens de s’assurer de tous les faits et d’en fixer les dates. On peut même dire qu’ils avaient une histoire toute formée, à laquelle il ne s’agissait que d’y donner le tour et d’en orner le style. Si les historiens romains avaient trouvé de pareils secours, il y a bien de l’apparence qu’ils en auraient averti leurs lecteurs et que nous trouverions souvent ces Actes cités dans leurs écrits. D'ailleurs, ce que j’ai établi dans les chapitres précédents montre assez que cet usage doit avoir été assez moderne à Rome. Puisque dans le cinquième siècle de Rome on faisait peu d’usage de l’écriture, y a-t-il la moindre apparence qu’on y ait dressé des journaux aussi exacts et aussi circonstanciés que ceux dont on veut qu’il nous reste encore des fragments? Si, dans ce siècle, l'ignorance où ils étaient encore ne leur permettait pas de dresser les inscriptions les plus simples, à plus forte raison ne leur permettait-elle pas de tenir des registres aussi détaillés de tout ce qui se passait à Rome, et de ce qui se traitait dans le sénat.
Rien ne nous empêche donc de nous rendre au témoignage de Suétone , qui nous apprend que César est celui auquel on doit l’établissement de cet usage; usage qui, par conséquent, ne remonte pas fort haut. Il est vrai que jusqu’ici on s’en est peu rapporté au témoignage de cet historien, mais c’était dans la supposition que le premier des