Fulvius. — Vaillant . — Morell, uhi supra
poignard dans le sein de Jules César. C’était un des artifices que Cicéron et Atlicus avaient mis en œuvre pour exciter ce jeune courage à entreprendre une action aussi hardie. Cicéron s’exprima bien clairement là-dessus 1 dès qu'il put le faire sans danger. C’est dans sa seconde Philippique qu'il dit : « Si nous n’avions pu trouver personne qui eût « voulu entreprendre de délivrer la patrie de l’oppression, « j’y exciterais les deux Brutus, qui ont tous les jours « devant leurs yeux l’image de Lucius Brutus, et desquels « l'un y a, de plus, celle d’Ahala. » Il y avait sans doute moins de bonne foi que d’artifice dans cette conduite de Cicéron; mais, quoi qu’il en soit, il réveilla le zèle des deux Brutus, qui crurent sans doute qu’ils ne pouvaient mieux vérifier une origine si illustre qu'en assassinant César. Aux médailles que j'ai rapportées, et qui marquent combien Brutus était entété de celte origine, j’en ajoute une autre, qui a été publiée par Vaillant 2 . D’un côté, on voit la tête de L. Brutus dans une couronne de chêne, et autour celte légende : L. BRUTUS PRIM. COS. L. Brutus premici' consul. Au revers, la tête de M. Brutus, aussi dans une couronne de chêne, avec la légende : M. BRUTUS IMF. COSTA LEGATL’S. M. Brutus imperator, Costa son lieutenant. Il est évident , par les raisons que j’ai alléguées d'abord, que Brutus ne pouvait descendre de cet ancien Brutus; ce n’était donc que par vanité qu'il le soutenait, ou peut-être par les mêmes raisons de politique qui portèrent Cicéron et Atlicus à Haller leur ami et à donner cours à cette opinion. En voilà assez sur la maison Junienne; je passe à celle des Mucius.
1 . Eleiiiui ai auclorca ail libcruiulam palriam ileslderairntur , Brulon ego iuipellerem , quorum uterque L. Ilruli iuiagineui quutldie vidcrel, aller eli&m Ahalæ. — Cicero, Philipp. Il , cap. II.