VIII. De cette façon, on trouvera de« descendants à tous
les rois de Rome. Il est bien juste que Romulns ait aussi sa postérité, car les Tarquins n’entrent point en ligne de compte. Leur nom était si odieux à Rome, que Collatin, à cause de ce nom seul, fut obligé de s’exiler. Ainsi personne n’aurait osé se faire honneur d’une pareille origine. £o!tzius produit une médaille d’un P. Sulpicins Ouirinns' où au revers est représentée une louve qui allaite deux enfants, faisant allusion à Remus et à Romulus. Il y a eu deux Romains de ce nom, dont l’un fut consul subrogé en 717 de Rome, et l’autre en 741. Sur la conformité de nom, ils auront voulu se dire issus de Romulus qui, après son apothéose, fut nommé Quirinus, ou du moins marquer que leur famille était plus ancienne que Rome même. Pour juger s’ils étaient fondés dans leurs prétentions, il suffit d'entendre Tacite 1 2 , qui, en rapportant la mort du dernier, ajoute à ce sujet : « Ce Sulpicius n’appartenait point du « tout à l’ancienne famille des Sulpices, qui était palri- « cienne; pour lui, il était originaire de Lanuvium, ville « municipale. »
IX. Il v a quelque apparence, du moins à en juger par les médailles, que la famille Memmia formait les mêmes prétentions que ce Sulpicius Qnirinns et voulait rapporter son origine h Romulus : deux médailles qui se trouvent dans le trésor de Morell 3 , et dont l’une a été renouvelée par l’empereur Trajan, le feraient croire. On y voit la tête de Ouirinus ou de Romulus et la légende C. MEMMIus Caii Filius. QUIRINUS. Soit que ce Memmius ait eu, en effet, le surnom de Quirinus et que sur ce légpr fondement il ait