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DISSERTATION sur le CANON DE BRONZE trouvéen 1826 sarnn banc de sable, au devant dela paroisse Champlain, et déposé par Mr. Rosenr Woop au Musée de Mr. Chasseur, à Québec.
JE divise cette Dissertationen deux parties. Dans lapremière j’entreprends de prouver que Jacques Cartier n’a pas fait naufrage sur la roche de Jacques Cartier. Dans la seconde je conjecture que ce canon a appartenu à Vérazani
Mr. Neiïlson, dans sa Gazette de Québec du 23 Avril 1327, annonce que Mr. Chasseur a dans son Musée un canon de bronze d’ize forme extraordinaire, qui a été trouvé, l’automne 1826, à l'embouchure de la rivière Jacques Cartier. Charlevoix ayant dit que c’était, dans le pays, une tradition que Jacques Cartier avait perdu un de ses vaisséaux en cet endroit, on «1 a conclu que ce canon avait appartenu à ce vaisseau. L'inscription gravée depui: sur ce canon l'explique ainsi. Observons d’abord que ce n’est pas à la riviè:s Jacques Cartier que ce canon a été trouvé. Mr. Colin Campbell, qui en a fait présent à Mr. Wood, informa Mr. Chassenr le 28 juillet 1828, que c'était sur un banc de sable, vis-à-vis de la paroisse Champlain, qu'il avait trouvé cette pièce. Ce canon peut être un grand témoin; nous l’interrogerons. Commençons par en faire la déscription.
CETTE pièce a une ouverture à la partie supérieure de la culasse, dans laquelle on place une chambre mobile, destinée à contenir la charge. Cette chambre est fixée par une cheville de fer ; l’âme ou l’onverture dti canon a trois pouces de diamètre ; l'ouverture de la chambre mobile, ou du cylindre destiné à contenir la charge, est d’un pouce et demi ; la longueur de la rièce est de trois pieds quatre pouces et demi; la longueur du levier en fer, placé à la culasse, au lieu du bouton, pour pointer la pièce, est de dix pouces trois quarts mesurc française. Ce canon est fixé sur une chandelle qui se divise en deux branches comme sont en général les pierriers ; le fer en est profondément rongé par la rouille. Cette pièce est d’un très beau métal, mais ellé est si irrégulièrement formée, en comparaison des canons de bronze que nous voyons de nos jours, qu’il parait évident qu’elle appattieut à l’enfance de l’art
de la fonderie des canons.
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