SOUTENUE LE 23 JUILLET
La commission de l'imprimerie royale n'a permis rTimprimer ce travail que sous le titre de Dissertation.
Voyez sur cette thèse un article de M. Raynouard , Journal des Savans, juillet i832; quatre articles de M. Saint-Marc -Girardin dans le Journal des Débats, et enfin VExamen critique de la Dissertation sur le roman de Roncevaux , ^Kv Francisque Michel , hroch. in-8*» chez Sylvestre.
Fautes d^impression.
La nécessité d'ayoir tous les exemplaires à une époque trpp rapprochée, a empêché de mettre k la correction des épreuves tout le temps et tout le soin qu'exige la publication si difficile des textes du môyen-fige.
Page 5,
note
coi, lisez coglL
vers
fut, 1. fu.
grand, l. grant.
serroit, 1. seroit.
fit, 1. fist.
oliviers, 1. Oliviers.
ot, 1. or.
ôtez le point à la fin du vers*
K brant, 1. le brant»
fut, 1. fusU
Sa,
haubercs, 1. haubers.
mi, L m'i.
ôlesB la vilenie du milieu.
épée» L épieu.
dus, 1. duc.
mort, 1. morz.
montrez, U monstrez.
ôtez le point du milieu.
cantait, 1. cantout.
allait, I. allout.
itttç-fùifetsa/j I. ^tao'xtvtùçaL
honora, 1. honra.
^^^ 79^ ^^^ 7» li^* 7» Alfonso, 1. Afon«o {sic). 99» terS' i^> noire, L no^tre.
Coirectians.
Page 4a ^> 3| QuiltCm plagne, signifie ftt*cY ne te raie» mot à mot , f tt^7 ne l* aplanisse ^ et non pas ^aî ne j'en /amente.
Page 7, V. a. Feranz vient de /èr> et signifre couleur de fer, et non pas piquant. Exemple :
Et montent es dievax.ferraus et pamellBz*
(Ren. de Mont. bibl. roy« man. 7186, 3, P 2, r^. )
Page 48 * ▼• dernier , la geste Jupin. Cette expression singulière Q*est pas une erreur de copiste» car je l'ai retrouvée à plusieurs reprises dans le roman d'Oger le Danois.
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Notes additionniMes.
Je copie un passage important de l'Exaâàra^criti^ue de la Dissertation sur le roman de Honcévaux.
t J'aurais voulu que M. Monin nous dit qu'il existe dans la bibliothèque Bodléienne, sous le n® i6«49 un ancien roman manttscrit , en vers français de dix sylla|>es.
« Ce roman » dit Tyrwhitt (i) , qui n'a pa& de titre » dans le manuscrit^ pourrait être une plus ancienne » copie de celui que Ducange cite si fréquemment , sous » le titre de Roman de Boncevaux. L'auteur s'appelait » Turold , comme il appert d'après le dernier vers :
«Ci fait le geste que Turold declinet. v
» Il n'est mentionné par aucun des écrivains de l'histoire » de ta littérature française que j'ai vus. »
« En outre ^ M. Monin eût pu nous apprendre que la bataille de Roncevaux est le sujet d'un poème composé en allemand, en 1 173-1 177,, parle Pfaff Konrad,, dont un fragment est imprimé dans le Thésaurus antiquitatum ieutonicarum de Jean Schilter. Ulmœ^ sutnptibus Damelis BarthoUrnuBi, tome II» MDdCXVII in-f"; que Stricker a aussi composé un poème sur le même sujet dans la première moitié du treizième siècle » poème qui se trouve encore dans la collection de Schilter. »
J'ajouterai qu'il existe à la bibliothèque d'Heidelberg un manuscrit complet de l'ouvrage du moine Konrad.
Toutce que j'ai lu de ces deux romans allemands est une traduction assez libre , mais cependant exacte de notre chanson de Roncevaux. Ainsi , cette chanson dQ ^estc , ayant été traduite par un étranger dans le douzième siècle , a dû nécessairement avoir été écrite à peu près telle que nous
(i) Canterbufj taies o/Chancer. Oxford, at the Glarendok» press, 1798, in-8% tom, II, p. 483.
( 5) la possédons 9 au plus tard dans la première moitié de ce
même
siècle.
Quant à Turold» Fauteur » ou plutôt l'arrangeur de cette chanson ( ou peut - être seulement d'uae de ses rédactions ) , on peut remarquer qu'il n'est pas commun de voir les chansons de geste des douze pairs » accompagnées d'un nom d'auteur , si ce n'est les plus modernes. Néanmoins , il se peut que ce manuscrit anglais soit en effet plus ancien que ceux de ta bibliothèque royale.
« Charlemagne ne peut avoir d'autres ennemis que les » Sarrasins , « est - il dit , p. 85 de la Dissertation sur le roman de Roncevaux. Cependant la tradition n'avait pas entièrement oublié les grandes invasions des Barbares du nord , ni entre autres la lutte héroïque de Witikind contre Charlemagne. Il existe sur le chef des Saxons» un roman fort curieux de Jean Bordiel (i) (sans doute le même que Jean Bodel d'Arras, contemporain de saint Louis, et auteur d'un roman de Roncevaux en vers alexandrins ). Jean Bordiel nous apprend positivement dans son début , que Witikind de Saxe , qu'il appelle
(i) Bibl. roy. Manuscrits. No 2729. Lavall. 78.
(6) Guiteclin de Sassoigne , était chanté par te6 jongleurs :
Cil bastart jngleor qui Yont par ees-yiliaus A c€s grandes vieki andepetiez , fdijattx, Chantent de Gnitedin li cômpianx seijaos* Mas cil qui plus en aet en éM eoml» jnmax, Car ils ne tavent mie les ridies "vers nouTiaui, ni la ehançon rimée que fist Johan Bordians (i ).
Mais dans le roman de Bordiel, et probablement dans les chants populaires qui Font précédé, Guiteclin est devenu un ror sarrasin , très - zélé pour la religion de Mahomet , et allié des rois d'Hyrcanie , de Nubie et de Perse.
On retrouve le principal fait historique de la vie d'Autcharlus ou Oggerius, dans le roman d*Ogier par Raimbert (bibliothèque royale, n^ ^729 ^^ 7608)» l boins Danois Ogier de la tradition épique , va se joiudre à Désijer ( Desiderius , Didier ) > roi des Lombards , pour faire la guerre à Gharlemagne ; puis il se réconcilie
(i) Ces vers présentent beaucoup d*ofascunté, et ont été peut-être altérés par le copiste, mais le sens général n'est point douteux.
( 7 ) avec soa suzerain. Quoique la véarité histeriijae 9oil presque toujours étrangement défigurée dans cette cban^ «on p comme dans toutes les autres » on voit cependfint que j'ai eu tort d'exprimer un doute sur Fidentité d'Autcharius avec l'Ogier des chansons carlovingiennes.
Une histoire complète de cette tradition d'Ogier le Danois , si répandue dans toute l'Europe, et composée , à ce qu'il semble , de tant d'élémens divers» ne serait point impossible à composer, et serait à la fois curieuse et importante.
Ajoutez aux romances espagnoles du cycle carlovingien, citées dans la note III p. 1 1 5, la belle romance du marquis de Mantoue , qui était encore populaire en Espagne à la fin du seizième siècle , conmie on le voit par un passage de Don Quichotte. Cette romance n'est rien autre chose que le commencement de la deuxième branche du roman d'Ogier. Dans le vieux roman , Baudewinet , fils d'Ogier le Danois , est tué par Chariot, fils aîné de l'empereur ; dans la romance, Baldovinos^ fils du roi àeDade , assassiné en trahison par Carlotto , est rencontré gisant sur le grand chemin par son oncle Danes Urgel , marquis de Mantoue.
Il existe aussi une romance espagnole fort belle dans sa naïve simplicité sur la douleur de dona Aida ( Aude