ANALOGIES DE PHÉNOMÈNES
C’est un point difficile et important que de reconnaître l’analogie de phénomènes, ou d’effets produits parles organes des êtres vivants et entre des corps inertes; la difficulté naît principalement de ce que les conditions sous lesquelles les corps qui se rencontrent et peuvent réagir les uns sur les autres , sont peu connues. Au premier aperçu, les résultats semblent tellement différents qu’on a été jusqu’à soutenir qu’ils étaient opposés, et que la vie n’était autre chose qu’une lutte perpétuelle de l’organisation contre l’influence des lois qui régissent la matière morte. Nous pensons qu’en analysant avec plus de soins et d’attention, qu’on ne l’a fait jusqu’ici, les phénomènes et les produits
matériels des organes vivants, on parviendra à constater que l’organisation et les forces nouvelles qui s’y développent, n’ont d’autre influence que de mettre les matières inertes dans des rapports tels, qu’en vertu des lois ordinaires qui régissent cette matière, des phénomènes soient produits qui n’auraient jamais pu l’être hors de l’organisation et faute de ces rapports spéciaux.
Quoi qu’il en soit, un grand nombre de faits se prêtent déjà à des comparaisons utiles, et c’est un des premiers devoirs du physicien-physiologiste que d étendre aussi loin que possible 1 explication des phénomènes de la vie par l’influence des lois générales delà nature, puisque l’ensemble des explications de cet ordre obtenues jusqu’ici’, constitue en réalité la seule physiologie positive.
OBSERFATIONS.
On a dû remarquer que dans ces généralités, nous avons suivi la méthode synthétique, au lieu de la méthode analytique plus souvent employée dans les livres et l’enseignement des sciences*, nous pensons en effet que cette marche est certainement plus avantageuse dans l’enseignement élémentaire, qui ne doit présenter les faits que comme des déductions de principes et de lois générales, en ne plaçant les méthodes de découverte et les exceptions qu’en seconde ligne et comme observations.
Nos généralités indiquant suffisamment l’ordre à suivre dans l’enseignement de la science, nous renvoyons au livre que nous avons publié sur la matière, pour les détails de cet ordre, et sur-tout pour déterminer le degré d’importance et l’étendue des développements que l’on doit donner à chaque partie de la science, quand on a pour objet spécial l’instruction des élèves en médecine.