‹ Dissertation sur les généralités de la physique et sur le plan à suivre dans l'enseignement de cette science, présentée au concours pour la chaire de physique médicale de la faculté de médecine de ParisChapitre 8 sur 12 · GALVANISME · texte numérisé non relu

GALVANISME

Si deux métaux viennent à se toucher, et que les organes encore sensibles d’un animal récemment mort soient mis dans un rapport convenable avec ces deux métaux,' les nerfs sembleront reprendre leurs fonctions suspendues, les muscles se contracteront de nouveau comme pendant la vie, il se sera développé au point de contact des deux substances métalliques une puissance nouvelle tout-à-fait différente des forces électriques, attractives et répulsives précédemment observées, et qu’il faudra nommer électromotrice, puisqu’elle semble séparer incessamment, et repousser toujours dans deux directions opposées les deux fluides électriques dont on a déjà été conduit à supposer l’existence.

En développant et recherchant avec soin toutes les circonstances dans lesquelles cette force se développe, et tous les effets quelle produit, on aura étudié l’électricité galvanique.

ÉLEGTROMOTION.

Si en vertu de l’existence de la force électromotrice dans un appareil déterminé, des courants continus sont établis dans des conducteurs appropriés, on découvrira que ces conducteurs sont doués de puissances, qu’ils s’attirent ou se repoussent réciproquement, qu’ils attirent le fer, qu’ils dérangent de sa direction une aiguille déjà aimantée, qu’ils communiquent la force directrice à une aiguille qui ne l’est pas encore,

qa ils subissent des influences constantes de la part du globe lui-même, quil suffit dé leur donner une confignration convenable pour qu’ils deviennent de véritables aimantsj en un mot, les faits nombreux de 1 electromotion et de rélectro-magnétisme se présenteront en foule, et il arrivera un homme d’nn génie profond qui rattachera tous ces faits à 1 existence et a 1 exercice d’une seule et même puissance, consistant en un état de répulsion uniforme et constant, de toutes les parties d’un même courant. ’

Page 1