SPAN. EX. VET. COL. D
(5) On voit que ce monument est consacré à Dis , nomme aussi Pluton par les Romains. | | Selon César (1) , les Gaulois assuraient qu'ils descendaient de Dis ou de Pluton : Galli seomnes Dite Patre prognatos prædicant. Néanmoins les monumens consacrés à ce Dieu n'existent qu’en très-petit nombre dans les Gaules. Gruter a rapporté (2) celui que les Andecamulenses erigèrent. Dis n’est pas compris au nombre des déités infernales que mentionne une autre inscription trouvée dans la forêt de Belême (3). Sur plusieurs monumens découverts en Italie , son culte est associé à celui de Proserpine, et même de Caron. Quelquefois il est nommé avec Jupiter et la Terre : Jovi inventori , Diti Patri, Terre Matri. Il n'entre point dans mon sujet d'exposer ici tous les systèmes des mythographes sur Pluton. Quelques écrivains ont vu dans ce Dieu le soleil d'hiver , Sol inferus , pendant les mois où cet astre parcourt les parties inférieures du zodiaque. On croyait qu'il ne différait pas de Sérapis, de Bacchus et d’Ammon. Un vers , attribué à Orphée , et rapporté par Macrobe (4), dit : que Jupiter, Pluton, le Soleil et Bacchus (5) , sont le méme Dieu. Suivant Martianus Capella (6) ; le plus grand nombre des divinités antiques étaient des emblèmes du Soleil , et Pluton ou Dis , est compris au nombre de ces divinités. « Force suprême du père inconnu , dit l’auteur , à toi son premier » né, origine du sentiment et de l'intelligence , source pure de la lu- » mière, règne de la nature, gloire des Dieux... Le Latium te nomme » Soleil , parce que, seul ,tues , après le père, la source de la lu- » mière ; douze rayons ceignent ta tête sacrée, parce que tu fais naî- » tre autant d'heures ; quatre coursiers sont attelés à ton char parce » que tu domptes seul les quatre élémens..... Le Nil t'adore sous le
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(1) De Bell, gall. , lib. vr.
(2) Page CXIT.
(3) DITS INFERHS VENERI MARTI ET MERCVRIO SACRVM.
(4) Saturnal. , lib. 1, chap. 18. { (5) Eïs Zee, cie Adnç , ete Huog , sis Auyuoos.
(6) Nupt. philoi.
(6) » nom de Serapis, Memphis sous celui d’Osiris ; dans les fêtes » d'hiver on l'appelle Mitra, DIS, le barbare Typhon; on te » révêre aussi sous les noms du Bel Atys, de l'Enfant chéri de la » charrue ; dans la brûlante Lybie tu es Ammon , et à Byblos Ædonis : » ainsi l’univers entier L'invoque , sous des dénominations différen- » tes. (1). »
Porphyre , dans un fragment conservé par Eusébe (2), dit que par Pluton il faut entendre le soleil d'hiver qui passe sous la terre et par. court l'hémisphère caché et inconnu. L’oracle de Claros , consulté sur Ja nature d'Iao, répondit qu’il était le plus grand des dieux, celui qui porte le nom de Pluton dans l'hiver , et celui de Jupiter au printemps (3).
Aucun dieu, excepté Jupiter, n'eut, dit M. Mongez (4) , autant de noms et de surnoms que Pluton. Il fut appelé (5) Summanus, c'est-à-dire Summus Manium, et sous cette dénomination on lui attribuait les tonnerres qui éclatent pendant la nuit, Il était le Jupiter terrestre , Zsbs XGdw0; qu'invoque le prétendu Orphée , et dont il est parlé dans Sophocle (6) et dans Plaute (7). On connaît le distique qui exprime le partage du monde entier entre Jupiter , Neptune et Pluton , et qui donne la partie inférieure , ou l’enfer , au dernier :
Jupiter astra , fretum Neptunus , tartara Pluto, Regna paterna tenent tres tria , quisque suum.
(1) Te Serapim Nilus, Memphis veneratur Osirim , Dissona-sacra Mitram , Ditemque , ferumque Typhonem , Athys pulcher , item curvi Puer almus aratri ; Ammon et Arentis Lybies , ac Biblius Adon ; Sic vario cunctus te nomine convocat orbis.
(2) Præpar. Evang. , lib. xx.
(3) Macrob. Saturn. lib. x. c. x8.
(4) Diction d'Antig. v.
(5) Martian. Capel. de Napt. Phil.
(6) Sophocl. OEdip. Colon. v. 16337.
(7) In Persd.
C'était sous le nom de Summanus qu’on célébrait, le 12 des calendes de juillet et de janvier , des fêtes en l'honneur de Pluton dans le temple qui lui avait été consacré dans le grand Cirque. Il avait, sous le nom de Dis, un autre temple à Rome , dans Ja dixième région. Quelques inscriptions lui sont consacrées sous ce nom et sous celui de Jupiter Stygius. Mais doit-on voir dans le monument, trouvé à Nérac, seulement une imitation entière du culte des Romains, ou faut-il y reconnaître une sorte de réaction en faveur de l’antique religion gauloise , à l'instant où l'on faisait des vœux pour deux princes qui régnèrent dans les Gaules , et dont l’un s’honora du titre de Fondateur de l'Empire Gaulois ?
Dis était sans doute le plus grand dieu des Gaules. Nos ancêtres se vantaient, comme on l’a vu (1), d’être issus de lui : Galli se omnes à Dite Patre prognatos prædicant. Plusieurs savans ont cru, qu’en langue celtique, le mot Dis renfermait l’idée de Dieu dans le sens le plus étendu, ne désignant pas tel ou tel attribut particulier de la Divinité , mais la réunion de tous les attributs qui constituent le grand Être que les Druides adoraient. De là proviennent sans doute les noms d’Optimus et de Maximus que le marbre de Nérac donne à Dis, et qui sont les épithètes ordinaires dont les Romains saluaient Jupiter, ou, comme on le disait, le maître des Dieux et des hommes. Sur les monumens de ce
dernier on lit presque toujours Jovi Optimo Maximo ; ici, Dis a les mêmes qualifications , eton doit en conclure, peut-être, que si les Quirites considéraient Jupiter comme le premier des immortels, le dieu essentiellement grand et bon, les Gaulois, délivrés du joug de la vieille capitale, et formant un Empire particulier , reprirent les idées de leurs pères, regardèrent de nouveau Dis, dont ils se croyaient descendus, comme le Dieu grand et bon, comme le plus puissant et le plus parfait des génies protecteurs de la Celtique. Ainsi cette inscription , bien que tracée en caractères romains, exprimant des mots latins, et élevée par des Vétérans espagnols, peut, sous le rapport théogonique , être considérée comme essentiellement gauloise; et
(x) Suprä,
(6) d'ailleurs, comme je l'ai dit, ilne faut pas oublier qu'elle a été faite pour deux princes qui avaient rétabli notre antique nationalité, et dont l’un s’honorait du titre de Fondateur de l'empire Gaulois.
La première ligne de cette inscription peut être lue ainsi :
DITI Maximo , Optimo, DIIS MajoribusQue (1).
(x) L’un de mes collègues à la Société archéologique du Midi de la France , à pensé que les sigles de cette ligne devaient exprimer ces mots : DITI Majoribus Omnibus DIS MinoribusQue. On lit en effet sur plusieurs marbres des consécrations à tous les Dieux. Une inscription de Turin porte DIS OMNIBVS ; une autre de Bresse : DIIS DEABVS OMNIBVS, Plusieurs sont ainsi conçues : I. ©. M. ET DIIS ET DEABVS OMNIBVS. Ainsi on trouve un sens rapproché de ce que l’on pourrait croire que le marbre de Nérac indique ; mais je n’en ai pas ren-contré où les mêmes sigles fussent gravées.
Peut-être pourrait-on lire aussi , si l’on abandonnait la leçon que j'ai proposée et qui me semble la meilleure , au lieu de DITI, Maximo , Optimo, DIS MajoribusQue , ces mots : DITI, Maximo Optimo , DIIS ManibusQue. Un rare monument et qui contient l’accomplissement d’un vœu pour la conservation d’une femme nommée Memmia Prisca est consacré à Jupiter très-bon et très-grand et aux Dieux Môânes : IOVI OPTIMO MAXIMO , DIS MANIBVS, PRO SALVTE MEMMIAE PRISCAE. Mais cet exemple , unique peut-être , ne saurait me porter à croire que le marbre de Nérac a été dédié, non-seulement à Dis, trèsgrand et très-bon, mais encore aux Dieux Mänes. S'il en était ainsi Dis serait ici, non le Père, le grand Dieu des Gaulois, mais seulement Pluton, le Dieu
de l'enfer des Romains, invoqué quelquefois avec Proserpine , sous le nom même de Dis, comme dans cette inscription :
P. VALERIVS VOLYSI. F POBLICOLA IGNIFERVM. CAMPVM DITI. PATRI. AETERNAIQ PROSERPINAI. CONSACRAVEI LVDOSQVE EISDEM DIEIS POPYLI ROMANI SALVTIS ERGO FECEI
Jupiter, ainsi que je l'ai rappelé, portait le plus souvent les titres d’Optimus , Maximus, et on unissait quelquefois son culte à celui des Dieux du premier ordre, des grands Dieux, qu'on appelait aussi Consentes. Quelques auteurs ont avancé que les noms de ces Dieux étaient cachés ét inconnus; mais d’autres attestent qu'il y avait douze divinités Consentes, six Dieux et six Déesses, et que c’étaient celles qu'Ennius nomme dans deux vers cités par tous les mythologues. On les invoque dans plusieurs inscriptions qui sont parvenues jusqu'à
nous : l’une d’elles est ainsi conçue :
DIIS. DEABVSQ PYB. CONSENTIBVS Y.S. L. M.
Une autre porte :
IOVI OPTUMO MAXIMO , CAETERISQUE DIS CONSENTIBVS.
Une autre fut élevée aux Dieux et aux Déesses Consentes pour le: salut de l'Empire.
Il y a évidemment dans l'inscription de Nérac une iraitation de ce que pratiquaient les Romains envers Jupiter, très-bon et très-grand , et les Dieux Consentes , les plus grands de la hiérarchie céleste. Ici, en effet, il existe une entière parité : Dis, le père, très-grand et tresbon , est à la place de Jupiter, et on peut conjecturer que les Grands Dieux , indiqués en suite, sont les premiers, les plus puissans génies des Gaules, invoqués dans ces régions , comme à Rome et dans les provinces qui lui étaient soumises, on invoquait les Dieux de la première classe, nommés Consentes par les auteurs et sur les monumens.
Les quatre lignes gravées après la première indiquent le motif qui a engagé a élever le monument. On voit qu'il fut fait pour la conservation de Caius Tetricus, Pieux, Heureux, Auguste, revêtu de la Puissance Tribunitienne pour la troisième fois, dans son quatrième Consulat, Grand Pontife, Père de la patrie, Fondateur de l'Empire Gaulois, et pour son fils très-chéri (C. F.) Caius Pivesuvius Tetricus,
dE PR
nee ©
Cæsar, Prince de la Jeunesse, Germanique, Britannique , Consul...
DITI Marimo Optimo , DIIS MajoribusQue Pro Salute Dominorum Nostrorum CAil TETRICI, Pä, Felicis ,Augusti , TRibunitie Potestatis UT, COxSulis IV, Pontificis Maximi Patris [ PATriæ , IMPeri GALliarum CONDutoris, Carissimi Fil Ca, Pivesuvi TETRIcr, CAESaris, Principis IN Ventutis , GERManici BRITannici, COnsulis…
Les sigles C. F. de la quatrième ligne, ne peuvent être expliqués que par les mots Carissimi Filii, que l’on remarque d’ailleurs dans une autre inscription découverte aussi à Nérac, et où l’on trouve, après les titres de PACAtoris, RESTITVéorisque , etc. , donnés à Tetricus , les sigles CARIS. FIL. IMP. C..PIVES. TETRICI G. B...…
On sait qu'à peine revêtu de la pourpre impériale, Tetricus donna le utre de César à son fils. Le jeune Tetricus est encore décoré ici de celui de Prince de la jeunesse, qui, pour les successeurs au trône , était inhérent à la dignité de César.
Caius Pivesuvius Tetricus porte sur ce marbre d’autres titres plus glorieux encore , puisqu'ils consacrent le souvenir des victoires remportées par ce jeune prince. Mais ce monument n’est pas le seul où on lui ait donné les surnoms de Germanique et de Britannique, j'ai déjà fait connaître une inscription (1), découverte à Lugdunum Convenarum , et où il est honoré des mêmes épithètes :
VICTORIOSISSIMO PRINCIPI. IVVENT C.. PES: TETRICO GERM. MAX BRITANNIC. MAX CIV. CONV.
(1) Suprà , pag. 210 , il s’est glissé une légère faute d'impression à la troisième
ligne , au lieu de C. PES. P. TETRICO il faut lire C. PES. TERTICO.
(11) Ainsi ces deux marbres, trouvés dans l'Aquitaine, ajoutent à l'histoire des Tetricus. On voit que lefils de l'empereur s'était distingué dans plusieurs combats , et qu’il avait vaincu les Barbares , habitués au-delà du Rhin ; ces peuplesnombreux, que l'on comprenait en général sous le nom de Germains , implacables ennemis de Rome et des provinces soumises à sa puissance. Le titre de Grand Britannique annonce aussi des victoires remportées dans l’île d’Albion. Venuti (7) dit à ce sujet : « Rien n’est si commun dans les médailles de Tetricus que le type de la Victoire... Ilen est même où, à la lésende de VICTORIA AVG. , est jointe la poupe d’un vaisseau de guerre. De là on peut croire qu'il avait remporté quelque avantage sur mer : apparemment à l'occasion de quelque expédition faite en Angleterre. » A l'époque où écrivait Venuti, on n'avait que des notions peu certaines sur l'histoire de Tetricus; on doutait, on ne présentait qu'avec réserve quelques conjectures: aujourd'hui les monumens montrent que cette époque fut célèbre par des victoires. En parlani de ce prince, Pollion a dit seulement , quùm multa T'etricus feliciter gessisset. Aujourd'hui des monumens authentiques nous font connaître et ses grandes actions et
celles de son fils. | Je crois que la Ge ligne et une partie de la 7e doivent être lues ainsi :
Pariter Que DIVAE Claudie Aureliæ, NERAE PIVesu IAE, AVGusti VXoris, SIDeribus Receptæ, BEATæ , Tranquille.…
Une inscription sépulcrale, publiée par Gruter (2), porte , après le nom d’une jeune personne à qui elle est consacrée , ANIMVLA IN DE- ORVM NVMERVM RECEPTA, ce qui a un rapport marqué avec ce qu’on vient de voir; mais ce qui est plus remarquable encore, c'est que les mêmes mots sontempreints sur une médaille d’Annia Faustina ;
on lit en effet aussi sur ce bronze antique, SIDERIBVS RECEPTA , et
(x) Dissertations sur les anciens monumens de Bordeaux ; Dissertation sur le
règne des deux Tetricus , tyrans dans les Gaules, pag. 66.
(2) Gruter, COLXXXII.
(12) y a identité parfaite d'expression et de sens, puisque la médaille-a été frappée pour la consécration de cette impératrice.
L’épithète de BEATa , donnée ici à Nera Pivesuvia, paraît se rapporter évidemment au bonheur dont elle jouissait dans les cieux. Mais: la flatterie a aussi donné le titre de Beatissimes, ou de très-heureux, duvant leur vie même, aux membres de la famille impériale. Les fils de Constantin sont nommés, dans deux inscriptions dédiées à Hélène , Beatissimi ac Florentissimi Principes (1). Dioclétien et quelques autres ont pris aussi le nom de BPeatissimes.
Qu'il me soit permis de rappeler ici qu'avant la publication de l’un des monumens découverts à Lugdunum Convenarum (2), on ignorait l'existence d’une femme nommée Claudia Aurelia Nera Pivesuvia , mère de l’un des Tetricus; cette inscription dédiée par la cité des Convencæ , appartient , comme Jje l'ai dit , aux collections du Musée de Toulouse :
DIVAE CL. A. NERAE PIVESVVIAE AVG. MATRI CIV. CONVEN.
En publiant cette inscription (3), j'ai dit que Vera Pivesuvia devait être ou la mère ou la femme de Tetricus Senior. Le monument que je donne aujourd'hui et sur lequel elle porte, comme sur celui de ZLugdunum, le titre de Diva, me paraît. indiquer, certainemeut qu'elle ctait la femme de Caius Pivesus Tetricus , et la mère de Caius Pivesuvius Tetricus , qui aura reçu d'elle ce nom de Pivesuvius. Elle est ici, en effet, femme d'Auguste, AUGusti UXoris ; et, dans celle de Luglunum , mère d'Auguste, AVG. MATRI. Le premier est, sans doute,
Tetricus Senior; le second Pivesuvius Tetricus. Je montrerai que
Nera mourut à la fleur de l’âge , et comme le monument que nous
(1) Gruter.
(2) Par feu M. Thomas Dassieu et par moi.
(3) Supra , pag, 209.
(13) examinons ne donne pas au jeune Tetricus la qualification d'Auguste que lui accordent une médaille d’or da cabinet du roi, et celles qui ont été citées par Banduri (tr), Eckhel (2), et Venuti (3), il faudra placer l'érection du monument découvert sur le territoire de Zugdunum, vers les derniers temps de la puissance de Tetricus, à l’époque où, près de s’avancer à la rencontre d’Aurelien, le fondateur de l'empire des Gaules, n'aura point voulu renoncer à la suprème puissance , sans avoir fait partager à son fils tous les titres, tous les honneurs qui en étaient les éclatantes marques.
Un écrivain , que ses opinions singulières ont fait connaître , autant que ses recherches historiques, le P Hardouin (4), ayant apparemment très-mal lu quelques médailles du jeune Tetricus, a avancé , qu'il portait les noms de C. Pivenius Esuinus Tetricus, et ilassure que la mère de ce jeune prince se nommait Esuina. Nos inscriptions prouvent que ce savant religieux na pas été bien servi en cette occasion par son génie fatidique.
Serait-ce annoncer un fait, encore dénué de toute vraisemblance , que d'avancer ici qu'il existait des liens de parenté très-étroits entre Claudia Aurelia Nera Pivesuvia et Marcus Aurelius Claudius, sur-
nommé le Gothique ? Serait-ce une erreur que de voir dans cette pa’
Qi) Num. Imp.
2) Doctr. Num. vet.
(3) « Je ne comprends pas comment on a pu douter, dit Venuti, de l’association du jeune Tetricus à l'empire. Il est vrai que les historiens n’en parlent pas, mais trois médailles nous le certifient, une en bronze du cabinet du roi, où l’on voit d’un côté les deux têtes couronnées des deux Tetricus se regardant , avec cette légende : IMPP. TETRICI. AVGG ; et au revers, les deux empereurs, sacrifiant au même a légende P. M.'TR. P. COS. IT. PP. ,et dans l’exerg. VOTA. La seconde , en argent, du cabinet de M. Foucaut, IMPP. TETRICI. AVGG., deux ., le type de la paix. La troisième, aussi d’ar-
autel, avec |
têtes jointes. Au revers PAX. AVG gent, rapportée par le P. Hardouin, avec les deux têtes, comme ci-dessus, et la
légende IMPP. TETRICI. PIT. AVGG, Au revers, IOVI VICTORI, Jupiter assis avec une victoire à la main. »
(4) Hardouin. Opera, 860.
C4) rentéune des causes qui portèrent Claude à ne point attaquer Tetricus, à contracter même une alliance avec lui, ainsi que l'annonce une médaille indiquée par Banduri (1), Venuti (2), Eckhel (3), et M. Mionnet (4)? Les débris d’une inscription, découverte dans l'Aquitaine, viennent à l’appui de mon opinion, qui tend à établir que Claudia Aurelia Nera Pivesuvia était proche parente de Claude le Gothique.
C'ést sur le territoire où j'ai cru pouvoir fixer, long-temps après, la position de Casinomagus (5) , que furent trouvés, en 1791, les débris d'une inscription , portée peu après à M. de Montégut , alors que se confiant à l’amnistie qui avait été proclamée, il revint dans sa ville natale. En rassemblant les fragmens de la plaque sur laquelle cette inscription avait été gravée, ce savant académicien reconnut ces sigles :