‹ Dissertation sur quelques points d'anatomie, de physiologie et de pathologieChapitre 4 sur 6 · D’ANATOMIE, DE PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

D’ANATOMIE, DE PHYSIOLOGIE

RECHERCHES ANATOMIQUES ET PHTSIOLOGIQUE9 SUR QPELQUESl PARTIES DE l’ÔÉEILLE.

L’organe ou l’appareil de l’ouïe, comme beaucoup d’autres organes imporlans de l’économie, se compose de deux systèmes : l’un solide, de protection et presque entièrement passif; l’autre, formé de parties molles qui jouissent de la plus vive sensibilité, constitue la partie fondamentale ou essentielle de l’organe : c’est cette portion que l’on rencontre à des degrés très-divers de développement chez tous les êtres doués de l’audition.

§ I. Parties soeides de l’oreille.

A. Conduit du musclé interne dw marteau.

Ce conduit ,, situé au-dessus du canal irrégulier de la trompe à’Eustache, ne s’ouvre pas, comme on la dit, sur la paroi anterieure de la cavité du tympan au-dessus et au niveau de l’extrémité tyrapanique de la trompe dont il ne serait séparé que par une lamelle recourbée de bas en haut, et nommée bec de cuiller; car cette lamelle, en se prolongeant sur l’angle rentrant des portions écailleuse et pétrie du temporal, formerait d’une cavité unique deux canaux secondaires, l’un supérieur, pour le muscle, l’autre inférieur, pour la trompe. Il n’existe véritablement rien de celte disposition à proprement parler : le conduit du muscle interne du marteau a une existence séparée et tout à fait indépendante de celle du conduit pharyngo-tympanique : en effet, chez le foetus et même pendant les premiers mois qui suivent la naissance, le canal de la trompe ( portion osseuse ) n’existe pas , c’est un simple trou , tandis que le conduit du muscle a une longueur de deux lignes et demie à trois lignes, suivant l’époque à laquelle on l’examine. La portion osseuse de la trompe d’Eustache n’a au contraire qu’une existence en quelque sorte accidentelle; elle est le résultat de l’allongement du sommet du rocher.

Voici comment se comporte le conduit du muscle du. marteau: parvenu vers la paroi antérieure de la caisse , il abandonne le conduit de la trompe, et se prolonge dans la cavité du tympan dans l’étendue dé trois lignes à trois lignes et demie, en s’adossant à la paroi interne de la caisse; puis, arrivé au-dessous de là portion horizontale dè l’aquéduc de Fallope , là où cet aquéduc reçoit ïhiatus F'allopii , audessus de l’extrémité antérieure de la fenêtre ovale, il change brusquement de direction, se porte de dedans en dehors, et se termine par une ouvertune le plus souvent circulaire, quelquefois ovalaire

la grosse extrémité de l’ovale étant tournée vers la fenêtre vestibulaîre jr celte ouverture regarde la membrane du tympan.

Cette portion réfléchie du conduit a une longueur qui varie entre un quart de ligne à une ligne.'Toute la partie du conduit située dans la caisse forme un canal entièrement osseux, de sorte que son extrémité tympanique n’est point, comme on l’a dit, précédée d’une gouttière, ni séparée de celle delà trompe par une saillie osseuse appelée bec de cuiller.

L’erreur vient de ee que la paroi externe de la portion tyfnpanique du canal, étant le plus souvent extrêmement mince, est fracturée en faisant les coupes pour la préparation de la caisse, ou est détruite par une macération trop long-temps prolongée, d’où une gouttière et la formation du bec de cuiller.

Développement. A six mois commence à se développer la portion tympanique du conduit, par deux lamelles , une supérieure et l’autre inférieure; la supérieure paraît la première; quinze, vingt jours après apparaît l’inférieure. Quant à la paroi interne, elle fait partie de la portion essentielle du rocher, et comme lui se développe de trèsbonne heure. Le développement de ce conduit suit donc de près celui des osselets de l'ouïe, au système desquels il se rattache.

A huit mois, la paroi supérieure est entièrement formée, elle sépare le conduit de Y hiatus Fallopii : la paroi inférieure forme une lamelle de deux lignes et demie de long, sur une de large ; déjà elle est recourbée de bas en haut, et de dedans en dehors, et forme une gouttière concave en haut et convexe en bas du côté de la trompe (YEustache. Sa paroi externe est encore fibreuse; elle reste dans cet état jusqu’au terme de la gestation et jusqu’après les premiers mois qui suivent la naissance; seulement, la partie fibreuse va successivement en se rétrécissant à mesure qu’elle se charge de phosphate calcaire.

A deux ans, toute la portion tympanique du canal est ossifiée, (i)

A terme, toute la partie du conduit qui est hors la caisse est seulement fibreuse ; elle n’a pas même éprouvé un commencement d’ossification : elle se trouve, sous ce rapport, au niveau de la trompe d’Eustac/ie.

Il est remarquable que la portion tympanique qui se développe la première, qui est en même temps la plus régulière et la plus importante , soit celle que les anatomistes aient omise en ne décrivant que la partie extérieure à la caisse , et qui existe seulement après le développement complet du temporal.

B. Trajet de la corde du tympan, ou canal tympanique.

C’est eu dehors de la base de la pyramide, et non au-dessous d’elle, que se trouve la petite ouverture qui mène à l’aquéduc de Fallope, et par où la branche du nerf facial (appelée nerf vidien) pénètre dans le tympan, pour prendre le nom de corde du tympan.

Cette ouverture est oblique , taillée en biseau et recouverte par une petite lame papyracée qui en masque l'entrée : elle est située à une ligne et demie, deux lignes de la pyramide, immédiatement ou presque immédiatement derrière la rainure qui reçoit la circonférence de la membrane du tympan ;• c’est pour cette raison que le filet nerveux qui en sort pour entrer dans la caisse est en contact avec la membrane tympanique et lui adhère même le plus souvent. En supposant cette rainure circulaire, composée de quatre arcs réunis parleurs extrémités, c’est à l’union des arcs supérieur et postérieur que se trouve cette ouverture.

En abandonnant l’intervalle que le manche du marteau et la branche inférieure de l’enclume laissent entre eux pour sortir de la caisse.

(i) 11 est possible qu’elle le soit avant ; c’est ce que je ne puis assurer, n’ayant pu me procurer de jeunes sujets.

la corde du lyinpau ne passe .pas , comme on le dit, dans .tous les ouvrages sans exception, par la fêlure glénoïdale (fissura .Glaseri); elle entre dans un conduit extrêmement étroit, long deeinq àsix lignes, situé parallèlement à la fissure de Glaser et à la trompe d’iîastecAe , et entre elles, en dedans de la première, en dehors de, la seconde. Son orifice interne, obliquement pratiqué dans l’épaisseur de l’o&iiest placé tout à fait au-dessus de l’ouverture par laquelle la fissure glénoïdale communique avec la caisse.j.ce qui explique l’erreur commise par les auteurs.

L’orifice externe de ce conduit est évasé; il a une forme très-variable; le plus souvent il se présente sous l’aspect d’une simple fente; d’autres fois il est irrégulièrement arrondi; dan^ quelques cas, il est triangulaire ; il est placé dans l’angle rentrant formé par la réunion des portions écailleuse et pierreuse du temporal, en, dehors de l’ouverture commune des conduits deda trompe d'Eustache et du muscle interne du marteau,, en dedaiiis pben arrière de l’épine du sphénoïde, qui offre .très-souvent une.petite gouttière pour loger le nerf tympanique; quelquefois même cette gouttière est convertie en un trou qui continue le conduit. .Cet orifice n’est qu’à deux lignes en arrière et un peu en dehors du trou sphéno-épineux.

Les endroits par où la corde du tympan entre dans la caisse, et par où elle en sort, ont donc été jusqu’à ce jour méconnus, ainsi qne spn trajet ultérieur.

G. La pyramide.

I.a pyramide, en tant que considérée par les auteurs, tnême les plus récens, comme une saillie ou éminence triangulaire percée à son sommet, ayant dans son épaisseur une cavité de même forme qui renferme le corps du muscle de l’étrier, n’existe pas.

Aucune partie, dans l’oreille moyenne, n’est plus variable que cette éminence osseuse, tant sous le rapport de son existence, .de sou,, volume, que de sa fpr me.

Absence. Dans certains cas, non-seulement la pyramide manque, mais elle est remplacée par une cavité qui, comme elle, communique avec l’aquéduc de Fallope, et présente deux autres conduits secondaires que nous décrirons plus bas.

De cette cavité, on voit sortir un cordon fibreux qui va -à l’étrier, et offre tout à fait l’aspect de ce que l’on a appelé muscle de l’étrier.

Cette disposition a une analogie parfaite avec ce qu’on observe dans le bœuf et dans le cheval, où une large cavité, communiquant avec l’aquéduc de Fallope, remplace la pyramide.

Dans d’autres cas, au lieu d’être remplacée par une cavité, elle ne l’est que par un simple trou et un conduit capillaires.

ariétés de volume. Quelquefois c’est un simple mamelon percé à son centre, et ayant à peine un quart de ligne d’élévation.

Sa forme n’est pas plus constante ; dans certains cas, c’est un cône circulaire ou triangulaire ; elle a alors la forme indiquée par les auteurs, sans être pour cela creusée d’une plus grande cavité. As.sez souvent, elle se présente sous la forme d'un simple tube ])lu8 ou moins allongé, qui n’est pas plus large à sa base qu’à son extrémité libre. 11 n’est pas rare de voir à la base de ce tube une rainure circulaire qui le sépare des parties voisines.

La cavité qui est au centre de la pyramide ne se termine pas en culde-sac, et n’offre pas un seul pertiiis menant dans l’aquéduc de Fallope; c’est un véritable canal qui, parvenu vers la paroi antérieure de l’aquéduc au point où ce dernier devient vertical, .se divise en trois conduits secondaires.

Le premier, le*plus court, le plus étroit, qui souvent n’existé que sous forme de fonte, s’ouvre dans le canal du nerf facial. Je le nommerai conduit de la pyramide à l’aquéduc.

Le deuxième, qui est le plus large et le plus long,^asse très-obliquement en dedans del’aquéduc, se cache derrière sa paroi interne, puis descend parallèlement à lui, pour venir s’ouvrir à la face infé-

rieure du rocher, derrière l’apophyse slyloïde, en dedans du trou stylo-iuastoïdicn, dont il n’est quelquefois séparé que par une lamelle osseuse.

Souvent, deux à trois lignes avant sa terminaison, ce conduit est lui-même bifurqué, et la division de sa bifurcation vient s’ouvrir, par un petit pertuis irrégulier, à la partie postérieure de la fosse jugulaire : il ne faut pas confondre cette ouverture avec celle qui donne passage à l’anastomosa de Jacobsouj et qui se trouve en avant, entre la fosse jugulaire et le canal carotidien.

Je nommerai ce second conduit de la pyramide conduit inférieur ou vertical.

Le troisième conduit de la pj'ramide est beaucoup moins étendu; il est horizontal, passe derrière l’aquéduc, qu’il coupe presque à angle droit,puis va se ramifier dans le tissu diploïquede la base du rocher.

Je le nommerai conduit horizontal ou diploïque.

Il eût été mieux de nommer les trois canaux que ncus' venons de décrire d’après les organes qu’ils renferment ; mais les circonstances impérieuses qui nous obligent à tertniher promptement ce travail ne nous permettent pas de rechercher pour le moment quels sont ces organes.

D. Cavité sous-pyramidàlé. ^ ù

Sur la paroi postérieure de la caisse, au-dessous de là pyramide, derrière la fenêtre ronde, est une cavité dont l’entrée est large et de forme très-variable. Le fond de cette cavité offre, vers sa partie postérieure et inférieure, une ouverture irrégulière placée sous le canal vertical postérieur j cette ouverture conduit dans les cellules postérieures et inférieures du rocher.

La cavité du tympan reçoit d’elle une extension comparable à celle que lui donnent les cellules mastoïdiennes. On trouve aussi cette ca-ivite chez le chevalj mais elle a beaucoup moins d’étendue.

E, Cavité mastoïdienne.

Quelquefoisicette Caviité, à partir de son ouverture de conimunication avec lia-caisse, :au iieu d’offrir des cellules irrégulières produites par . des cloisons qui ont la méaie disposision, présente des cellules et des cloisons qui irradient de l’ouverture vers la circonférence de la cavité.

Ces cloisons sont verticales, concaves, vers leurs bords libres, convexes vers leurs bords adhérons, qui se continuent avec les parois diploïques de ce sinus otomastoïdien, qui ressemble, dans ce cas, à l’intérieur d’une capsule de pavot. Il offre aussi, dans cette circonstance, la plus grande analogie avec la forme de la cavité du tympan du bœuf et du cheval, où cette disposition existe au plus haut degré; chez ces animaux, les cloisons partent du cerde osseux qui supporte la membrane du tyrapanyet formentunappareilde renforcement acoustique fort avantageux.

F. Étrier.

Che^ le fœtus, il fait véritablement saillie dans le vestibule; il n’en est pas de même chez l’adulte.

J’ai vu une fois l’étrier n’offrir qu’une seule branche; il avait alors la plus parfaite resspmblançe avec celui des oiseaux et des reptiles.

G. Limaçon.

La meilleure idée que l’on puisse se former de cette partie , sur laquelle les anatomistes sont si peu d’accord, est de la considérer comme un cône creux ou cornet contourné sur lui-même dont les spires vont successivement en diminuant d’étendue et en se portant de plus en plus vers le centre de la cochlée, de telle sorte que ce cornet ainsi contourné présente un tout qui a encore la forme d’un cône.

Ces spires sont tellemeut rapprochées les unes «les autres, qu’elles ne laissent entre elles aucun intervalle, et que les parois supérieures de la spire inférieure se confondent avec les parois inférieures de ia spire qui est au-dessus.

Les spires inférieures circonscrivent un intervalle assez grand : aussi ont-elles une paroi interne complète qui les empêche de communiquer entre elles par tout autre point que par leurs extrémités, tandis que les supérieures, trop petites pour embrasser dans leur aireaucune étendue, n’ont plus qu’une paroi interne incomplète qui leur permet de communiquer entre elles latéralement : aussi, après la destruction de la lame spirale , on voit la cavité de la seconde spire communiquer avec la troisième, sur la partie du limaçon que l’on a appelée l’infundibulum.

i“ Lame des contours. Elle n’est que la paroi externe des spires.

2° Âxe ou columelie du limaçon. Le professeur Ilg a eu grandement raison de dire qu’il n’existait pas à proprement parler, et qu’il était formé par la paroi interne et concave des spires. Ouij il est formé par cette paroi de la première spire, et par celle de la première moitié de la deuxième : aussi sa cavité conoïde, dont la base ré^ pond à la première spire et au fond du conduit auditif interne, n’est-elle que l’espace circulaire qui se trouve au centre de chacune des spires, ou, si vous voulez, que l’espace que chacune d’elles circonscrit ; et comme elles vont successivement et rapidement en diminuant d’étendue à mesure qu’elles se portent vers le sommet de la cochlée, il en résulte que cet esfiace cesse d’exister lorsque chacun des points de la circonférence interne de la spirale finit par arriver au point de contact et par s’unir avec celui du c()té opposé. Avec cet espace cessent la cavité et Taxe lui-même : toutefois cette cavité n’est pas tellement effacée, qu’elle ne laisse vers son sommet un petit trou qui conduit dans la cavité de la deuxième spirale , et par lequel passe le rameau central et terminal de la branche cochléenne du

nerf auditif. Assez souveut, ce petit pertuis n’est pas visible au premier abord, étant oblitéré par un reste du tissu fibreux, du nerf auditifj par de la poussière, etc.

Ce qui prouve que l’axe n’existe pas par lui-même, que ce n’est pas autour de lui que se contourne , le canal conique qui forme le limaçon, c’est que non-seulement il est contourné en vis à sa surface externe, par laquelle est supportée la lame spirale, mais il l’est encore d’une manière très-prononcée à sa surface interne, qui limite sa cavité et se continue avec les parois du conduit auditif interne. Son pas de vis est, comme celui de la cochlée, d’arrière en avant et de dedans en dehors. Une coupe verticale, qui divise le limaçon en base ou partie interne, et en sommet ou partie externe, montre mieux que la meilleure description quel’axe est formé par la paroi interne des spires.

Toute la portion du conduit auditif interne qui loge la branche limacienne appartient à la cavité de l’axe; elle remonte le plus souvent dans l'intérieur de ce cylindre osseux jusqu’au milieu du second tour de spire : c’est ce dont je me suis assuré sur un grand nombre de temporaux. L’axe.étant, comme le limaçon, dirigé horizontalement en .(Jlehors, peut, par une section ho: izontale allant de son sommet à sa base, ou bien simplement par la pensée., être divisé en deux moitiés, l’une supérieure, l’autre inférieure. Cette dernière offre tout à la fois beaucoup plus de longueur et de volume que la première; ce qui lient l'àceque lesspires co.imnencenttoutessurIamoitiéinférieuredu limaçon (voici pour la longueur); 2°à ce que l’axe n’étant, comme nous l’avons démontré, que rintecyalle que la paroiinterne des spires circonscrits , il doit être d’autant plus,grand qu’on l’examine plus inférieurement; lesspires inférieures étant celles qui ont le plus d’étendue ( voilà pour le volume ), il suit de là que l’axe, à la partie inférieure du premier tour, a deux lignes et demie de diamètre, tandis qu’il n’en a que deux à la partie supérieure de la même cireonvolulion, et une demi-ligne seulement au deuxième tour. Celte dernière mesure a été très-bien indiq uée par//g'. On voit par là que la deuxième

spire diminue subitement d’étendue ; c’ès't au point qu’élle est presque entièrement embrassée par la première.

Il résulte de la disposition que nous venons d’indiquer que, lorsqu’on a la précaution de découvrir sur une même pièce le limaçon' par ses parties supérieure et inférieure, en laissant en 'avant bt eh arrière une lamelle osseuse pour supporter sa voûte et la grande circonférence de la lame spirale, la moitié inférieure de cetté cavité spiroïde offre beaucoup plus de longueur que la supérieure ; on peut y compter les doux tours et demi de spirales , tandis qu’dh ne peut eh compter que deux à la moitié supérieure, le troisième ou dernier demi-tour appartenant à la moitié inférieure.

L’axe, avons-nous dit, se termine après un tour et demi, c’est-àdire, qu’il va jusqu’à la moitié supérieure de la deuxième spire ; là il cesse, ainsi que la paroi interne des spires, qui, n’étant plus complètej ne peut former un cylindre creux , comme elle le faisait poiir la première et le commencement de la seconde spire : aussi cette paroi et l’axe lui-méme, car pour moi ces deux mots ne désignent qu’une seule et même chose, ne sont plus représentés que par une simple lamelle osseuse, sur l’existence de laquelle tous les anatomistes sont aujourd’hui d’accord, mais qiii n’a bien été décrite par aucUn d’eux. //^ est, sans contredit, celui qui l’a le mieux fait connaître; nous regrettons que M. Brescliet, dans son beau et savant Mémoire, qui a jeté une lumière si éclatante sur l’anatomie de l’oreille; ne se soit pas plus occupé dé cette partie de la cochlée; cela lui eût évité deux erréurs, rime sur la forme de la lamelle qui nous occupe , l’autre sur le mode de communication des deux rampes. Nous transcrivons textuellement le passagè de son ouvrage où il donne son opinion .sur l’axe, sur le mode de ler^ minaison des deux rampeset sur la manière dont elles communiquent entre elles à leur extrémité.

Page 8i , il dit : « Le sommet de la columelle s’élève directement « pour se confondre avec les parois osseuses du limaçon (voiè pour « celte disposition la pl. i'% fig. i, x ). La lame en spirale est fixée s à la columelle depuis son origine; mais lorsqu'elle arrive à cette

• partie saillante qui termine la columclle [représentée en x), elle l’a^ « banclonne par son bord interne, et [)ermet ainsi une comtnunica- « tion entre les deux rampes. Cet orifice de communication offre « à peu près la forme d’un demi-cercle, et nous l’avons trouvé dis-, « posé de la même manière sur tous les mammifères dent nous avons « pu étudier l’oreille. C’est parce que la l ime en spirale abandonne « momentanément la colinnelle qu’il y a communication entre les « deux rampes, et cette communication se trouve entre le bord in- « terne de la lame en spirale et la columelfe. Cette lame en spirale « continue sa marche circulaire, et il n’y aurait point d’hiatus si la

• columelle avait la même forme pour le troisième tour de spire que « pour les deux premiers ; mais comme la columelle, au lieu d’être « cylindrique,, ne forme qu’une sorte de cloison dont un des bords «. est libre, il s’ensuit que la lame spirale, décrivant régulièrement » ses courbes jusqu’au bout, doit cesser de correspondre à la colu- « melle, à l’endroit où celle-ci devient plane. »

Voici ce qu’on observe: du centre de terminaison de l’axe, naît une lame osseuse extrêmement mince, déformé triangulaire, recourbée sur elle-même. Celle lame est la continuation de la paroi interne et supérieure de la première moitié de la seconde spire , la paroi interne et inférieure de celte spire formant le sommet de l’axe. E.le présente un bord interne droit et libre, qui se porte presqu ■ verticalement vers la voûte du limaçon, avec laquelle ce bord se continue en se renflant un peu. Ce léger renflement est produit en partie par la voûte ou toit du limaçon, qui.s’incline légèrement vers le sommet de ce bord, qui n’est point plane, mais un peu recourbé dans le sens de sa longueur de haut èn bas et d’arrière en avant; il forme ainsi, avec la lame dont il fait partie, une gouttière ou cavité allongée, ouverte en bas et en avant. La partie j ostérieure et supérieure de ce bord est convexe, en forme de cylindre. Il n’aboutit pas au centre de la voûte du limaçon, mais bien vers la partie supérieure de la circonférence de cette voûte.

C’est à peu près vers le milieu de la longueur du bord libre que

Viejit se terminer la |)orlion osseuse de la lame en spifale, par; un petit crochet [rostrum). Jamais ce petit crochet n’arrive jusque sur la portion concave du bord.

Le bord externe de celte lame est convexe, contourné eu spirale, et se continue avec la paroi externe (lame des contours) de la dernière demi-spirale de la cochlée;il va, en montant obliquement d’arrière en avant, de bas en haut et de dedans en dehors, se confondre avec le somuiel du bord libre, en remplissant l’angle que ce dernier forme en s’unissant à la voûte.

Ce bord externe existe et est seulement visible <à la moitié inférieure du limaçon; c’est lui qui, conjointement avec la lame dont il dépend, forme, en se portant vers la lame des contours, le troisième tour de spirale : aussi ce tour manque-t'il à la partie supérieure de la cochlée (i), où deux tours seulement sont visibles.

^ La face supérieure et externe (2) de cette lamelle osseuse, étant inclinée vers le centre du limaçon et vers le sommet de l’axe, forme un demi-entonnoir qui serait complet, si elle décrivait un tour entier au lieu de ne décrire qu’un demi-tour : c’est là la raison pour laquelle il y a tant eu de dissidence parmi les auteurs, à l’égard de l’existence de cet infundibulum , qui semble évidemment exister lorsqu’on met le limaçon à découvert par sa moitié inférieure, parce qu’alors on a' en regard le bord convexe et les deux faces convexe et concave de cette lame.

Si, au contraire, on ouvre le limaçon par sa moitié supérieure , enattaquant le rocher par sa face cérébrale, on n’aperçoit plus que la partie convexe du bord libre, semblable à un cylindre qui s’élèverait du sommet de l’axe pour se rendre à la voûte du limaçon, ce qui a

(1) Il ne faut pas confondre la partie supérieure de la cochlée avec le sommet de la cochlée; on se rappelle que pour l’intelligence des faits nous avons divisé le limaçon en deux-moitiés, une supérieure et l’autre inférieure.

(a) Rappelons-nous que le limaçon est dirigé horizontalement eh dehors.

fait dire à queltjdesauteurs que du centre et du sommet de l’infundibulum^ bü tien, selon d’autres, que du sommet de l’axe partait une légère columelle ou une petite colonne qui allait sur le toit du limaçon, et autour de laquelle s’énroulait la lame spirale.

Pour bien juger de la disposition de la lamelle qui nous occupe et du mode de terminaison de l’axe, il ne fallait donc pas ouvrir le limaçon par une de ses faces seulement, mais par les deux à la fois.

Au reste, lorsque sur une pièce fraîche on enlève le toit du limaçon , on n’aperçoit pas le demi-entonnoir, masqué qu’il est par le sommet de Ui portion membraneuse de la lame spirale.

11 n’y a donc pas d'infundibulum à proprement parler, comme llg, le premier, et ensuite M. Breschet, l’ont fait remarquer. La lamelle qui termine la columelle n’est jamais plane, comme le dit le dernier anatomiste que je viens de citer.

Je donnerai à cette lamelle le nom de lamelle terminale de la columelle .on de: semi-infundibuliforme.

Pour donner aux personnes qui ne sont pas à même de la voir, une idée de sài disposition, je la comparerai à ces petits escaliers tournans dont un des bords est libre , central, et se porte verticalement du plancher au plafond, de l’appartement ; dont l’autre est convexe et en spirale, adhérent même aux parois de l’édifice si ce dernier est étroit et allongé comme sont les colonnes ; les parois de la cavité de l’édifice peuvent alors être comparées à la lame du contour.

Quand ces escaliers ont peu de hauteur, ils ne forment, comme notre lamelle, qu’un semi-infundibulum, et, dans le cas contraire, un entonnoir complet, comme le ferait notre lamelle, si elle était plus longue.

Comme elle est triangulaire et contournée tout à la fois dans le sens de sa longueur et de sa largeur, rendez les marches de l’escalier concaves en avant, convexes en arrière; (aitçs qu’elles aillent en diminuant de longueur de la base au sommet de l’escalier, et l’analogie sera presque parfaite,

3* Lame spirale. Mode de communication des deux rampes.

Celle Jame monte , comme le fait très-bien remarquer M. Breschet , sans aucune inlerruption, jusqu’àla voûte du limaçon: seulement, sa portion osseuse s’arrête, comme on le sait, au bord libre de la lamelle terminale de la columelle.

Par son bord interne concave , elle adhère à l’axe depuis son origine jusqu’à sa terminaison; arrivée là, placée sous la face convexe de la lamelle que nous venons de décrire, et qui constitue lesemi-infundibulum , elle se porte sur la partie supérieure et convexe du bord libre de cette lamelle, puis arrive à sa partie inférieure et concave, passe au-devant de la concavité sans s’y enfoncer, sans même changer la régularité de la courbe qu’elle forme,, en embrassant la portion cylindrique de la columelle. Ib résulte de là une communication entre les deux rampes. Cet orifice de communication est placé au centre du limaçQiîî il a une .forme parfaitement circulaire, et ne présente pas, comme le dit M. iîrescAet , la forme d’un demi-cercle ; pour qu’il en fût ainsi , il,.eût fallu, comme il le dit: à tort, qne la lamelle, qui continue raxe fût plape.,. ce qui n’est pas;<auUeu d’être le résultat d’un demi-cercle, formé par le bord interne.de la lame spirale, cet,hiatus est formé par deux.arcs de cercle qui se regardent par, leur .concavité/ l’un appartient ,a;U bor.d interne, concave de la lame en spirale, et l’autre à la portion conçave de laî^lamelle terminale de l’axe.

Après avoir ainsi contribué à former l’ouverture de communication des deux rampes, la lame spirale se trouve au-dessus de la face concave de la lamelle semi-infundibuliforme,: dont ellesuit la direction jusqu’à son sommet et partant jusqu’à la voûte du limaçon. L’ouverture de communication des deux rampes ne se trouve donc pas à leur sommet, puisqu’elles parcourent encore un certain trajet après celte communication.

4* Aquéducs. Ils ne sont, comme l’ont dit les anatomistes modernes, que des panaux de transmission des vaisseaux et particulièrement des veines,.

§ II. Parties molles de l’oreille.

I* Pavillon. Muscle auriculaire supérieur, chez les sujets où les muscles sont très développés ; les fibres postérieures de ce muscle sont très-SQuyent formées par les fibres externes du muscle occipital, qui se recourbent en bas et en dehors en formant un arc à convexité antérieure.

a' Oreille moyenne. — Muscles des osselets de l’oreille.

A. Il u’y en a qu’un de bien évident, c’est le muscle interne du marteau [musculus tensor tympani Soemm. )

Ce muscle, non-seulement est renfermé dans un canal osseux qui lui est propre et le conduit en quelque sorte jusqu’à sa destination [voy. pag. lo) , mais encore d’un véritable canal fibreux qui l’enveloppe entièrement aussi bien dans sa partie charnue que dans sa portion tendineuse : ce canal est tout à fait l’aualogue des gaines fibreuses des muscles des membres , si bien décrites par M. le professeur Gerdy.

L’extrémité interne ou antérieure de ce canal, qui peut être considérée comme son origine, est terminée en cul-de-sac; elle naît de la face supérieure de la portion rétrécie du fibro-cartilage de la trompe , de la lamelle ( i ) qui termine en dehors la face postérieure du sphénoïde en arrière et au-dessus du trou sphéno-épineux et de la paroi supérieure et externe du canal osseux.

Cette gaine fibreuse tapisse ce canal osseux dans toute son.élendue.

(») 11 ne faut pas confondre cette lamelle avec l’épine sphénoïdale, qui est au-dessous et en dehors d’elle.

Arrivée à son ouverture tympanique, sans diminuer d’épaisseur , elle sortparcette ouverture, et accompagne le tendon du muscle jusqu’au marteau, sur lequel elle s’épanouit en se confondant avec le périoste, extrêmement fin, de cet os et avec son ligament antérieur.

Dans cette portion tympanique la gaine fibreuse est enveloppée d’un prolongement de la muqueuse du tympan.

Ce sont ces deux enveloppes muqueuse et fibreuse qui donnent au tendon du muscle l’aspect floconneux qu’on lui remarque ; ce sont elles qui lui donnent un volume beaucoup plus considérable que celui qu’il a réellement; fendez ces gaines, et vous apercevrez le tendon blanc et resplendissant ayant à peine le volume d’une soie de sanglier.

Muscle. Il est fusiforme; presque toutes ses fibres convergent de la circonférence au centre, et viennent se rendre sur toute la surface du tendon qui est situé au milieu d’elles ; quelques-unes sont presque longitudinales. Celles de la circonférence sont entièrement charnues à leur origine sur la gaine fibreuse et à leur terminaison au tendon.

Au contraire, celles de l’extrémité fixe ou antérieure âa muscle, qui sont longitudinales et pour ainsi dire parallèles à la corde tendineuse, naissent, par une extrémité aponévrotique, du cul-de-sac de la gaine fibreuse en se continuant avec elle , de telle sorte que l’on peut donner à ces fibres la même origine que nous avons donnée à la gaine fibreuse elle-même.

Le tendon commence à être entièrement isolé des fibres charnues à une ligne , une ligne et demie avant la sortie du conduit osseux. Comme lui, il change de direction, et se réfléchit sur l’angle rentrant que forme la paroi externe du canal au moment où celui-ci se porte de dedans en dehors ; mais quand cette partie saillante du conduit n’existe pas, et qu’il s’ouvre dans la caisse par un simple trou, le tendon se réfléchit sur la lè vre antérieure de cette ouverture , dont il n’occupe pas moins lé centre , la gaine fibreuse étant renflée en cet endroit, sans doute pour fortifier et matelasser cet orifice, et en particulier le point qui sert de poulie de renvoi. Cette disposition de la

gaine,offre encore le grand avantage d’empêcher le tendon dé vaciller dans l’ouverture, dont le diamètre est beaucoup plus considérable que celui du tqqdon lui-même. Réfléchi, le tendon continue à se porter horizontalement en dehors pour aller s’insérer , non pas, comme l’ont dit plusieurs anatomistes , â l’apophyse du manche du marteau, mais à la partie interne et antérieure du manche, au-dessous de l’apophyse de R(iw , à une distance qui varie entre un quart de ligne à une ligne. Quelquefois ce tendon est si rapproché du ligament antérieur du marteau ( appelé muscle antérieur), que sa gaine fibreuse se continue avec lui ou n’en est qu’à une très-petite distance (i).

Lorsque ce muscle se contracte, il tend la membrane du tympan, attirant le manche du marteau en dedans.

Ce mouvement du marteau est exécuté en vertu d’un levier du troisième gen re ( interp uissaut ) ; la résistance est, à l’extrémité dû manche dq marteau, opérée par la membrane du tympan; le point d’appui ou du centre du mouvement, à l’apophyse de Raw^ qui pour cela s’engage dans la fissure de, G/aser,,et y est maintenue par le ligament antérieur, dont nous concevons maintenant toute l’utilité. Gette apophyse devient eu quelque sorte le pivot sur lequel le mnrteaù ,se meut.

La puissance est le muscle situé entre la résistance et le i point d’appui.

Dans ce mouvement, il faut faire abstraction,de la têteidu marteau, qui se dirige de dedans en dehors en même temps que. le manche porte de dehors en dedans,,

Si l’on examinait les mouventens, du marteau » indépendamment du muscle qui les opère, on verrait que cette tige, osseuse se meut

^i) J.-F. Mecfcei a assez bien indiqué ce point d’insertion; il dit : « Il s’at- « tache à l’extrémité supérieure de la face interne du marteau, immédiatement « au-dessous de la longue apophyse. »

par un levier du premier genre (intermobiîe), ‘dônt 'le point d’àppü'i est à l’apophyse que j’ai citée, la résistance dans la tête, et la puissance à l’extrémité du manche du marteau dans la memhrarie du tympan.

C’est un mouvement de cette nature qui a lieu lorsque la membrane du tympan, par son élasticité, ramène en dehors le manche du marteau, qui avait été porté en dedans par l’action du muscle.

La membrane du tympan n’est jamais relâchée , à proprement parler : seulement elle est tendue à divers degrés, selon l’état de repos ou d’action du muscle et l’intensité de la contraction.

B. Le muscle décrit par Casserius sous le nom de muscle externe du marteau, par J.-F. Meckel sous celui de petit muscle externe, et par Sœmmering sous celui ûe'laxator tympani minor, n’existe pas, comme l’avaient déjà avancé Morgagni et Haller , qui, bien qu’ils l’eussent cherché à la loupe , ne furent jamais assez heureux pour le rencontrer.

Ce qui a pu en imposer, c’est un petit faisceau rougeâtre formé par des artères et des veines de la caisse du tympan.

C. Muscle antérieur du marteauj grand muscle externe (Meckel), laxator major tympani (SœMMERiNo).

Ce muscle n’existe pas, comme l’ont démontré les recherches des anatomistes modernes, et en particulier celles de MM. Breschet et Magendie. hieutaud et Haller doutaient déjà fortement de son existence ; et Sabatier dit : «J’ai montré le muscle antérieur du marteau chaque fois que je l’ai voulu; mais j’ai toujours douté si ce que j’avais sous les yeux était véritablement un amas de fibres musculaires. »

Ce prétendu muscle n’est qu’un ligament triangulaire très-fort, eu égard à l’os qu’il est appelé à maintenir.

Par son sommet, il embrasse toute l’apophyse anférieiire du marteau (apophyse de Raw); en haut, il remonté sur la partie ahté-

rieure du col jusqu’à la tête du marteau, dans l’étendue d’un quart de ligne ; cette portion du ligament est extrêmement mince, transparente, et en grande partie formée par la membrane fibro-muqueuse qui tapisse la caisse.

Après avoir ainsi pris naissance du marteau, ce ligament se porte en avant ; arrivé à la fissure de Glaser, ses fibres supérieures, celles qui naissent de la partie antérieure du col, s’insèrent à la lèvre supérieure de la fissure, et ne sortent pas de la caisse; elles sont parallèles et adhérentes à la corde du tympan , en dehors et au devant de laquelle elles sont placées.

Tout le reste du ligament parcourt obliquement la fissure glénoïdale, en lui adhérant légèrement; à peine sorti de cette fente osseuse , il s’épanouit en se confondant avec la portion externe et postérieure de l’extrémité supérieure du grand ligament latéral interne de l’articulation temporo-maxillaire, et a la même insertion que lui ; c’est-àdire qu’il se fixe à l’épine du sphénoïde et à la partie voisine de la face inférieure du rocher. Plusieurs fibres inférieures vont s’attacher à la partie postérieure du cartilage inter-articulaire, en se confondant avec la partie correspondante de la capsule articulaire (1).

Il est faux qu’aucune de ses portions aille s’insérer, comme on l’a dit (en le décrivant comme muscle) , au fibro-cartilage de la trompe à’Eustaehe.

Ses fibres sont blanches, resplendissantes.

Ce ligament a pour usage général de fixer le marteau, et pour asage particulier d’empêcher le sommet de l’apophyse de Raw d’abandonner la lèvre inférieure de la fissure glénoïdale.

Je le nommerai ligament antérieur du marteau.

(i) Cette articulation est en effet maintenue par une véritable capsule,, e >n pas simplement par des ligamens latéraux.

E. Ligament supérieur du marteau.

Ce n’est qu’un repli de la membrane muqueuse, dans l’épaisseur duquel se trouve du tissu cellulaire assez serré ; le plus souvent il est commun au marteau et à l’enclume; il concourt pour beaucoup à fixer ces deux os entre eux et dans le lieu qu’ils occupent. Il se porte de la tête du maçteau et de la partie supérieure du corps de l’enclume à la paroi supérieure de la caisse , en se dirigeant de bas en haut et de dedans en dehors ; il est relâché quand les deux os se portent en dehors, tendu au contraire lorsqu’ils se dirigent en dedans.

F, Existe-t-il un muscle de l’étrier ?

Cette question est difficile à résoudre. M. Breschet dit l’avoir vu ; M. Magendie, au contraire, affirme n’avoir jamais rencontré de fibre musculaire dans ce petit corps mou qui est logé dans la pyramide; il le regarde donc comme un ligament, qui, par sa nature , se rapprocherait des ligamens élastiques.

S’il nous fallait opter entre ces deux opinions, ce serait la dernière que nous choisirions. En effet, sur plus de vingt sujets que nous avons examinés avec la plus grande attention , nous n’avons trouvé qu’un corps fibreux, blanchâtre, se prolongeant dans les trois canaux qui aboutissent au canal unique de la pyramide.

Comme il eût pu se faire que ce muscle fût entouré d’une gaine fibreuse, comme l’est le muscle du marteau, nous avons incisé ce corps fibreux pour reconnaître s’il ne renfermait pas quelques fibres musculaires , et dans aucune circonstance nous n’avons rencontré ces fibres. Dans un seul cas, nous avons vu un tissu mollasse, rougeâtre, qui avait assez l’apparence de la fibre musculaire, sans que nous pussions assurer que c’en était réellement.

Ce qui s’élève encore contre l’opinion de M. Breschet, c’est que , comme je l’ai observé plus haut, la pyramide manque assez souvent ;

et que, lors même qu’elle existe, elle offre, dans un grand nombre de cas, une cavité qui n’a qu’un quart à une demi-ligne de diamètre, et serait beaucoup trop étroite pour renfermer un muscle ( voyez Pyramide)', joignez à cela que ce muscle est, de l’aveu même de M. Breschet, enveloppé d’une gaîne fibreuse qui doit concourir à remplir cette cavité. Jugez d’après cela de ce que pourrait être ce muscle.

Je considère ce corps charnu comme un ligament qui se rapproche du tissu fibreux élastique : peut-être même n’est-il que du tissu dartoïde, tissu que M. le professeur CruveUhier a rencontré dans un grand nombre de parties de l’économie, où des mouvemens indépendans de la volonté sont nécessaires. Dans le bœuf et dans le cheval,

. c’est un corps dur, résistant, très-tenace , extrêmement élastique , dans lequel je n’ai rencontré, pas plus que M. Magendie, aucune fibre musculaire, bien-que M. Breschet dise y en avoir trouvé.

Du reste, je ne vois pas quelle serait l’utilité de ce muscle, qui, en se contractant, ne pourrait que faire éprouver à l’étrier un mouvement de bascule, en vertu duquel l’extrémité postérieure de sa base serait enfoncée dans le vestibule en se portant en dedans, en même temps que son extrémité antérieure en serait retirée en se dirigeant en dehors. L’exactitude avec laquelle la base de l’étrier est adaptée au contour de la fenêtre ovale ne rend pas non plus ce mouvement présumable.

Je pense que l’étrier n’a que deux mouvemens , l’un dans lequel il se porte directement en dedans vers la cavité vestibulaire ; l’autre par lequel il se dirige en dehors en s’éloignant de cette cavité. Ces deux njouvemens ne sont produits par aucun muscle particulier allant se rendre à l’étrier, mais sont communiqués à cet os par l’enclume, qui est elle-même mise en mouvement par le marteau.

On sait que la face antérieure de l’enclume présente un enfoncement vertical horné par deux tubercules, l’un interne, l’autre externe , tandis que la face postérieure du marteau offre une saillie qui ’engage dans la rainure de l’enclume, et deux enfoncemens qui reçoivent les tubercules de cette dernière; il résulte de cette disposition

une articulation par emboîtement réciproque (i) qui ne permet aucun mouvement entre ces deux os.

Le seul mouvement possible entre les deux surfaces serait un mouvement de glissement de-bas^ en haut, et vice versâ; mais ce mouvement n’a pas lieu , il n’y a d’ailleurs aucune puissance pour l’exécuter : l'enclume^ et le marteau sont donc tellement unis qu’ils peuvent être considérés , eu égard à leurs mouvemens , comme un seul os.

Or, lorsque le muscle interne du marteau, par sa contraction, porte en dedans le manche de cet os, sa tête se porte en dehors en entraînant avec elle le corps de l’enclume , qui exécute un léger mouvement^ de rotation sur le sommet de sa branche horizontale, la branche verticale, au contraire, est portéeen dedans et pousse au-devant d’elle l’étrier, qui se trouve ainsi directement enfoncé vers la cavité du vestibule.

Ce mouvement s’exécute à l’aide d’un levier du premier genre, dont le bras delà puissance est étendu depuis l'insertion du inuscle du marteau jusqu’à la partie du col qui supporte l’apophyse de Raw^ et celui de la’ résistance depuis ce dernier point jusqu’à l’étrier i je me suis assuré maintes fois, sur le cadavre, de la réalité du mécanisme du mouvement que je viens de décrire. Je me charge de lè faire voir aux personnes qui le désireraient.

Nous voyons maintenant pourquoi l’enclume est si solidement unie au marteau, pourquoi elle présente une branche horizontale, pourquoi elle ne touche les parois de la caisse'que par le sommet de cette branche qui est son centre de mouvement; ainsil’enclume se'inèut autour d’un axe fictif (jui la traverse d’avant en arrière, en-passant par la partie inférieure de son corps et par sa branche horizontale. Nous trouvons aussi là, la raison pour laquelle la branché verticale a tant de longueur et est recourbée en dedans vers la tête de Tétrier; '

(i) Genre d’articulation admis pour la première fois par M. Cruveiihier.

on conçoit même l’utilité de l’os lenticulaire qui prolonge en dedans la courbure de cette branche inférieure de l’enclume et porte en quelque sorte les deux os à la rencontre l’un de l’autre et fait que le mouvement de rotation de l’enclume n’a pas besoin d’être aussi étendu. Enfin la forme de l’étrier vient à l’appui de notreopinion ; en effet,»la force communiquée à sa tête est ensuite transmise, par ses deux branches, à toute sa base, qui s’enfonce également dans le vestibule, et non pas seulement par une de ses extrémités, comme cela aurait lieu si le corps logé dans la pyramide était un muscle; envisagé, au contraire, comme ligament, on en conçoit toute l’utilité. Au reste, qu’on le considère ou non comme un muscle, il n’en est pas moins démontré pour moi que le muscle interne du marteau est le muscle de toute la chaîne des osselets de l’ouïe, et en même temps le tenseur des membranes du tympan et de la fenêtre ovale.

3° Labyrinthe membraneux.

Il est composé, comme l’a très-bien indiqué M. Breschet, i' du sinus médian et du sac, cavités membraneuses renfermées dans le vestibule; 2 ° de trois appendices qui vont dans les canaux semi-circulaires; ce sont ces appendices membraneuses que M. Breschet a appelées tubes semi-circulaires.

Sont-elles chez l’homme de véritables tubes ayant une cavité remplie d’un liquide ? c’est ce que je ne puis assurer; ces prétendus tubes sont si fins , si ténus chez l’homme, qu’ils sont ê peine visibles, même à la loupe; il n’en est pas ainsi chez les poissons, où ils ont un diamètre considérable; il pourrait donc se faire que M. Breschet les eût admis chez l’homme par simple analogie. Il dit qu’ils ne remplissent que le quart de leurs canaux demi circulaires osseux réciproques; il eût pu dire, .sanscrainte d’être contredit, qu’ils n’en remplissent que le sixième ou le septième.

Périlymphe (i).

Elle remplit exactement, comme le fait remarquer rauteur que je viens de citer, l’intervalle compris entre le labyrinthe osseux et le labyrinthe membraneux, ainsi que les deux rampes du limaçon ; il a encore raison de dire, contre fopinion de MM. Brugnone et Ribes^ que le labyrinthe ne renferme pas d’air.

5° Vitrine auditive.

Elle remplit le sinus médian et le sac. Les appendices semi-circulaires en renferment-elles chez l’homme? c’est ce que je n’ose assurer.

.6° Otoconie.

La poudre calcaire à laquelle M. Breschet a donné le nom d’otoconie existe en effet dans l’oreille humaine; mais elle offre beaucoup de variétés, tout sous le rapport de sa quantité et de l’aspect qu’elle présente, que de son siège. Chez quelques individus, il en existe à peine: cette [)Oudre ne forme alors qu’une petite tache blanchâtre irrégulière et pointillée , n’ayant qu’un tiers ou une demi-ligne d’étendue.

Toujours cette poudre se trouve dans le sinus médian et dans le sac , mais dans des parties très-variables de ces deux poches : où j’ai cru l’avoir remarquée le plus souvent, c’est vers la partie supérieure du sinus médian, au-dessous de l’ouverture commune des canaux verticaux : deux fois j’en ai trouvé à l’ouverture postérieure du canal horizontal.

(i) Liquide de Cotugno.

Plusieurs fois je n’ai [ as rencontré l’otoconie : peut-être cela tientil à ce que je l’ai mal cherchée.

De ce qui précède, je crois que M. Breschet q fait jouer à l’otoconie un trop grand rôle dans l’audition; je suis porté à penser que cette poudre ne sert pas plus à l’accomplissement de cette fonction chez l’homme que ne servent chez les cétacés les osselets et la membrane cartilagineuse du tympan, et qu’elle n’existe, comme ces dernières parties, que par la simple analogie d’organisation primitive qui règne entre tous les vertébrés.

7 * Nerfs auditifs.

Il est à remarquer que les nerfs auditifs, comme tous les nerfs des sensations exercées par deux organes mis en jeu par un même excitant très-subtil, naissent en partie sur la ligne médiane, en confondant une ou plusieurs de leurs racines. N’est-ce pas ce qui a lieu pour les nerfs optiques, qu’on peut considérer, avec Meckel, comme naissant du chiasma, et pour les nerfs olfactifs, qui naissentaussi sur la ligne médiane par leurracine interne? Cette disposition a sans doute été prise afin de rendre la sensation unique plus précise et plus forte, les deux impressions reçues par ces organes pairs se confondant en une seule, et arrivant aii même point du sensorium commune.

On conçoit alors comment, bien que regardant avec les deux yeux, flairant avec les fosses nasales, écoutant avec les deux oreilles, la sensation soit unique mais plus intense que si un seul organe de chacun de ces sens eût été exercé.

M. Esser est dans l’erreur quand il dit, dans son Mémoire sur les fonctions de l’oreille, que l’anastomose entre les nerfs auditif et facial est très-rare ; je l’ai trouvée chaque fois que je l’ai cherchée avec attention , ce qui ne veut pas dire qu’elle soit constante.

La branche supérieure et antérienre (nerf auditif antérieur des-

poissons) se rend aux deux ampoules antérieures , et peut-être au sinus médian , comme le dit M. Breschet.

La branche postérieur ( nerf auditif postérieur j se divise eu deux branches secondaires ; l’une est antérieure et inférieure, c’est la branche limacienne; l’antre est postérieure et supérieure. Cette dernière (îst moins volumineuse, et située entre la branche limacienne et le nerf auditif antérieur; elle donne, de sa partie postérieure, un petit rameau isolé qui va à l’ampoule postérieure ; tout le reste de cette branche entre dans le vestibule par sa paroi interne, qui offre un petit enfoncement circulaire criblé d’un très-grand nombre de petits trous très-régulièrement disposés. Ce petit enfoncement ressemble assez bien à la face concave d’une écumoire ; le trou central est plus grand que les autres.

Une fois que les filets nerveux ont traversé ces trous, ils semblent se terminer brusquement; de sorte que l’on remarque sur cette partie du vestibule une tache blanche , concave et parfaih'ineut circulaire.

Ici se bornent les réflexions que j’avais à faire sur l’oreillej je vais m’occuper maintenant de quelques points d’anatomie détachés que j’indiquerai plutôt que je ne les décrirai.

J ” Nerf facial.

A. Corde du tympan.

Ce filet nerveux naît du facial, à une distance fort variable du trou stylo-mastoïdien ; cependant, terme moyen , c’est à trois lignes de ce trou qu’il se sépare du tronc nerveux. J’ai vu la corde du tympan naître du facial au moment où cé nerf sort de l’aqueduc de Fallope.

D’après ces variétés, on conçoit que le canal osseux qui transmet le filet nerveux dans la caisse est plus ou moins long et plus ou moins oblique ; mais cela n’empêche pas son ouverture tympanique d’être constamment située au même point.

Plus haut, j’ai décrit le canal de sortie, et j’ai fait voir que ce nerf ne passait pas par la fissure de Glaser.

En quittant soji canal d’étnisssion, la corde du tympan est placée en dedans de l’articulation temporo-maxillaire et de son ligament latéral interne, derrière le trou sphéno-épineux , en avant des extrémités supérieures des muscles péristaphylins et de l’insertion de la portion cartilagineuse de la trompe aux os voisins; elle descend ensuite obliquement en dedans, entre les muscles ptérygoïdiens, jusqu’au nerf lingual, avec lequel elle se confond.

Il était important que la corde tympaniqiie ne passât pas par la fissure glénoïdale : autrement elle eût été comprimée ou au moins tiraillée dans les mouvemens de circumduction de latéralité et de rétropulsion directe de la mâchoire.

C’est par une simple vue d’esprit, et purement dans l’intention de faire communiquer le ganglion spliéno-palatin avec le ganglion sousmaxillaire, que M. H. a considéré la corde du tympan comme

appartenant au filet supérieur du'nerf vidian, et lui a fait successivement abandonner les nerfs.facial et lingual pour aller se terminer dans le dernier ganglion précité.

Rien de cette disposition ne peut être anatomiquement démontré; de plus, j’ai observé à l’hôpital Saint-Louis, sur un jeune homme âgé de dix-neuf ans, un fait qui s’élève tout à fait contre l’opinion de M. ('loquet.

Ce jeune homme, scrophuleux, était atteint d’une otorrhée chronique qui datait, disait-il, depuis l’âge de six à sept ans.

Chaque fois que, pour nettoyer l’oreille malade, il introduisait un instrument profondément et le dirigeait en haut, il éprouvait instantanément une douleur vive qui se propageait presque tout le long du bord de la langue correspondant à l’oreille gauche malade.

J’e.xaminai l’oreille; je vis que la membrane du tympan était détruite; et je pus vérifier par expérience ce que le malade m’avait dit éprouver quelquefois lorsqu’il nettoyait son oreille; j’attirai alors son attention d’une manière spéciale sur le siège de la douleur, qu’il me

dit régner sur la partie inférieure du bord gauche de la langue, dans l’étendue de ses deux tiers postérieurs environ.

B. Dans la majorité des cas , le volume de la branche temporofaciale de la j)ortion dure de la septième paire esL accru de plus de la moitié par les filets que lui envoie derrière le col du condyle 'de la mâchoire la branche temporale superficielle du maxillaire inférieur.

On peut ainsi expli,quer le grand nombre de rameaux qu’elle fournit, et qui ne sont pas en rapport avec son volume primitif.

Ou sait que le tic douloureux siège le plus souvent sur les rameaux de la cinquième paire, et que, quand il se manifeste sur le nerf facial, c’est surtout sur la moitié supérieure de ce nerf qu’on l’observe; peutêtre cela tienl-il à ce que celte moitié supérieure est en grande partie formée par la cinquième paire, qui est presque entièrement un nerf du sentiment, le facial, au contraire, un nerf insensible et instinctif: aussi ses filets se perdent-ils dans tous les muscles de la face ; je défie d’en montrer qui aillent sc perdre à la peau ou à la muqueuse buccale, comme on peut le démontrer facilement pour le nerf de la cinquième paire.

2 ° Nerf pneumo-gastrique.

Plexus pulmonaire. 11 n’y a pas deux plexus de ce nom , comme on pourrait le penser, d’après la description qu’en donnent les auteurs , mais bien un seul, chaque pneumo-gastrique envoyant de sa partie pulmonaire el plexiforme une , deux ou trois anses nerveuses anastomotiques à celui du côté opposé. Ces anses passent derrière la trachée-artère et les oreillettes, de la partie inférieure de ces anses naissent de petits plexus, qui se réunissent en un ou deux rameaux nerveux principaux, quelquefois en un plus grand nombre, pour se distribuer à la partie postérieure de l’œsophage dans un trajet plus ou moins long; quelques-uns s’y perdent, les autres se jettent dans les cordons œsophagiens droit et gauche, dont ils augmentent le volume.

3* Plexus cervical.

Il présente presque constamment trois branches ascendantes au lieu de deux, la mastoïdienne et l’auriculaire : je donnerai à la troisième branche, qui est antérieure, le nom de sus-maxillaire, parce qu’elle se distribue à la peau de la joue qui répond à la branche de la mâchoire.

J’ai vu sur une pièce que j’ai déposée dans le Muséum delà Faculté les rameauxsus-claviculaires du plexus cervical traverser la clavicule pour se distribuer aux graisses et à la peau situées au-dessous de cet os. Cette particularité montre d’une manière beaucoup plus péremptoire que toutes les expériences de Duhamel, Hunter, Béclard, etc., l’accroissement des os par juxta-position ou de dehors en dedans ; ce qui ne contredit pas celui par intus-susception.

4“ Grand sympathique.

A. Ganglion cervical supérieur. 11 donne constamment de sa partie inférieure et interne un filet qui se porte en bas et en dedans en passant derrière les vaisseaux elles nerfs du col ; puis arrivé au niveau du larynx, il s’anastomose avec l’extrémité supérieure du nerf laryngé récurrent, avant que ce dernier ne se jette dans le larynx.

B. Ganglion cervical inférieur. Celui de gauche donne de sa partie inférieure un rameau qui descend dans la poitrine sous la plèvre, croise la face antérieure de la fin de la crosse de l’aorte , puis vient se jeter dans le plexus pulmonaire.

5° Artère méningée moyenne.

Je l’ai vu naître dans l’orbite de l’artère ophthalmique ; elle sortait de la cavité orbitaire par ta partie externe de la fente sphénoïdale , pour prendre son trajet accoutumé ; l’artère méningée était remplacée par un rameau capillaire, qui se perdait après sept à huit lignes de trajet.

6° J’ai rencontré une fois l’artère obturatrice naissant de la circonflexe iliaque ; elle se portait presque aussitôt en dedans, en passant au-dessus des ouvertures internes des canaux inguinal .et crural, descendait ensuite en passant derrière le ligament de Gtmèerwrtt, vers le trou obturateur : cette artère eût pu être coupée dans un débridement en haut.

7 ° Veines qui donnent naissance à la veine cave supérieure.

A. Azygos. On remarque aussi souvent, peut-être même pourrait-on dire plus souvent, deux veines azygos qu’une seule : dans ce cas, l’azygos gauche, toujours moins volumineuse que la droite, se rend dans ta veine sous-clavière gauche.

B. Quelquefois il n’y a qu’une seule veine thyroïdienne inférieure, au lieu de trois que l’on remarque ordinairement.

C. J’ai vu la veine faciale gauche se rendre dans la veine jugulaire externe droite.

D. Le tronc veineux qui correspond à l’artère maxillaire interne forme constamment un plexus très-compliqué qui entrelace les deux muscles ptérygoïdiens.

Veine cave inférieure.

A. Veine rénale. Sans parler des variétés, du nombre et du volume de cette veine, je dirai qu’il lui arrive souvent de fournir direçtetement les veines testiculaire , azygos, la première lombaire et quelquefois même la deuxième. Toutes les remarques que je viens de faire sur les nerfs et sur les veines peuvent être vérifiées sur des pièces que j’ai déposées dans les cabinets de la Faculté.

8* L’aponévrose cervical^ a , dans quelques cas, un muscle tenseur très-prononcé, qui, par son extrémité inférieure charnue, s’attache à la clavicule , et par la supérieure aponévrotique, se confond insensiblement avec l’aponévrose.

Page 1