IMPRIMERIE GÉNÉRALE DE CH. LARURE
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ACÈS OU ACAS
PAR M. A. GHABOUILLET
Membre résidant.
( ExtrmU du XXTX* volume des Mémoires de la Société impériale
des Aniiqiuâree de France,)
La Bibliothèque impériale vient de faire une brillante acquisition dont je suis heureux d'apporter ici la première nouvelle. Il s'agit d'un statère d'or, dont la légende nous apprend l'existence d'un roi qui n'est mentionné dans aucun des écrits qui nous restent de l'antiquité. De pareilles découvertes ont toujours été et seront toujours un événement pour l'érudition; on en attend naturellement les moyens de combler quelques-unes des regrettables lacunes des testes; et bien que cet espoir ait été trop souvent déçu, il faut reconnaître qu'après tout on leur a dû déjà de précieux enseignements. Si l'on
n'a pas reconstitué les biographies des rois ou
2 DIS»RTATION SUR UN STÀTÈEB D'OE
princes incertains signalés par Eckhel, dans un curieui chapitre de, sqa grand ouvrage % la critique a cependant jeté quefques lumières sur certains de ces personnages, et n'a certes pas tiré un médiocre parti des découvertes multipliées de médailles de roi^ inconnus, gr^cs ou scythes de la Chersonèse Taurîque et de la Bactriane faites depuis l'illustre organisateur de la numismatique.
Les monnaies de rois inconnus ne sont donc pas de simples curiosités, bonnes à satisfaire l'amour frivole des raretés, ce sont des documents historiques dignes de là plus sérieuse attention. Aussi n'ai-je rien négligé pour arriver à soulever un coin du voile mystérieux dont s'enveloppe le remarquable monument qui vient d'entrer dans le cabinet impérial. Malgré mes efforts, je n'ai pas réussi h^ lui arracher tous ses secrets: j'espère néanmoins que ce travail ne paraîtra pas inutile à mes confrères, et (qu'ils accueilleront favorablement les observations que, chemin faisant, j'éû été amené à. présenter sur divers points de numismatique ou d'histoire gui se rattachent étroitement à son objet principal.
i . Voyez, Doctrina numorum veterum^ t. IV, p. 1 67. Numi règum principumque intertorum .
su BQI VfpBfOfU fCiS OU ICIS.
Étude du type de notre statère.
Avant d'entrer en matière, je crois dçyoir établir l'authenticité de ce précieux monument de teUe Gaçon qu'il ce puisse jamais s'élever d'inquiétude à cet égard dans l'çspj-it des savants qui, sans tenir l'original entre leurs mains, pourraient un jour avoir à s'en occuper. Je déclare donc que que le statère dont je viens entretenir la Société des Antiquaires, n'est entré dans le cabinet impérial qu'avec l'assentiment unanime du personnel de cet établissement, et, en outre, que depuis qu'il y est placé à la disposition de tous, il n'est pas un des numismatistes qui t'ont vu quin'ait hautement reconnu son incontestable sincérité. Quant au dessin de M. Dardel, qui accompagne ce mémoire, j'en certifie la parfaite exactitude , et j'ajoute que l'excellente conservation de cette médaille, ainsi que la netteté et la régi^larit^ des caractères gravés au revers, ne permettent pas
4 DI8SBI|(tâ^I0N sur UNSTAtÈRB d'OR
Tombre d'hésitation au sujet de la lecture de la légende.