I . Hérodote, IV, i 0. Diod. H, XUÏI
î. i)iod.,XX, 24.
S. BelL Milkrid.y 88.
4. Voyez XXIV, 5. C'est ce chef que Paosaniaa nomme BtiXYlOf . Cf. X, 19,7.
5. Voy^ la monnaie de Gétas dans le Syib^e ofancieni^ unedited coins de James Milling^ p. 45.
DO ROI INGONRU ACto. 47
nous a seule fait connaître, devait appartenir au rameau gète de la race scythique.
Je viens de rappeler quelques noms scythiques qui ne sont pas sans analogie, ou tout au , moins sans assonance avec Àcasy l'une des deux formes possibles du nom inscrit sur notre statère; on en pourrait citer autant qui se ter^ minent par les deux syllabes, Aeès. On peut vérifier Texactitude de cette assertion en notant ces noms dans les divers auteurs de Tantlquité qui ont parlé des Scythes et plus facilement en parcourant la dissertation qui précède le chapitre de la' Chersonèse Taurique dans le t. II du Corpus Inscriptionum Grœcarum de Boeckl^. Je me contenterai de rappeler le nom du Scythe ou du Parthe qui fonda la dynastie des Arsacides, Arsacès, 'Ap(7-axv)ç; ceux de Pharnacès, d'Arbacès, et une foule d'autres que la mémoire seule fournirait, afin de montrer qu'Acès indiquerait avec autant de vraisemblance qu'Acas, Torigine scylhique du roi inconnu qui nous occupe. Cette forme finale \'m% dut être originairement un vocable dont le sens ne serait pas impossible à fixer, puisqu'on le retrouve dans axtvoxYi;, nom du cimeterre que les Scythes adoraient et dont Hérodote et Lucien parlent à plusieurs reprises*. Ces deux syllabes ne forment elles pas auissi le nom d'un des
i. Hérodote, IV, 62. Lucien. Tbxaris.y ch. xxxviii. Ce terme aurait-il un radical commun avec le grec dx^, pointe, tranchant?
48 DISSinUTlON SUR UN STATÈRK D*OB.
grands fleuves de THyrcanie^ contrée scy(hique\ et ne le retrouve-t-on pas encore dans le nom d'un fleuve de la Sarmatie cité par Ptolémée % 1 *A^iax7ic, qu'on croit être le Téligol en Podolie. La numismatique nous montre aussi chez les $cytheSy dont les noms sont parfois si démesurément longs, un assez grand nombre de noms brefs , dissyllabiques mêmes ainsi que celui d'Âcès^ ceux par exemple des rois de la Bactriane Mayès et surtout AzèS| dont Tanalogie avec notre Acès ne peut être méconnue'.
Acès ou Acas était donc d'origine asiatique, et très-probablement scy thique ; je ne crois pas qu'il y ait à hésiter sur ce point ; mais je me prononcerai avec moins d'assurance au sujet de la contrée où a dû être frappé le statère qui nous a révélé son existence. L'absence de monogramme, ainsi que la banalité du type qui a entraîné le défaut de physionomie locale signalé plus haut, ne nous laissent aucune prise pour déterminer le coin de l'Europe ou de P Asie auquel appartient cette monnaie. Notre ignorance absolue de ce que fut en réalité Acès, est également un obstacle
i. Hérodote, m, 117. C'est le fleave qa'Hésychius désigne sous la forme Yoisine Sxiç et qn'on croit être TOxiis.