‹ Dissertations bibliographiquesChapitre 22 sur 24 · Rimes redoublées, du même. Paris, Cl. Nego , 1671, in · texte numérisé non relu

Rimes redoublées, du même. Paris, Cl. Nego , 1671, in

Nota. — D’Assoucy avait été lié avec Molière dès l’époque de l'illustre Théâtre; il raconte, dans ses Aventures d’Italie, l’heureuse rencontre qu’il fit de la troupe comique des Bejart, à Montpellier et à Pezenas, en 1653 ou 165 J, et il rapporte dans ses ouvrages deux lettres adressées à Molière, qui avait promis de lui confier une pièce à mettre en musique. Le pauvre d’Assoucy eut souvent recours à la bourse de son ancien ami.

8. Les Œuvres de feu M. de Bouillon. Pans, Cl. Barbin, 1663, in-12.

Nota. — Voyez, dans l'Histoire de la vie et des ouvrages de Molière, par M. Taschereau (Paris, Furne, 1863, in-8, page 129), comment Molière fut pris

pour arbitre par scs amis qui hésitaient à se prononcer sur le mérite des deux versions du conte de Joconde, imité de Boccace et mis en vers simultanément par M. de Bouillon et par La Fontaine.

9. Recueil de quelques pièces nouvelles et galantes tant en prose qu’en vers. Cologne, Pierre du Marteau, i 663 et 1667, 2 vol. petit in-12.

Nota. — C’est dans ce recueil, imprimé par les Elzeviers de Leyde, que parurent pour la première fois le Voyage de Chapelle et de Bachaumont, les premières Satires de Boileau, et notamment celle adressée à Molière, plusieurs pièces de La Fontaine, etc.

1 0. Bijou du Parnasse, par M lle de Morville, comédienne de la troupe de Chambord, Grenoble, Jean- Nicolas , 1670, in-12.

Nota. — M llc de Morville avait fait partie de la troupe de Molière pendant les représentations extraordinaires données devant le roi au château de Chambord en 1669 et 1670. On trouve, dans son recueil, différentes pièces qui ont trait à Molière, quoiqu’il n’y soit pas nommé, et d'autres composées en l’honneur de M Ue du Parc.

11. Œuvres diverses du sieur D. il’**, avec une imitation de quelques chœurs de Sénèque le tragique. Paris, Claude Barbin , 1670, in-12.

Nota , — Hesnaut, l’auteur de ce recueil, avait été le condisciple de Molière au collège de Clermont et resta toujours son ami.

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12. Œuvres diverses deM. de Cyrano de Bergerac. Paris , Ant. de Sommaville, 1661, 3 part, in-12, contenant l’Histoire comique des Estats et Empires de la Lune; Lettres satyriques et amoureuses, et le Pédant joué.

1 3 . Nouvelles Œuvres du môme, contenant l 'Histoire comique des Estats et Empires du Soleil, et autres pièces divertissantes. Paris, Ch. de Sercy , 1662, in-12, avec portr.

Nota. — Cyrano avait été, en même temps que Molière, l’élève de Gassendi. Ses œuvres ne parurent qu’aprèssa mort; mais Molière, qui lui a fait plus d’un emprunt et qui estimait beaucoup sa comédie du Pédant joué , possédait au moins un exemplaire du recueil de ce « fou divertissant, » comme il avait qualifié son ancien condisciple.

14. Lettres portugaises traduites en françois. Paris, Cl. Barbin , 1669, petit in-12.

Nota. — Ces Lettres furent publiées par Guille— ragues, qui étaitun des amis particuliers de Molière. On a prétendu qu’il en était l’auteur. On les attribua aussi à Subligny, qui passait pour avoir prêté plus d’une fois sa plume fine et mordante aux vengeances de Molière.

15. Les Sentimens du jeune Pline sur la poésie, tirés de quelques-unes de ses lettres par M. de Fourcroy. Paris, Lamy, 1660, in-12.

Nota. — Fourcroy, avocat et poète, était un des

familiers de Molière, qui lui reprochait seulement de crier trop haut.

16. Nouveau Dictionnaire des rimes, par P. Richelet. Paris , Billaine, 1667, in-12.

Nota. — Richelet resta toujours dans l’intimité de Molière, qui lui pardonnait son caractère agressif en faveur de son esprit; mais Richelet, après la mort de son illustre ami, ne tarda pas à se brouiller avec Boileau, La Fontaine et les derniers survivants de la société d’Àuteuil.

17. Satyres du sieur D... Paris, L. Billaine, 1666, in-12. Première édition publiée par l’auteur.

18. Les mêmes, seconde édition. Paris, Thiery , 1667, petit in-12.

Nota. — Molière possédait certainement les deux premières éditions des Satyres deBoileau, qui furent réimprimées au moins dix fois en France , sans compter les contrefaçons étrangères, avant la publication des Œuvres diversestl674), que Molière n’eut pas le plaisir de voir paraître.

19. Histoire delà dernière révolution des États du Grand Mogol, par François Bernier. Paris , Barbin , 1670, 4 vol. in 12.

Nota. — François Bernier, au retour de ses longs et aventureux voyages dans les Indes orientales, retrouva Molière , dont il avait été le camarade de collège, et renoua des relations d'amitié avec lui.

20. Entretiens sur la Philosophie, où les matières les plus difficiles sont expliquées suivant le senti-

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ment de M. Descartes, par Jacques Rohault. Paris, Mich. Le Petit, 1671 , in-8.

Nota. — Molière n’était point assez absolument gassendiste pour rester indifférent aux travaux de son ami sur la philosophie de Descartes. On peut croire que Rohault , qui était de la société intime de Molière, l’avait consulté plus d’une fois et s’était conformé à ses idées pour la composition de cet ouvrage.

21 . Le Poète chrétien passant du Parnasse au Calvaire, par le sieur Desfontaines. Caen, 1648, in-8.

Nota. — Il est permis de supposer que Desfontaines, qui avait été avec Molière un des fondateurs de l'illustre Théâtre, n’avait pas manqué de lui adresser ce recueil de poésie religieuse, pour témoigner d’un changement complet dans son genre de vie. Le sieur Desfontaines s’était converti, en effet, et ne travaillait plus pour la scène. Molière avait eu sans doute, à une autre époque, les romans de son ancien associé : Les heureuses infortunes de Celianle et Marilinde (Paris, 1G36, in-8); les Galantes vertueuses, histoire véritable arrivée pendant le siège de Turin (Ibid., 1642, in-8) ; l’Inceste innocent (Ibid., 1638, in-8) ; l'illustre Amalasonthe (Ibid., 1645, 2 vol. in-8), etc., mais ces ouvrages-là n’étaient pas de ceux que Molière pouvait avoir conservés pendant ses pérégrinations dramatiques.

22. Le Cabinet de Louis XI, contenant divers fragments, lettres, intrigues, non encore veues, re-

cueillies de diverses archives. Paris, Quinet, 166f, in-12.

Nota. — L’éditeur de ce curieux petit livre était Jean-Baptiste Tristan l’Hermite de Soliers, qui s’appelait le sieur de Vozelle avant la mort de son frère François, seigneur de Soliers, membre de l'Académie française, décédé à Paris le 6 décembre 1655. Le sieur de Vozelle, allié du comte deModèneetamidesBejart depuis longues années, avait fait partie de la société de l ’ Illustre Théâtre. On peut assurer qu’il avait donné tous ses ouvrages à Molière, et surtout celui-ci, qu’il nommait les « archives d’honneur de la maison de Tristan l’Hermite, » à cause du redoutable compère de Louis XI.

23. Le Page disgracié, où l’on voit de vifs caractères d’hommes de tous tempéraments et de toutes professions. Paris , Boutonné, 1665 ou 1667, 2 vol. in-8.

Nota. — L’auteur de ces curieux mémoires autobiographiques, qui parurent d’abord en 1643, est François Tristan l’Hermite, avec qui Molière était lié depuis le commencement de ses habitudes chez Madeleine Bejart. On doit supposer que si Molière n’avait pas tous les ouvrages en vers et en prose de ce fécond écrivain , il avait du moins la seconde édition du Page disgracié, publiée par les soins du sieur de Vozelle, frère de Tristan. Il y a dans les comédies de Molière quelques imitations ou réminiscences de ce roman historique et philosophique.

24. Histoire de la Floride, trad. de l’espagnol de Garcilasso de la Vega, par P. Richelet. Paris, Clousier, 1670, 2 vol. in-12.

Nota. — Encore un volume qui devait se trouver avec un ex-dono parmi les livres de Molière.

23. Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine. Paris, Cl. Barbin, 1668, 2 vol in-12.

26. Contes et Nouvelles en vers, de M. de La Fontaine. Paris, Cl. Barbin, 1665, petit in-12. — Secônde partie des Contes et Nouvelles , en vers , du môme. Ibid., id., 1666, in-12. — Contes et Nouvelles en vers, du môme : troisième partie. Ibid., id., 1671, in-12.

27. Les Amours de Psyché et de Cupidon, par M. de La Fontaine. Paris, Cl. Barbin, 1669, in-8.

Nota. La Fontaine avait probablement donné plusieurs éditions de ses ouvrages à Molière, mais nous voulons croire que celui-ci n’avait conservé qu’un seul exemplaire, avecdédicace, des Fables, des Contes, et des Amours de Psyché, qu’il relisait souvent.

28. Théâtre de P. Corneille, reveu et corrigé par l'Autheur. Imprimé à Rouen et se vend à Paris chez Aug. Courbé et Guill. de Luyne, 1660, 3 vol. in-8, fig.

Nota. — Outre la grande édition in-fol. des Œuvres de P. Corneille, Molière avait certainement un exemplaire d’une édition plus usuelle, qü'ii pouvait emporter dans scs promenades solitaires, et cet exem-plaire était aussi un don de l’illustre auteur.

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