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L’Office de la Sainte Vierge, trad. en François

tant en vers qn'en prose, avec les sept psaumes pénitentiaux, les vespres et compiles du dimanche et tous les hymnes du Bréviaire romain, par P. Corneille. Paria, Rob. Ballard, 1670, in-12.

Nota. — Si P. Corneille n'avait pas donné à Molière l’Office de la Sainte Vierge , il l’avait offert, avec sa candeur ordinaire, à Madeleine, sinon à Armande Bejart.

30. Les six livres de Lucrèce, de la Nature des choses, traduits par Michel de Marolles, abbé de Villeloin, seconde édition, revue, corrigée et augmentée de tables et de remarques nécessaires. Paris , de Luyne, 1659, in-8.

Nota. — L’abbé de Marolles ne dit pas qu'il ait envoyé ses livres à Molière , dont le nom manque dans le Dénombrement où se trouvent les noms de ceux qui m’ont donné de leurs livres ou qui m'ont honoré extraordinairement de leurs civilités; mais on doit présumer qu’il lui avait offert du moins celte

seconde édition de Lucrèce traduit en prose , car,

dans sa préface, il parle de la traduction en vers que préparait alors un bel esprit, et plus tard, lorsqu’il traduisit lui-méme en vers le poème de la Nature des choses, imprimé in-4 en 1677, il annonça positivement que ce bel esprit, qui n'était autre que Molière, s’était servi de sa traduction en prose pour imiter en vers libres les plus beaux endroits de Lucrèce. Voy. la dernière édition de l’Histoire de la vie et des

ouvrages de Molière, par M. Taschereau, p. 108 et

Il nous parait bien difficile que l'abbé dcMarolles, qui distribuait à profusion les exemplaires reliés de ses traductions, ait oublié de présenter au moins à Molière le Sénèque (1660, 2 vol. in-8), le Térencc (1639, 2 vol. in-8) et le Plaute (1658, 4 vol. in-8). Dans tous les cas, Molière possédait assurément cette traduction des comédies de Plaute, la seule qui eût été encore publiée et dont il s’est servi dans son Amphitryon et dans son Avare.

31. Histoire des révolutions de Naples depuis l'an 1647 jusqu’à la prison de M. le duc de Guise, par le comte de Modène. Paris, Bouillard, 1666-1668, 3 vol. in-12.

Nota. — Molière avait eu grande part à cet ouvrage ; il l’avait, sinon écrit tout entier, du moins revu et corrigé avec soin, car on y reconnaît son style dans bien des passages. Le comte de Modène n’avait pu moins faire que d’offrir dans la maison Béjart plusieurs exemplaires d’un livre publié sous son nom avec la collaboration secrète de Molière.

32. Le Grand Dictionnaire des Pretieuses, historique, poétique, géographique, cosmographique, chronologique et armorique, où l’on verra leur antiquité, costume, devises, etc., par le sieur de Somaize. Paris , Jean Ribou , 1 661 , 2 vol. in-8.

Nota. — Cet ouvrage, auquel l’auteur avait préludé par le Grand Dictionnaire des Pretieuses, ou la

Clef de la langue des ruelles (Paris, J. Ribou, 1660, pet. in-12), avait sa place marquée dans la bibliothèque de l’auteur des Précieuses ridicules , quoique le sieur Baudeau de Somaize ait été un des ennemis les plus acharnés de Molière.

33. La Fausse Clélie, histoire Françoise, galante et comique. Paris, Cl. Barbin , 1670, in-12.

Nota. — L’auteur de ce roman, lequel eut beaucoup de succès, quoique l’édition de Paris paraisse avoir été soigneusement supprimée, était Subligny, avocat au Parlement, qui s’était attaché à Molière et qui composa, sans doute à son instigation, une comédie en trois actes et en prose, la Folle Querelle, représentée au théâtre du Palais-Royal en 1668. Cette comédie, dirigée contre Racine, fut attribuée à Molière, qui n’y était probablement pas étranger, et les brouilla complètement l’un et l’autre, sans espoir de réconciliation.

34. Aventures et Mémoires de Henriette Sylvie de Molière. Paris, Cl. Barbin , 1672, 6 part, in-12.

Nota. Ce roman, dans lequel il y a probablement quelques allusions détournées à la vie et à la personne de la femme de Molière, qui était alors à l’apogée de sa renommée théâtrale et galante, fut attribué à Subligny et à M mc de Villedieu. Quel qu’en fût l'auteur, si cet auteur anonyme n’en avait pas adressé un exemplaire à Molière et à sa femme , on peut supposer que l’un ou l’autre l’avait acheté dès son apparition, avec l’idée de poursuivre en justice

l’auteur et le libraire, si le livre renfermait des faits calomnieux. Les amis de Molière lui représentèrent probablement que son nom n'était qu’un nom de comédie, et que chacun pouvait le prendre là où il l’avait pris lui-même.

35. — Les Amours de Tristan et autres pièces très-curieuses, du même, Paris, Gabriel Quinet, 1662, in-12.

Nota. — Ce volume des œuvres posthumes de François Tristan l’Hermite, fut recueilli et publié par son frère Jean-Baptiste l’Hermite de VozeJle, qui était resté un des habitués de la maison de Molière, ou plutôt un des intimes de Madeleine Bejart. lin grand nombre des pièces rassemblées dans ce recueil avaient été fournies par le comte de Modène, qui avait épousé en secondes noces une fille de J. B. Tristan l’Hermite.

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