‹ Dissertations sur la vérité de la religion, savoirChapitre 9 sur 47 · Ô DISSERTATIONS · texte numérisé non relu

Ô DISSERTATIONS

précédées, n'ont pas osé les imiter. Toutes ont lu le Nouveau Testament de même que les catholiques. Quoiqu'on leur montrât leur condamnation écrite dans ce livre divin, elles l'ont respecté. Elles détournent le sens du texte, elles n'en contestent pas la pureté. Nous avons cependant vu , dans ces derniers temps , la tentative des premiers hérésiarques se renouveler et avoir le même succès. Les novateurs, qui, depuis le dix -septième siècle , s'efforcent d'obscurcir la doctrine de l'Eglise sur la grâce, avaient imaginé de faire à Mons une nouvelle édition du Nouveau Testament selon la Vulgate , et de substituer à un mot contraire à leur erreur, une autre expression qui y était plus favorable (1). Mais le piège a été aussitôt découvert que tendu. L'Eglise universelle s'est élevée contre cette perfide innovation. A l'édition falsifiée, elle a opposé toutes les éditions , tous les manuscrits , toutes les versions du texte sacré ; et les auteurs de la supercherie n'en ont recueilH que de la honte.

LXXXïY. Telle a donc été dans tous les temps la profonde vénération , tel a été le vif attachement des fidèles de toute l'Eglise pour le livre divin, où ils trouvaient le principe de leur foi , le fondement de leurs espérances, la règle de leur vie, que ces sentiments ont repoussé constamment tout ce qui pouvait porter atteinte à sa pureté et à son intégrité. Les évêques étaient soigneusement occupés à conserver intact ce précieux dépôt qui leur était confié; et les peuples euxmêmes ne souffraient pas qu'on y portât atteinte. Nous trouvons dans l'histoire ecclésiastique plusieurs faits qni le démontrent.

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