‹ Dissertations sur le prêt-de-commerce (volume 2)Chapitre 33 sur 74 · Ces principes restreignent infiniment l'u · texte numérisé non relu

Ces principes restreignent infiniment l'u

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siire. S'il n'y a d'usure que lorsque l'argent prêté doit être employé à l'acquisition d'une chose fongible, on sera donc innocent de ce crime toutes les fois que l'on prêtera à qur que ce soit, pour un objet qui ne sera pas fongible. Ainsi un pauvre manquant d'habits , et d'argent pour en acheter, on pourra sans usure lui prêter à intérêt pour acheter un habit : car enfin un vêtement n'est point une chose fongible. Le prêt à la petite semaine , si sévèrement condamné, si justement abhorré, ne sera plus une usure; car on ne peut se le dissimuler, c'est un vrai prêtde- commerce. On peut appliquer à ce prêt l'exemple des trois contrats. On peut démontrer que l'intérêt est proportionné au gain que font les marchands avec l'argent prêté. Puisqu'il y a entre le prêt à la petite semaine et le prêt-decommerce une parité exacte; puisque le prêtdè-commerce n'est pas usuraire j le prêt à la petite semaine ne l'est donc pas non plus. Qui est-ce qui peut soutenir une pareille conséquence ?

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