XXIII. C'est donc à tort que nos adversaire
prétendent que la loi chrétienne étant plus parfaite que la loi judaïque, la loi de la charité impose aux Chrétiens des obligations au moins aussi parfaites qu'elle en imposoit aux Juifs • entre eux; et que l'usure étant défendue entre les Jui&, doit l'être à plus forte raison entre les^ Chrétiens.
Il n'est pas vrai que les Chrétiens soient tenus en tout point à de plus grands devoirs, ou feulement aux mêmes offices de charité qut étoient prescrits aux Juifs envers les autres Juifs. Tostat, l'un des meilleurs Commentateurs, le dit expressément. <c Lex Moysis circa quœdam y> excedit legem Christi; et ita quantum ad quse- ^ dam obligabantur Judaei ad agendum pUis*