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Orthoc. Xiphias avait existé sur l’horizon de Trenton et reparaît sur celui de Hudson-River.

Céphalopodes siluriens de la Bohême.

4 mo Série: PI. 351 à 460.

Formes droites, (suite.)

Introduction.

La quatrième et dernière série des planches de nos Céphalopodes, que nous présentons aujourd’hui au public savant, comprend les N 0 ’ 351 à 460 c. à d. 110 planches.

En tenant compte de la planche intercalaire 240 bis, notre travail sur les Céphalopodes siluriens est maintenant illustré par 461 planches, renfermant ensemble environ 8200 figures.

En comparant ce chiffre avec le nombre total des formes de la Bohême 979 et d’environ 67 formes étrangères, décrites et figurées dans notre ouvrage, on voit que chacune de nos espèces, ou variétés, est représentée moyennement par environ 8 figures. Celles-ci correspondent à un nombre moyen de 2 à 3 exemplaires divers, plus ou moins complets, de chaque forme nommée.

Ces proportions ne nous paraissent pas exagérées, car l’expérience nous enseigne, qu’on ne peut bien saisir les caractères d’une espèce, qu’en comparant un certain nombre de spécimens. Plus les exemplaires étudiés sont multipliés et variés, plus il est aisé de distinguer les apparences constantes de celles qui sont variables, dans chaque forme spécifique.

En nous arrêtant au terme où nous sommes parvenu, nous sommes loin de penser, que nous avons épuisé la matière relative aux Céphalopodes, auxquels notre volume II. est consacré. Il nous semble, au contraire, que s’il n’était pas présomptueux de compter sur la prolongation des années de grâce, qui nous sont accordées, nous poumons trouver encore divers matériaux instinctifs et dignes de l’attention

des paléontologues, soit dans notre propre collection, soit dans diverses collections, qui n’ont pas été sous nos yeux.

Il est d’ailleurs certain, que les nécropoles de notre bassin sont loin d’être épuisées, surtout en ce qui concerne l’ordre des Céphalopodes, le plus riche, sans comparaison, en espèces et en individus, parmi toutes les classes coexistantes en Bohême, durant la période silurienne.

Nous avons déjà exprimé cette conviction, dans l’Avis placé en tête de la seconde série des planches de notre Vol. IL, publiée en 1866. -Aujourd’hui, nous confirmons ces faciles prévisions, en présentant sur notre Fl. 459, un fossile, qui constitue un nouveau type, appartenant à la famille des Nautilidcs. Le spécimen figuré est unique jusqu’à ce jour et il n’a été découvert que depuis la publication de notre troisième série, en 1868. Il provient de notre bande calcaire g 3, qui nous a déjà fourni quelques genres de Céphalopodes, remarquables par leurs intermittences, et d’autres types rares, exclusivement propres à la Bohême.

Ce nouveau genre, que Bous nommons Adelphoceras, reproduit la forme insymétrique, c. à d. enroulée en hélice, qui, jusqu’ici, avait uniquement distingué Trochoceras, entre tous les Nautilides. Mais, tandisque dans notre classification, Trochoceras occupe le sommet de la première série, composée des types dont l’ouverture est simple et semblable à la section transverse, le genre Adelphoceras étant caractérisé, au contraire, par une ouverture composée ou contractée, vient remplir la place restée vide au sommet de la seconde série, vis à vis Trochoceras. C’est ce que montre le tableau suivant, que nous reproduisons, d’après notre Vol. IL, texte, en rapprochant les trois familles de Céphalopodes, connues dans les terrains paléozoïques.

La seconde série de ce tableau, enrichie de cet important élément, tend donc à se compléter et nous pouvons espérer, que les quelques places, qui restent encore inoccupées dans ses rangs, seront remplies tôt ou tard par la découverte de nouveaux types , correspondant à ceux de la première série. Notre espoir, sous ce rapport, nous paraît d’autant plus fondé, que toutes les contrées paléozoïques peuvent contribuer à accomplir nos voeux et venir en aide à la Bohême.

Classification des Céphalopodes paléozoiques.

Goulot des cloisons

dirigé vers l’arrière

1 re M . r i f

2“> e série

Ouverture simple.

Ouverture composé,

semblable à la section

ou contractée, non semblable

transverse

à la section transverse

Goulot ou siphon

dirigé vers l’avant

Ouverture simple

Famille de* C*oniati«l«**.

oquille j roile ont nroaléet

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plan !

ciTt'if' jGoniatites . deHaan.

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Famille «le* A:iuiilid«>*.

Loges aériennes étendues sur tout le contour de la coquille.

■«quille n hélice

( hélice à | tours I v contigus J' ! ou dis- I 1 joints i ' spire à tours COBligDS

Types hétérogènes

rochoceras i Adelphoceras . Barr.

enquillé Iruilc ou arquée, oh enroulée tant un plan

Xautiliis

. Breyn. Ilcrcoceras . Barr.

«pire i 1

loars 'Gvroceras

Konck.

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avec

crosse

droite

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iltimieulus . Barr.

g. Discoceras Barr.

Nothoceras Barr.

Mfukcs . . . Breyn.

s. g. OphidioccrasB-ATr.

npiilt ) Cyrloeeras . Gnldf.

»i'“ is. g. Piloecras . Sait.

coquille

droite

Orthuceras . Breyn.

s. g. Endoccras Hall, s. g. Gotnoeeraa Hall, s. g. Hurouia . Stok,

Tretoccras . Sait.

Phragmoeerns Brod.

Gomphoeeras . Sovv.

Conoceras Broun BathmoccrasBarr

Famille «le* A*cocéra(i«le*.

Loges aériennes restreintes à, une partie du contour de la coquille.

avec loges aé-

coquille droite, ou

rieaues

persis-

tantes

Aseoceras . . Barr.

(«los.soccrns

arquée, < dam ui

sans lo-

plan

ges aériennes persistantes

Vphrnginitcs Barr.

Dans le Répertoire des Céphalopodes siluriens, qui va suivre, le lecteur trouvera les noms des genres incorporés à ceux que nous conservons dans notre classification. Ces noms, auxquels on est souvent obligé de remonter, dans les recherches paléontologiques, sont énumérés dans la synonymie des genres correspondons, que nous avons adoptés, «à titre de priorité.

Nos 460 planches sont principalement occupées par les Céphalopodes de notre bassin. Mais, dans le but de faciliter l’étude de la famille prédominante des Nautilides, nous avons aussi fait figurer un certain nombre d’espèces, provenant de plusieurs autres contrées siluriennes. Nous leur avons adjoint quelques spécimens, qui appartiennent aux faunes dévoniennes et carbonifères de différentes régions.

Nous avons déjà appelé l’attention sur ceux de ces fossiles auxiliaires, qui remplissent environ 9 à 10 planches dans notre seconde série et qui sont destinés à illustrer divers sujets de nos études générales, sur cette famille des Mollusques. Voir l'Avis qui précède cette série.

Aujourd’hui, nous prions le lecteur de remarquer que, dans notre quatrième série, nous offrons également une suite d’environ 13 planches, consacrées à représenter des Nautilides recueillis dans des bassins siluriens, plus ou moins éloignés de la Bohême, savoir: File de Terre-Neuve, "le Canada et la Scandinavie. Diverses circonstances particulières doivent ajouter plus d’intérêt et d’utilité à la représentation de ces Céphalopodes étrangers, à côté de ceux de notre terrain.

1. Ces Nautilides étrangers appartiennent presque tous à la grande zone septentrionale d’Europe ou d’Amérique; c. à d. à des bassins, qui offrent généralement des formes différentes de celles qui caractérisent la grande zone centrale d’Europe, sur laquelle est située la Bohême.

2. Une grande partie de ces formes étrangères caractérise exclusivement les premières phases de la faune seconde, riches eu Nautilides, dans la zone du Nord, tandisque les phases correspondantes de la même faune, en Bohême, paraissent relativement pauvres en représentans de

la même famille. L'introduction de ces espèces dans nos études est donc destinée à remplir une sorte de lacune naturelle.

3. La plupart des Céphalopodes de la faune seconde, que nous figurons sur nos planches 430 à 434, ont été recueillis dans une formation schisteuse, constituant la côte de l’ile de Terre-Neuve, dans la région voisine des pêcheries françaises et qui ne parait avoir été explorée, jusqu’à ce jour, par aucun géologue. Nous devons ces fossiles au zèle scientifique de M. le Capitaine de frégate Cloué, commandant de la station de Terre-Neuve, en 1859 et 1860. Parmi les spécimens de cette localité, que nous figurons, les uns nous ont été généreusement offerts par M. le Capt. Cloué, et ils enrichissent notre collection. Les autres ont été donnés par lui au Jardin des Plantes à Paris et ils nous ont été récemment communiqués avec beaucoup d’obligeance par M. Lacaze-Duthiers , professeur de Conchyliologie.

Il serait hors de propos, en ce moment, de vouloir faire ressortir les caractères de cette faune de Terre-Neuve. Mais, en jetant un simple coup d’oeil sur nos PL 430 à 434, les savans reconnaîtront aisément les remarquables analogies qu’elle offre avec la faune du Calcaire à Orthocères du Nord de l’Europe. Ils observeront en même temps le contraste frappant, que présentent les beaux et nombreux spécimens fournis par cette localité, en comparaison des fragmens rares et très incomplets des Nautilides, à peu près contemporains, de notre bande d I, qui sont figurés sur nos PI. 245 à 247 et PI. 413 à 415.

Les analogies qui lient la faune seconde de Terre-Neuve avec celle du Nord de l’Europe, beaucoup plus qu’avec la faune correspondante sur le continent Américain, ont déjà frappé M. E. Billings, qui les a signalées en 1865. (Palaeoz. Foss. p. 375.) Les 17 espèces de Céphalopodes qu’il a décrites dans cet ouvrage, proviennent d’une autre partie de l’île. Presque aucune ne paraît identique avec celles que nous figurons dans cette série. Le lecteur les trouvera toutes énumérées sur le tableau relatif à Terre-Neuve, parmi les documens qui vont suivre.

Sur la planche 431, nous avons adjoint aux Céphalopodes de Terre-Neuve quelques fragmens dignes d’atten-

tion et recueillis à Phillipsburgh, au Canada, sur un horizon analogue de la faune seconde, par notre honorable ami, M. Jules Marcou.

4 . Nos PI. 435 à 437 exposent une autre série de Céphalopodes, non moins intéressaus et qui sont considérés comme appartenant à l’une des premières phases de la faune troisième silurienne, dans la contrée du Canada et autres régions voisines. Ce sont principalement des Orthocères, représentés par de larges siphons, qui se trouvent isolés dans la roche, et habituellement sans aucune trace des autres parties de la coquille.

Parmi ces fossiles, dont la science doit la découverte déjà ancienne, aux explorations de notre respectable doyen et maître, M. le Doct. J. J. Bigsby, ceux qui ont initialement reçu le nom de Huronia Stokes, semblent avoir exclusivement existé dans une partie de la grande zone septentrionale, en Amérique. En effet, jusqu’à ce jour, leurs vestiges n’ont été observés, ni dans les contrées de la même zoue en Europe, ni dans celles de la grande zone centrale de notre continent. D'ailleurs, les Huronia paraissent être assez rares dans la contrée elle même, que nous venons d’indiquer, sur le continent américain. Les exemplaires que nous figurons appartiennent, soit au Geol. Survey du Canada, soit à la Société d'histoire naturelle de Montréal. Nous en devons la libérale communication à la bienveillance de M. E. Billings, ainsi que nous l’avons déjà constaté en 1860, dans l’Avis qui précède notre seconde série.

En ajoutant ces formes inédites de Huronia à celles que nous avons déjà reproduites, sur nos PI. 231 — 232, d’après M. le Docteur J. J. Bigsby, et Charles Stokes, les paléontologues auront sous les yeux presque tous les documens importans, que possède aujourd’hui la science, sur ce remarquable groupe d'Orthocères.

5. Nos PI. 438 à 442 renferment une troisième série de fossiles également instructifs. Elle est composée d’Orthocères de la Suède, que nous devons depuis longues années à nos amicales relations avec M. le prof. Angelin, et que ce savant nous a fortement engagé à publier. Tous les spé-

ci mens ayant été recueillis par les mains de ce géologue, la localité d’où ils proviennent et l’horizon auquel ils appartiennent, soit dans la faune seconde, soit dans la faune troisième, nous ont été indiqués par lui avec toute certitude. Nous avons volontiers accepté la tâche de cette publication, pareeque les exemplaires que nous figurons dans cette série et ceux que nous avons déjà exposés sur nos PI. 228 — 230, comme venant de la même source, ajoutent d’importantes notions à celles qui dérivent, soit des plus anciennes publications de Breyn, en 1732, soit des descriptions sans figures de Wahlenberg en 1821, soit des figures très incomplètes données par Hisinger en 1837, avec un texte laconique.

En figurant ces nouveaux spécimens, la plupart très instinctifs des espèces Scandinaves déjà connues, nous ajoutons aussi quelques formes nouvelles et provenant des recherches de M. Angelin. Si, pour la plupart de ces formes anciennes et nouvelles, nous n’avons pas la satisfaction de représenter et de décrire tous les élémens qui doivent les caractériser, c'est que, malgré le zèle bien connu du savant investigateur suédois, il ne lui a pas été possible de découvrir de meilleurs exemplaires.

6. Les Orthocères de l’île de Gothland, que nous figurons, caractérisent un horizon à peu près correspondant à celui sur lequel la grande majorité de nos Céphalopodes se trouvent en Bohême. En comparant ces formes, qui représentent également les premières phases de la faune troisième silurienne, on peut apprécier les affinités et les contrastes, qui existent entre deux faunes, que la science considère comme relativement contemporaines, ou homotaxiques, mais qui portent l’empreinte particulière à chacune des grandes zones paléozoïques, sur lesquelles elles ont existé.

7 . Dans le cours de nos descriptions, nous aurons l’occasion d’appeler l’attention des savans sur les relations et contrastes entre les Orthocères de la Scandinavie et ceux de la Bohême. Mais, nous devons faire remarquer, en passant, que notre PI. 441 constate l’existence dans l’île de Gothland. comme notre PL 291 a déjà fait connaître l’existence en Bohême, vers la même époque, d’une forme de

Orthoc. annulation Sow. qui se distingue par l’absence des anneaux de la surface, en conservant toutes les autres apparences spécifiques. La même absence d’anneaux se reproduit sur l’un des spécimens de la même espèce, figurés parmi les fossiles du groupe de Niagara, New-York, par M. le Prof. J. Hall. (Pal. of New- York. II. PL 64.) La coexistence d’une semblable variation d’un même Orthocère, dans diverses régions, placées sur deux zones différentes et qui possèdent si peu d’espèces identiques, mérite l’attention des savans. En effet, cette variation semble indépendante de l’influence des circonstances locales et, au contraire, inhérente à la nature de l’espèce elle même. Elle tend donc à nous montrer la persistance de l’identité spécifique, malgré les oscillations possibles de certaines apparences de leur enveloppe extérieure, dans quelques individus. Ces individus semblables et exceptionnels ne sont pas devenus la souche d’une espèce nouvelle et sans anneaux, bien qu’ils aient existé sur des points très éloignés, sur la surface du globe, et par conséquent, sous des conditions climatériques très variées, parmi lesquelles il serait difficile de concevoir une invariable opposition à la formation d’un nouveau type spécifique, dérivant de cette variation.

8. Sur la PI. 460 nous figurons Trochoc. Lorièrei Ban - , espèce dévonienne de France, que nous avons déjà mentionnée dans notre texte, Vol. H. p. 76, 1867. Cette forme a été découverte aux Courtoisières (Sarthe) par notre ami M. Gustave de Lorière, à qui nous en devons la libérale communication. Elle se distingue de toutes les autres formes congénères, à notre connaissance, parcequ’elle figure une hélice fortement turriculée et comparable à celle de Turrilites costatus Lamk. type de ce genre (1801) et qui appartient aux horizons moyens de la craie chloritée du bassin de Paris. Nous avons cru intéressant de faire connaître cette espèce, jusqu’ici inédite et qui nous enseigne, que les Nautilides des âges dévoniens avaient déjà montré dans leur évolution une forme, qui s’est reproduite, après un immense laps de temps, parmi les Ammonides, dans les dernières phases de leur existence, vers la fin de l’ère mésozoïque.

Les documens étrangers, que nous venons d’énumérer, pouvant être désormais commodément comparés avec ceux

de la Bohême, nous sommes persuadé, que nos lecteurs s’associeront volontiers à nos sentimens de reconnaissance envers les savans, que nous venons nommer et qui ont eu la générosité de mettre à notre disposition les produits de leurs recherches, ou les richesses des collections qui leur sont confiées.

. Outre les nombreuses formes d’Orthocères, qui sont figurées sur les planches de notre quatrième série, nous présentons un supplément à nos séries précédentes, pour divers genres, savoir:

1. Pour le genre Phragmoceras, nous figurons l’espèce Phragtn. saturum, déjà décrite dans notre texte, Vol. II, p. 237, mais jusqu’ici non figurée. Nous ajoutons aussi les figures relatives à 3 nouvelles formes, que nous nommons:

Phragm. Bolli . . . PI. 454 Phragm. baro . . .PI. 454 Phragm. princeps. . PI. 457

( provenant de la bande calcaire g 3.

En outre, nous représentons de nouveaux spécimens instinctifs de diverses espèces, antérieurement figurées et décrites. Nous nous bornons à citer ici Phragm. Panderi, dont nous avons eu la bonne chance de découvrir quelques exemplaires, qui conservent la trace de lignes colorées dans leur test; PI. 429. Les autres formes sont énumérées dans une liste spéciale, qui précède cette introduction.

2. Pour le genre Gomphoceras, nous n’ajoutons que deux formes nouvelles, représentées par des spécimens incomplets, savoir:

Gomph. evolutum . PL 426 1 provenant de la bande Gomph. sacculus . PL 448 J calcaire g 3.

Ces formes réunies aux trois nouvelles espèces de Phragmoceras , que nous venons de citer, sont dignes d’attention, parcequ’elles contribuent à confirmer, de la manière la plus large, la réapparition déjà signalée pour ces deux types, sur l’horizon de notre bande calcaire g 3, après une intermittence très longue, mesurée par la hauteur des quatre bandes: fl — f2 — gl — g 2, presque toutes composées de calcaire.

3 . Le genre Cyrioccras est celui qui nous a fourni le plus grand nombre d’espèces nouvelles. Nous en figurons 7, outre 2 autres qui ont été déjà décrites, mais non figurées. Ces espèces sont énumérées sur la liste des formes supplémentaires, figurées dans cette série.

En outre, nous présentons de nouveaux exemplaires très Instructifs d’espèces déjà figurées. Ainsi, le lecteur trouvera sur notre PL 429 des spécimens de Cyrt. Orion, qui nous montrent le siphon contre le bord concave, tandisque les individus exposés sur les PL 118 — 140, offrent tous le siphon placé contre le bord convexe. C’est une nouvelle confirmation des vues exposées dans notre texte Vol. II. p. 397, sur l’identité générique de certains Nautilides, malgré leur courbure opposée, exogastrique ou endogastrique.

Nous appelons aussi l’attention sur le spécimen de Cyrt. Uranus PL 448, que nous avons mentionné dans la description de cette espèce Vol. II., texte, p. 644. Ce spécimen a pu être remarqué à l’Exposition Universelle de Paris, en 1867. Nous en devons la libérale communication à l’obligeance de M. Sehary, à qui il appartient. Les dimensions extraordinaires qu’atteignait cette espèce ne peuvent être comparées qu’à celles des plus grands Cyrtocères dévoniens de l’Eifel, qui sont bien connus de tous les paléontologues. Ainsi, cette forme contribue à nous montrer les singulières analogies, qui existent entre la première phase de notre faune troisième silurienne et la seconde faune dévonienne, bien que ces deux horizons soient séparés par d’autres faunes, variées et indépendantes. Nous avons appelé l’attention des savans, sur ces bizarreries paléontologiques, d’abord dans notre Déf. des Col. III., p. 315 , 1865, et plus récemment dans notre mémoire sur la réapparition de Arethusina, p. 14, 1869.

4 . Le genre de singulière structure, que nous nommons Bathmoceras , a été déjà illustré sur nos PL 345 — 346. Mais, depuis que ces planches ont été préparées, nous avons trouvé de nouveaux spécimens, très instructifs, qui sont figurés sur les PL 413 et 450 de la présente série.

Nous saisissons cette occasion pour rappeler, qu’une forme offrant, en partie, les mêmes apparences, a été figurée

en 1823, par M. le Doct. J. J. Bigsby, parmi les Orthocères du lac Hurou. (Trans. Geol. Soc. scr. 2. Vol. I. PL XXVI. fi9- 6 J

En 1834, le Prof. Bronn a fondé un nouveau genre sur ce fossile, en le nommant Conoceras. (Leth. Geogn. I. 98. PI. fi g. 7.)

En 1852, feu Saemann a interprété les apparences de cette forme, comme dérivées de spécimens mal conservés de Gonioceras anceps Hall. (U eh. Nautil. in Palaeontogr. III. p. 153.) Cette opinion a été adoptée dans les dernières éditions de la Lcth. Geognost. par M. le Prof. Ferd. Roemer.

Mais, en considérant l’analogie frappante, qui existe entre l’apparence du siphon dans Bathmoceras et la bande à chevrons superposés, qui se voit sur la figure citée de Conoceras angulosnm Broun., nous avons cru devoir admettre et rapprocher ces deux formes dans la colonne des types hétérogènes, sur notre tableau de classification (p. 5.) Nous pensons même, que des observations futures pourraient aboutir à constater l’identité de ces deux types, et, dans ce cas, la priorité étant en faveur de Conoceras, notre Bathmoceras passerait dans la synonymie.

horizontale et verticale

des Céphalopodes, dans les contréeâ siluriennes.

L’indication et l’énumération de toutes les formes de Céphalopodes, que nous avons découvertes dans le terrain silurien de la Bohême, se trouvent complétées par la publication de la présente série. Nous sommes donc, dès ce moment, en mesure de formuler les principaux résultats de nos observations relatives à l’apparition et à la distribution verticale de tous les représentai de cet ordre, connus jusqu'à ce jour, dans notre bassin.

Mais, pour donner un plus haut degré d'intérêt et d’utilité à cette communication, nous croyons devoir exposer en même temps et d’une manière comparative, les observations analogues, que nous avons faites ou recueillies, sur les Céphalopodes des autres contrées siluriennes, en puisant à toutes les sources scientifiques, à notre portée, depuis l’origine de nos études.

Comme ces documens sont précisément ceux qui, par leur nature, doivent .avoir le plus de poids dans la discussion des hautes questions agitées de nos jours dans la science, nous croyons convenable de les présenter, dès aujourd’hui, d’une manière partielle, en considérant seulement la période silurienne, et en nous réservant de les exposer avec plus d’étendue dans nos études générales et finales, qui embrasseront toute l’ère paléozoïque.

Par suite de divers privilèges naturels, la période silurienne nous paraît être de beaucoup la plus instructive, parmi toutes les périodes, que la science distingue dans cette ère.

Le premier de ces privilèges consiste en ce que les faunes siluriennes sont incomparablement plus riches en formes animales et beaucoup plus contrastantes entre elles, sous le rapport des progrès graduels de leur composition zoologique, que les faunes subséquentes, dévoniennes, carbonifères et permiennes ou dyasiques.

Eu second lieu, dans l’état actuel de nos connaissances, les temps siluriens semblent encore être le berceau de presque tous les types paléozoïques, qu’on voit successivement apparaître, dans les trois grandes faunes, qui se succèdent durant cette période. Chacun de ces types, dans sa première apparition, loin de se montrer sous une forme embryonnaire et imparfaite, possède, au contraire, dans son enveloppe testacée, la plénitude des caractères, qui distinguent les représentans de la même famille, dans la faune actuelle.

Malheureusement, malgré ces grands privilèges des faunes siluriennes, les documens qu’elles nous fournissent, dans l’ensemble des contrées explorées, sont loin de nous livrer la révélation, qu’on semble attendre de la géologie et de la paléontologie, au sujet de l’apparition des êtres animés sur le globe. Cependant, l’étude de ces documens positifs, tout incomplets qu’ils sont, peut nous rendre un éminent service, en nous prémunissant contre certaines erreurs des théories purement intuitives, qui entraînent aisément les croyances hors de la sphère des faits, c. à d. hors de la sphère de la science.

D’ailleurs , cette étude ne saurait manquer de faire luire à nos yeux quelques nouveaux rayons de lumière, sur celles des plus anciennes manifestations de la vie animale, qui sont clairement et indubitablement accessibles à nos observations. Ce bénéfice scientifique suffit et au delà, pour entretenir notre activité et notre courage dans nos recherches, sans que nous nous flattions du vain espoir de dévoiler le mystère des origines, qui nous semble impénétrable à tous les efforts de l’intelligence humaine.

Dans ces convictions, nous croyons offrir aux savans un sujet digne de leur attention et de leurs méditations, en réunissant dans ce travail tous les documens à notre con-

naissance, sur la distribution horizontale et verticale des Céphalopodes, et principalement de la famille des Nautilides, qui a tenu l’un des premiers rangs, dans les faunes seconde et troisième siluriennes. Nous nous sommes efforcé de coordonner nos matériaux, de la manière la plus simple et la plus claire, en les présentant dans quatre sections distinctes, comme il suit:

Section I. Nous avons réuni, dans cette première partie, les tableaux nominatifs des espèces de Céphalopodes, exposant leur distribution verticale dans chacune des contrées siluriennes, que nous considérons comme des unités géographiques. Celles de ces contrées, qui ont fourni des formes de cet ordre, introduites dans la science par quelque publication, sont les suivantes:

Grande zone centrale d’Europe.

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