‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 11 sur 208 · Tasmanie · texte numérisé non relu

Tasmanie

Nous passons sous silence quelques contrées, dont la faune est peu explorée et consiste jusqu’ici dans quelques espèces, assimilées à des formes décrites dans d’autres pays voisins, notamment en Amérique, comme Vermont, Michigan &c.

Nous avons jugé, non seulement utile, mais indispensable de présenter, dans chaque contrée, la série des subdivisions stratigraphiques, que les géologues compétens y ont établies. Le nombre et la diversité de ces étages locaux doivent être pris en considération, dans la comparaison des diverses régions. On ne peut se dispenser d’en tenir compte, si l’on veut étudier l’apparition , la durée et les intermittences des types génériques.

Nous avons puisé, aux sources propres à chaque contrée, les élémens de nos tableaux, qui constituent la substance principale de notre travail et la base de toutes nos observations qui suivent.

Afin de rendre homogènes et immédiatement comparables les documens provenant de sources très diverses, nous avons dû appliquer aux Céphalopodes de tous les pays une seule et même nomenclature. C’est celle qui est exposée dans notre tableau de classification, qui précède, (p. 5 ) et qui nous semble la plus simple. Elle s’écarte peu, d’ailleurs, de la nomenclature suivie par les principaux savans, auxquels nous empruntons nos matériaux.

Mais, dans les cas , où nous avons cru devoir changer les noms génériques employés par les auteurs, nous avons considéré comme un devoir, de rappeler leurs dénominations primitives, dans une colonne intitulée: Synonymie , et qui suit immédiatement la colonne des noms spécifiques. Cette méthode nous paraît préférable à celle qui consiste à écrire sp. après les espèces transportées d’un genre dans un autre; car cette indication sp. ne rappèle pas le genre primitif, qu’on aurait intérêt à connaître.

Dans les tableaux de cette section, les genres sont rangés suivant l’ordre alphabétique; mais les sous-genres, indiqués par des caractères différens, sont placés immédiatement à la suite des genres dont ils dépendent.

Le nombre total (les espèces distinctes d’un genre, dans chaque contrée, est indiqué dans la première colonne it gauche, qui est aussi celle des numéros d’ordre.

Comme certaines espèces se reproduisent dans diverses contrées, nous les indiquons par des lettres italiques, dans chacune de leurs répétitions horizontales, ce qui les distingue de la première apparition signalée. Le nombre de ces répétitions est noté à la suite de chaque genre, dans chaque contrée.

Ces simples moyens permettent de calculer facilement, pour chacun des types génériques, le nombre total des espèces distinctes, qu’il a fournie?, durant la période silurienne.

Quant à l’indépendance des espèces énumérées dans nos tableaux, nous avons cru devoir l’admettre, d’après l’autorité des paléontologues, qui les ont établies, dans chaque contrée. La comparaison détaillée des formes nommées dans des régions différentes pourrait amener, peutêtre, quelques réductions dans le nombre des noms spécifiques. Mais, ce travail ne saurait être entrepris d’une manière fructueuse et digne de confiance, qu’en présence d’une collection générale de spécimens bien conservés, qui devraient être soigneusement confrontés. De semblables matériaux ne sont pas à notre disposition et ne sont jusqu’ici rassemblés nulle part, à notre connaissance. C’est une tâche que nous léguerons à nos successeurs dans la paléontologie.

La dernière colonne, vers la droite de chaque tableau, indique la date de la fondation dé chaque espèce et l’ouvrage dans lequel elle a été publiée. Cependant, en certains cas, au lieu de rappeler la première mention d’une dénomination par un auteur, nous avons préféré citer l’ouvrage, où le même fossile a été régulièrement décrit et figuré par le même savant. C’est ce qui a lieu pour diverses espèces, annoncées par M. le Chev. d’Eichwald, au moyen d’un simple nom, dans des ouvrages déjà anciens et qui n’ont été réellement introduites dans la science que par les descriptions et figures publiées dans sa Lethaea Rossica, en 1860.

Nous n’avons pas cm nécessaire d’énumérer les localités où se trouve chaque espèce. D’un côté, ces localités

sont quelquefois trop nombreuses pour pouvoir être citées, sans augmenter beaucoup la surface île chaque tableau et, par conséquent, sans nuire à sa concision et à sa clarté. D’un autre côté, la connaissance de ces localités n’est pas indispensable, pour les considérations que nous avons à présenter, sur la distribution des Céphalopodes siluriens.

Nous ferons remarquer, qu’un examen, même superficiel, des tableaux de cette section suffit pour donner lieu à une appréciation assez approchée de la répartition horizontale des Céphalopodes, entre les régions siluriennes jusqu’ici explorées, sur la surface du globe.

Section 11 . En prenant pour base les documens exposés, nous étudions l’évolution des Céphalopodes dans les faunes siluriennes: primordiale, seconde et troisième. Dans ce but, nous présentons, pour chacune des contrées considérées, un tableau qui résume numériquement les tableaux nominatifs correspondons de la première section. Mais, dans ces résumés synoptiques, les genres, au lieu d’être rangés par ordre alphabétique, sont groupés suivant l’ordre de leur première apparition dans la contrée relative.

L’étude et la comparaison de ces groupes, soit dans chacune des régions géographiques, soit dans les grandes zones centrale et septentrionale, donne lieu à d'importantes observations et conclusions, sur divers sujets, tels que:

1. L’antériorité de l’existence de la plupart des types génériques, sur la grande zone septentrionale, en Europe et en Amérique, par rapport à la zone centrale d’Europe.

2. Le contraste dans le développement des formes génériques ou spécifiques, c. li d. dans l’évolution successive des Céphalopodes, sur les régions et sur les grandes zones comparées.

3. Le phénomène habituel, mais jusqu’ici peu étudié des intermittences des genres, dans toutes les contrées explorées.

4. La distinction entre les genres principaux ou cosmopolites et les genres secondaires ou locaux.

Section III. Nous exposons dans cette section les connexions établies par les genres et par les espèces de

Céphalopodes, d’abord, suivant le sens horizontal, entre les contrées siluriennes, comme entre les grandes zones; et ensuite, suivant le sens vertical, entre les faunes siluriennes successives.

Section IV. Nous énumérons, dans un Répertoire général, tous les Céphalopodes siluriens, appartenant aux trois familles des Goniatides, Nautilides et Ascocératides.

Les genres de chaque famille sont rangés par ordre alphabétique et nous indiquons la synonymie de chaque type adopté.

Les espèces sont énumérées suivant le môme ordre, et nous indiquons la faune à laquelle elles appartiennent, ainsi que les contrées où leur existence est constatée.

Ce Répertoire fait ressortir la rareté des répétitions horizontales des espèces dans diverses contrées et la rareté encore plus grande de leurs réapparitions dans le sens vertical, c. à d. dans les faunes successives.

Avant de terminer ce travail, nous nous proposons de constater les progrès successifs, qui ont eu lieu dans la découverte des Céphalopodes siluriens et de rappeler les travaux méritoires des savans , qui nous ont précédé dans l’étude de cet ordre. Dans ce double but, nous présenterons un résumé comparatif des énumérations de genres et d’espèces, publiées:

en 1842 par MM. d’Archiac et de Vemeuil,

1849 par le Prof. Bronn (Index),

1850 par Alcide d’Orbigny,

1852 par M. le Prof. Giebel,

1858 par le Prof. Bronn (Leth. Geogn.),

1868 par M. le Doct. J. J. Bigsby.

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Section I. Tableaux nominatifs

do la

distribution verticale des Céphalopodes siluriens.

Contrées de la grande zone centrale d'Europe.

Famille

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Il III

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