‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 111 sur 208 · Orth. ludense · texte numérisé non relu

Orth. ludense

Sow.

faune troisième en Angleterre.

D’après ces circonstances et la

connaissance que nous avons de

l’indépendance habituelle

: des formes

des Céphalopodes, qui caracté-

risent les grandes faunes siluriennes, dévoniennes etc., nous pouvons concevoir quelque doute, au sujet de l’identité admise pour ces 5

Evolution des Céphalopodes. 223

dernières espèces. Nous pensons donc, que des noms nouveaux seront tôt ou tard substitués à ceux, qui ont été admis dans la Lethaea Rossica.

Par conséquent, le nombre des espèces identiques avec des formes étrangères serait réduit à 13 au lieu de 18, dans le Calcaire à Orthocères de la Russie. En retranchant ces 13 espèces du nombre total 59, il resterait encore 46 fonnes indépendantes, qui paraissent avoir surgi en Russie, sur cet horizon, sans aucun antécédent connu.

R est à peine nécessaire de constater, que les chiffres qui viennent d'être indiqués pour le calcaire à Orthocères, expriment aussi bien le maximum des genres que le maximum des espèces, qui coexistent dans les étages de la Russie.

On remarquera, que les genres Orthoceras et Cyrtoceras fournissent ici, comme ailleurs, la grande majorité des espèces, surtout à l’aide du sous-genre Endoccras , dépendant du premier de ces deux types.

Le genre Lituites vient en troisième ligne, mais, il montre sa grande infériorité par rapport aux deux premiers types nommés, parcequ’il se propage à peine jusque dans la formation, qui recouvre immédiatement le calcaire à Orthocères.

La phase suivante du développement des Céphalopodes, dans la zone de Wesenberg-Lyckholm, nous présente déjà une grande diminution dans sa richesse, puisque les genres se réduisent à 5 et les espèces à 29.

Cette diminution se montre plus prononcée dans la zone de Borkholm, qui couronne la division inférieure et qui n’offre que 3 espèces, représentant deux types.

Ainsi, les Céphalopodes de la faune seconde, en Russie, après un grand développement, en apparence presque subit, sur l’horizon de leur première apparition, se réduisent rapidement, sans cause apparente, pendant la durée de cette faune, de manière à présenter leur minimum vers le sommet de la division inférieure.

A partir de cette limite, en remontant à la base de la division supérieure, la zone des calcaires à Pentamères lisses se montre encore assez pauvre en Céphalopodes, puisqu’elle n’en possède que 7 espèces, représentant 4 types. 11 y a cependant apparence d’une reprise de vitalité dans les formes de cet ordre.

Cette apparence est bien continuée dans les derniers dépôts de la période silurienne, dont les types se trouvent dans l’ile de Oesel. En effet, si l’on considère ces dépôts comme un seul étage, subdivisé en deux zones par M. le Doct. Schmidt, nous voyons que cet étage fournit 5 types et 20 espèces de Céphalopodes. Ainsi, cet ordre reprend, sur cet horizon culminant, à peu près la même richesse qu’il

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avait montrée, en tonnes génériques et spécifiques, sur l'horizon de Wesenberg-Lyckholin, c. à d. après la grande époque de son maximum initial.

Comparaison des faunes générales.

Nous reproduisons les principaux élémens numériques, qui caractérisent ces faunes, en Russie.

Ces chiffres montrent, au premier coup d’oeil, que la faune seconde prédomine de beaucoup sur la faune troisième, par le nombre de ses types et encore plus par celui de ses espèces. Ces caractères sont plus prononcés dans cette contrée que dans toute autre région appartenant à la grande zone septentrionale de l’Europe. Il nous semble donc, que nous devons considérer la Russie comme offrant le type le plus remarquable dans cette zone, sous le rapport de l’évolution des Céphalopodes siluriens.

Nous ferons remarquer, que les connexions spécifiques entre les faunes seconde et troisième de cette contrée se réduisent à deux, savoir: Orth. annulatum Sow. et Orth. seps Eichw. Quant à Orth. calamitcum Port], admis par M. le Doct Schmidt dans la faune seconde de Russie, tandisque Orth. calamitcum Münst. est indiqué par M. le Chev. d’Eichwald, dans la faune troisième, ces deux formes étrangères ne nous semblent pas identiques. Nous ne pouvons donc pas les compter parmi celles qui établissent une connexion entre les faunes seconde et troisième. La même observation s’applique à Cyrtoc. compressum.

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