‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 135 sur 208 · II. Tasmanie · texte numérisé non relu

II. Tasmanie

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Evolution des Céphalopodes. 285

Nous avons réuni, dans le tableau qui précède, tous les documens destinés à résumer d’une manière synoptique, la distribution horizontale et verticale des espèces de Céphalopodes, dans les contrées siluriennes. Nous tçnons compte des répétitions d’espèces entre les limites de chaque zone, en faisant abstraction des connexions entre les diverses zones, que nous exposerons dans la Sect. HL Nous allons parcourir successivement les colonnes de ce tableau, en commençant par la gauche, afin de comparer les résultats des recherches faites dans toutes les régions explorées.

1. La première colonne indique l’absence des Céphalopodes dans la faune primordiale.

Faune seconde.

2. La 2 ème colonne nous présente les nombres des espèces, qui appartiennent à la faune seconde.

Dans la grande zone centrale d’Europe, la Bohême est le seul pays dans lequel cette faune a été diligemment explorée. Elle n’a fourni cependant, jusqu’à ce jour, que 39 espèces distinctes. Ce nombre est relativement très restreint, par rapport à la hauteur d’environ 2000 à 2500 mètres, occupée par les dépôts de notre division inférieure. Nous trouvons, au contraire, 36 espèces dans les colonies, dont 1 épaisseur ne représente qu’une faible fraction de la puissance de cette division. Nous maintenons le chiffre des espèces coloniales séparé, parceque aucune d’elles ne se retrouve dans les formations ambiantes, qui renferment la faune seconde, proprement dite. La somme des espèces de ces deux catégories étant de 75, constitue la plus grande partie des 85 formes connues, jusqu’à ce jour, dans la division inférieure, sur la grande zone centrale. On voit, que les 4 autres contrées de cette zone n’ont présenté ensemble que 10 formes spécifiques.

Il n’existe, dans ces diverses régions, qu’une seule espèce qui se répète horizontalement, savoir: Orth. fractum Barr. commun à la Bohême et à la France, de sorte que le nombre absolu des formes distinctes est de 84. Nous tiendrons compte, dans notre Sect DI. de quelques espèces qui existent à la fois, dans la faune seconde, sur cette zone et sur la zone septentrionale. Tableaux Nrs. 4A — 4B.

Dans la grande zone septentrionale d’Europe, deux contrées se font remarquer par leur richesse en espèces, savoir: la Kussie, qui en présente 83 et l’Angleterre, qui en compte 60. La Norwége et la Suède paraissent relativement pauvres, par suite de l’état incomplet des recherches. Les 4. contrées allemandes qui suivent, n’ont encore fourni aucune espèce authentique dans la faune seconde.

Evolution di s Céphalopodes.

Nous devons faire abstraction des 40 espèces trouvées dans le Nord de l’Allemagne, parcequ’elles proviennent du diluvium, comme celles de la Hollande.

On remarquera, combien la somme de 217 apparitions observées sur cette zone est supérieure à celle que nous venons de signaler dans la même faune, sur la zone centrale du même continent. Mais le chiffre de 217 doit être diminué du nombre des répétitions horizontales, dans diverses centrées de la même zone et qui s’élèvent à 51. Voir notre tableau Nr. 5A des connexions spécifiques, dans la Sect. III qui va suivre. Il resterait donc, en admettant toutes les ideutités indiquées., environ 166 espèces distinctes, dans la faune seconde de cette zone septentrionale d’Europe.

Dans la grande zone septentrionale d’Amérique, deux contrées se distinguent par leur richesse en espèces. Au premier rang se trouve le Canada, qui en possède 127, déjà publiées, sans compter un supplément assez considérable, qui est annoncé. L’Etat de New- York occupe le second rang, par ses 71 formes spécifiques. Le Wisconsin, qui est au troisième rang, n’en offre que 30 et les autres contrées n’étant pas encore suffisamment explorées, ne présentent que des chiffres de plus en plus restreints.

Apiès avoir déduit de la somme des apparitions, qui est de 313, celle des 86 répétitions horizontales constatées dans les contrées de cette zone, il nous reste un total de 227 espèces distinctes. Cette somme est bien plus considérable que celle de 166 qui vient d’être signalée dans la grande zone septentrionale d’Europe. La différence est de 61 unités.

En rapprochant les résultats relatifs à la faune seconde, nous reconnaissons , combien la richesse en espèces, sur la grande zone septentrionale d’Europe et d’Amérique est supérieure à celle de la grande zone centrale d’Europe, dans cette faune.

Les contrées diverses, indiquées au bas de notre tableau, n’ont encore fourni ensemble que 12 espèces, qui paraissent toutes appartenir à la faune seconde.

3 . La 3 ome colonne de notre tableau est destinée à indiquer, dans chaque contrée, le nombre des espèces qui, après avoir apparu dans la faune seconde, se propagent dans la faune troisième. On remarquera, que cette colonne est presque vide, car, sur 34 contrées énumérées, il n’y en a encore que 3, dans lesquelles nous puissions constater la présence d’un certain nombre d’espèces identiques, communes aux divisions inférieure et supérieure du système silurien.

La Bohême nous présente 31 espèces, qui se reproduisent dans nos deux divisions. Mais, il est très important de remarquer que, parmi

Evolution des Céphalopodes.

ces 31 formes de Céphalopodes, comprenant 30 Orthoceras et 1 Cyrtoceras, aucune n’a existé dans la faune seconde proprement dite. Toutes, au contraire, appartiennent à la faune coloniale, contemporaine de la faune seconde, et elles ont reparu dans la faune troisième, après une intermittence très marquée.

Ainsi, selon cette observation, les 31 espèces de Bohême, inscrites sur notre 3 é “ e colonne, ne doivent pas être considérées comme s’étant simplement propagées de la faune seconde dans la faune troisième.

Remarquons au contraire, que cette propagation directe, de la faune seconde dans la faune troisième, a eu lieu en Angleterre, pour les 11 espèces signalées sur la colonne qui nous occupe. Ce chiffre est relativement considérable et il est en harmonie avec la forte proportion des types génériques, communs à ces deux faunes, comme nous l’avons fait observer ci-dessus (p. 261).

Il y a de même, en Russie, deux espèces de la faune seconde, qui reparaissent dans la faune troisième, d’après les déterminations de M. le Chev. d’Eichwald.

Dans les contrées placées sur la grande zone septentrionale d’Amérique, nous ne connaissons encore aucune espèce indiquée comme se propageant de la faune seconde dans la faune troisième. Ce fait, s’il se confirme, aura une grande importance, parcequ’il contribuera à constater une intermittence totale des Céphalopodes , dans cette zone, entre les deux grandes faunes siluriennes.

A cette occasion, nous devons faire remarquer, que la suppression du silurien moyen dans la nomenclature de la série stratigraphique, au Canada, pourrait introduire quelque espèce commune à ces deux faunes. C’est ce dont nous ne pouvons pas nous assurer en ce moment, mais nous savons, que le nombre de ces espèces ne pourrait être que très limité, si toutefois il en existe.

Faune troisième.

4 . La 4 é “ e colonne de notre tableau indique le nombre des formes spécifiques, qui font leur première apparition dans la faune troisième.

Parmi les contrées de la grande zone centrale d’Europe, la Bohême montre une prédominance extraordinaire, par le nombre de 904 espèces, qui surgissent dans cette faune. Les autres contrées de la même zone sont relativement pauvres. La France et la Sardaigne ne présentent chacune que 15 espèces et le Portugal est réduit à 4 formes indéterminées. Aucune espèce de cette faune n’a été publiée en Espagne, bien qu’on

Evolution des Céphalopodes.

connaisse des traces de leur existence, à cette époque. Ainsi, ces contrées ne contribuent ensemble que par 34 apparitions, au nombre total de 938 formes de Céphalopodes, qui se sont montrées, pour la première fois, dans la faune troisième de la grande zone centrale.

Parmi les contrées de la grande zone septentrionale d’Europe, nous trouvons l’indication d’un nombre très-modéré d’espèces de Céphalopodes, qui ont apparu dans la faune qui nous occupe. L’Angleterre est au premier rang avec 32 espèces ; la Russie occupe le second rang avec 24; la Suède suit avec 21 ; la Franconie (Elbersreuth) avec 19; &c.

En somme, toutes les contrées réunies de cette zone n’offrent que 125 nouvelles apparitions, dans cette faune. On voit que ce nombre contraste grandement avec celui de 938, indiquant les apparitions correspondantes dans la grande zone centrale. R est vraisemblable, que cette différence s’effacera en partie, lorsque toutes les régions de la grande zone septentrionale d’Europe auront été plus diligemment explorées.

Dans la grande zone septentrionale d’Amérique, nous remarquons, que l’Etat de New- York a fourni 56 espèces, qui ont fait leur apparition dans la faune troisième. Ce Chiffre est le maximum sur cette zone. On voit que le Canada ne présente que 44 formes et nous attribuons cette infériorité à l’état incomplet des publications. Le Wisconsin occupe le troisième rang avec 28 espèces, tandisquc l’Illinois qui suit, n’en offre que 17. Dans plusieurs contrées, la trace des Céphalopodes n’a pas encore été observée dans la faune troisième.

Le nombre total 168 indiquant les formes nouvelles, qui ont apparu dans cette fauue, sur cette grande zone, est notablement plus considérable que celui de 125, que nous venons de signaler sur la zone septentrionale en Europe.

Les contrées diverses , indiquées au bas de notre tableau, n’ont présenté jusqu’ici aucune trace de Céphalopodes attribués à la faune troisième.

5. La 5 ème colonne de notre tableau expose le nombre total des espèces, qui sont reconnues dans la faune troisième de chacune des contrées. Il est clair, que ce nombre reste identique à celui de la colonne précédente, dans toutes les régions, où aucune espèce ne passe de la division inférieure dans la division supérieure. Trois contrées seulement font exception, savoir: la Bohême, l’Angleterre et la Russie, où il existe des espèces communes aux deux divisions. D’après cette observation, on conçoit que les totaux de notre 5 éme colonne s’éloignent peu de ceux de la colonne précédente. Après déduction des répétitions horizontales, la zone centrale prédomine par 957 espèces, tandisque la zone septentrionale d’Europe n’en offre que 103 et celle d’Amérique 160.

Evolution des Céphalopodes. 289

6. La 6 èmc colonne de notre tableau est destinée à exposer la somme totale des espèces distinctes de Céphalopodes, que nous connaissons dans chaque contrée, en ajoutant celles de la faune seconde à celles de la faune troisième. Ces chiffres expriment donc la richesse complète de chaque pays en formes spécifiques et ils doivent attirer l’attention des savans.

Dans la grande zone centrale d'Europe, la Bohême présentant un contingent de 979 espèces, prédomine largement sur toutes les autres contrées de cette zone, qui ne contribuent ensemble que par 44 formes à la somme totale de 1023 apparitions, constatées sur la surface de cette zone. Il est superflu de faire remarquer, combien cette somme est supérieure à celle que nous trouvons dans chacune des zones septentrionales d’Europe et d’Amérique.

Dans la grande zone septentrionale d’Europe, c’est la Russie qui présente le maximum, consistant en 107 espèces. L’Angleterre qui en fournit 92, est au second rang ; la Suède avec 35 est au troisième rang et la Nonvége avec 33 vient ensuite etc.

Nous n’avons pas énuméré dans ces rangs l’Allemagne, qui a fourni 47 espèces, provenant du Diluvium et par conséquent de diverses origines, suivant toute vraisemblance.

La somme des contingens de toutes les contrées de cette zone septentrionale d’Europe s’élève à 342. Ainsi, elle représente environ J de la somme totale correspondante 1023 que nous venons de trouver dans la zone centrale du même continent.

Dans la grande zone septentrionale d’Amérique, deux pays se distinguent par le nombre total des espèces de Céphalopodes qu'ils ont fournies, savoir: le Canada 171 et l’Etat de New-York 127. Le Wisconsin occupe le troisième rang avec 58 espèces et l’Etat d’Illinois, qui en possède 29, est au quatrième rang etc. On voit que, dans un assez grand nombre de contrées du continent américain, le nombre exigu des espèces connues jusqu’à ce jour indique seulement une première reconnaissance du terrain, sous les rapports paléontologiques.

La somme des contingens de toutes les contrées de la grande zone septentrionale d’Amérique est de 481 espèces. Ainsi, elle représente un peu moins de la moitié de la somme totale correspondante, 1023, qui existe dans la grande zone centrale d’Europe. Mais, elle dépasse de plus de J la somme correspondante des espèces, qui appartiennent à la grande zone septentrionale d’Europe. Nous allons revenir tout à l’heure, sur les rapports qui existent entre les sommes d’espèces, qui caractérisent chacune des grandes zones et chaque contiiient.

7. La 7 émc colonne de notre tableau est destinée à indiquer le nombre des espèces de chaque contrée, antérieurement nommées dans d’autres

290 Evolution des Céphalopodes.

contrées de la même zone. Nous faisons ici abstraction des formes spécifiques, qui ont existé sur des zones différentes, et que nous prendrons en considération, dans la comparaison des zones, ci-après.

Nous rappelons, que le lecteur trouvera dans notre section III les tableaux détaillés, sur lesquels toutes les espèces qui se répètent horizontalement, sont énumérées. Les chiffres de notre 7*“* colonne expriment une partie des résultats obtenus par ces tableaux.

Dans la grande zone centrale d’Europe, on voit que la France et la Sardaigne sont les deux seules contrées, dans lesquelles on a constaté la répétition horizontale de formes spécifiques, qui ont été antérieurement reconnues en Bohême. Toutes ces formes appartiennent à notre faune troisième, à l’exception d’une seule. Il est très-vraisemblable, que leur nombre s’accroîtra dans l’avenir et que le Portugal et l’Espagne présenteront aussi, tôt ou tard, un certain nombre d’espèces identiques avec celles de notre bassin.

Par suite d’une espèce commune à la France, à la Sardaigne et à la Bohême, le chiffre exigu de 13 formes indiquées dans cette colonne se réduit à 12 espèces distinctes. Il contraste singulièrement avec la somme de 1023 apparitions de Céphalopodes reconnues dans cette zone. Il contribue à indiquer l’insuffisance des recherches, dans la plupart des contrées. Ce contraste devient plus apparent, si l’on jette un coup d’oeil sur les autres zones, dans lesquelles le nombre des répétitions horizontales est beaucoup plus considérable.

Dans la grande zone septentrionale d’Europe, presque chaque contrée offre un certain nombre de formes antérieurement nommées dans d’autres régions de la même zone. La Russie et la Norwége se font surtout remarquer, sous ce rapport. Mais, nous considérons comme très possible, qu’une partie des identités admises dans" ces deux contrées disparaisse après une étude plus détaillée des fossiles assimilés. On remarquera, par contraste, que les Iles Britanniques offrent seulement 7 formes antérieurement nommées dans d’autres régions de la même zone. Ce chiffre représente J des 19 formes de la Norwége et il n’atteint pas ^ des 31 formes de la Russie. Mais il faut observer, que l’Angleterre ayant fourni les premiers types siluriens, beaucoup d’autres espèces non comprises dans le chiffre 7, se retrouvent dans diverses régions de la même zone. Elles sont énumérées sur les tableaux de notre Sect. DI. Nrs. 5A— 5B.

Nous faisons abstraction des 24 répétitions constatées dans le Nord de l’Allemagne, parmi les 47 espèces de Céphalopodes recueillies dans le diluvium, parcequc nous ne pouvons pas leur assigner une origine bien déterminée.

La somme de cette colonne s'élève à 86 répétitions horizontales. Mais, comme certaines espèces reparaissent dans plusieurs contrées,

Evolution rie» Céphalopode».

ce chiffre est bien supérieur à celui des espèces distinctes qui se répètent. Le lecteur les trouvera toutes énumérées sur les tableaux cités de notre Sect. III. Leur nombre réel se réduit à 41.

Dans la grande zone septentrionale d’Amérique, on peut remarquer, comme dans la zone correspondante d’Europe, qu’un certain nombre d’espèces répétées horizontalement est signalé dans presque chacune des contrées. L’Etat de New-York paraît faire exception. Mais, cette apparence s’évanouit, comme pour l’Angleterre, si l’on observe que c'est, la contrée typique, dans laquelle les espèces américaines ont été originairement reconnues et déterminées. Ainsi , presque toutes les formes indiquées comme constituant des répétitions horizontales, dans les autres contrées de ce continent, se trouvent réellement dans l’Etat de New-York. Voir le tableau Nr. 7B. Sect. III.

C’est le Canada, qui offre le plus de formes ainsi répétées, mais nous montrons ailleurs, (p. 243), que la priorité des dénominations, qui appartient à l’Etat de New-York, ne coïncide pas avec la priorité d’existence de toutes les espèces, dans les deux contrées comparées. Le contraire a lieu pour une assez forte proportion des formes en question.

Les Etats de Wisconsin et d’Illinois viennent en seconde ligne avec 12 et 11 répétitions horizontales. Les autres contrées en présentent un nombre moindre et qui paraît proportionné pour chacune d’elles à l’étendue, malheureusement trop limitée, des recherches paléontologiques.

La somme de cette colonne s’élève à 94. Elle est donc peu différente de la somme correspondante de 86, signalée dans la zone septentrionale d’Europe. Nous rappelons, que ce sont principalement quelques formes, qui reparaissent dans la plupart des contrées de ce continent. Elles sont énumérées sur les tableaux 7A — 7B de notre Sect. III et elles se réduisent à environ 50 espèces distinctes.

8. La 8 ème et dernière colonne de notre tableau est destinée à montrer le nombre des espèces, non répétées, c. à d. initialement découvertes et nommées dans chaque contrée. C’est le contingent fourni par chacune d’elles à la légion des Céphalopodes siluriens. Ces chiffres sont déduits des chiffres correspondons de la 6 eme colonne, en retranchant de chacun de ces derniers les répétitions horizontales de la 7 éme colonne.

Il est clair, que le rang des contrées, sous le rapport de leur richesse en espèces locales, doit rester à peu près semblable à celui que nous avons indiqué, en considérant leur richesse totale, constatée sur la 6 ème colonne.

Nous faisons abstraction des espèces qui sont communes aux diverses zones. Elles sont énumérées sur les tableaux 4A-4B-6A-6B de notre section III.

Evolution des Céphalopodes.

Comparaisons entre les grandes zones , sons le rapport de leur riehesse en espèces de Céphalopodes.

Après avoir comparé les contrées siluriennes, isolées, sous le rapport de leur richesse en espèces de l’ordre qui nous occupe, nous devons maintenant mettre en parallèle les groupes de contrées, qui sont placées sur une même grande zone, en considérant ces zones comme de grandes unités géographiques, qui correspondent chacune à un grand océau silurien, et en tenant compte des espèces qui leur sont communes.

I. Comparaison entre la grande zone septentrionale d’Europe et la grande zone septentrionale d’ Amérique.

Comparons d’abord entre elles les grandes zones septentrionales d’Europe et d’Amérique, qui offrent de remarquables connexions spécifiques, malgré la grande distance qui les sépare.

Faunes silurieneij

Grande zone | Eur0pe ’ Espèces distinctes <P* 284 >

septentrionale | Amérique. Espèces distinctes (p. 284)

totaux par faune

Répétitions horizontales entre les 2 zones, à déduire (Voir tableau Nr. 6 A. Sect. III)

totaux par faune

ensemble

Réapparitions verticales à déduire pour l'Angleterre et la Russie

1 Total des espèces distinctes dans la grande zone septentrionale d’Europe et d’Amérique

Les chiffres exposés sur le tableau qui précède, donnent lieu aux observations suivantes:

1 . Ces deux zones présentent une remarquable harmonie, dans le développement spécifique des Céphalopodes , en ce que , dans chacune d’elles, la faune seconde est beaucoup plus riche en espèces que la faune troisième.

En Europe, le rapport entre ces deux faunes est d’environ 8 : 5.

Evolution des Céphalopodes. 293

En Amérique, le rapport correspondant est de 11:8.

On voit, qu’il y a presque égalité dans ces deux rapports, mais cependant, la prédominance de la faune seconde est un peu plus prononcée en Amérique.

2 . L’Amérique est plus riche en espèces que l’Europe, aussi bien dans la faune seconde que dans la faune troisième.

Dans la faune seconde, le rapport est de 227 : 166, c. à d. environ 11 : 8.

Dans la faune troisième, le rapport est de 160 : 103, c. à d. environ 8 : 5.

3. Dans l’ensemble des deux faunes, l’Amérique prédomine sur la zone correspondante d’Europe, dans le rapport de 387 : 269, c. à d. environ 3 : 2.

4. Il y a 21 répétitions d’espèces communes à l’Europe et à l’Amérique dans la faune seconde et 14 dans la faune troisième. Ensemble, 35 répétitions horizontales, sur les deux continens. Le lecteur les trouvera toutes indiquées sur notre tableau Nr. 6 A, sect. III. Nous ferons remarquer, que les espèces identiques dans la faune seconde, ont été initialement reconnues et nommées en Amérique. Au contraire, les espèces identiques dans la faune troisième ont été primitivement observées et déterminées dans le Nord de l’Europe.

II. Comparaison entre la grande zone centrale et la grande zone septentrionale d’Europe.

îi

Espèces distinctes par faune (p. 283) . .

grande zone

total

KH

centrale

à déduire les réapparitions des especes colo-

niales de la Bohême

. Total des espèces distinctes

Espèces distinctes par faune (p. 284) . .

total

Grande zone

à déduire les réapparitions verticales, savoir:

septentrionale

en Angleterre 11 1

en Russie . . 2 j 13

total

394 Evolution des Céphalopodes.

Ces chiffres montrent les rapports les plus importons entre les deux zones, savoir:

1. Dans la faune seconde, la grande zone septentrionale prédomine sur la grande zone centrale, dans le rapport de 166:84. r. à d. environ 2:1.

’i. Dans la faune troisième, la prédominance appartient, au contraire, à la zone centrale et elle est beaucoup plus fortement prononcée, dans le rapport (1e 957 : 103, c. à d. environ 19 : 2.

3. Dans l’ensemble des deux faunes, l’avantage reste très prononcé, en faveur de la grande zone centrale, dans le rapport de 1010:256, c à d. environ 4:1.

III. Comparaison entre la grande zone centrale d’Europe et l’ensemble de la grande zone septentrionale d’Europe et d’ Amérique.

Espèces distinctes par faune (p. 283) . .

Faunes silurienne!

~ïT ! in 1 84 ! 957 1

Grande zone

total

1 centrale i d’Europe

à déduire les réapparitions des espèces coloniales de la Bohême

total des espèces distinctes . .

Espèces distinctes par faune, dans la grande zone septentrionale d’Europe (p. 284) .

Grande zone

Espèces distinctes par faune, dans la grande zone septentrionale d’Amérique (p. 284) .

seplentrio-

nale

total

d’Europe el d’Amérique

à déduire: Répétitions horizontales entre i l’Europe et l’Amérique (Tabl.6A Sect. III) 35 ( Réapparitions verticales en Angleterre et 1 en Russie (Sect. III) 13 1

total des espèces distinctes . .

Ces documens donnent lieu aux observations suivantes:

1. Il existe un contraste très prononcé, durant toute la période silurienne, entre la grande zone centrale d’Europe et la zone septentrionale d’Europe et d’Amérique sous le rapport du développement du nombre des espèces de Céphalopodes.

Evolution des Céphalopodes.

8 . Dans la faune seconde, la grande zone septentrionale d’Europe et d’Amérique prédomine sur la grande zone centrale d’Europe, suivant le rapport de 393 : 84, c. à d. environ 5:1.

3. Dans la faune troisième, au contraire, la zone centrale prédomine sur l’ensemble de la zone septentrionale d’Europe et d’Amérique, suivant le rapport de 957 : 263, c. à d. environ 4:1. Ce rapport est presque exactement inverse du précédent, relatif à la faune seconde.

4. Si l’on considère la somme totale des espèces distinctes dans les faunes seconde et troisième, l’avantage reste encore en faveur de la grande zone centrale d’Europe, suivant le rapport de 1010: 608, c. à d. environ 5:3.

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