les réapparitions verticales
en Bohême . . 31 j
en Angleterre . 11 | 14
en Russie . . 2 ]
total des espèces distinctes en Europe
Continent
[ Espèces distinctes par faune (p. 284) . .
(TAmeritjue
total pour les deux faunes
La comparaison de ces documens numériques nous conduit aux observations suivantes:
1 . Dans la faune seconde, il y a presque égalité, sous le rapport de la richesse spécifique, entre les deux continens. Cependant, l'Europe présente un certain avantage sur l’Amérique, suivant le rapport de 250 : 227, c. à d. environ 12 : 11.
Evolution des Céphalopodes.
2. Dans la faune troisième, au contraire, la prédominance de l’Europe sur l’Amérique est extrêmement prononcée. Elle est indiquée par le rapport des chiffres: 1060: 160, c. à d. environ 7 : 1.
Ce rapport inattendu dérive principalement de la richesse du petit bassin de la Bohême. Il semble inconcevable, si l’on compare la surface des contrées siluriennes, sur les deux continens. Mais, nous ne devons pas oublier, que l’infériorité apparente de la faune troisième, en Amérique, doit être attribuée, en partie, à l’état incomplet des recherches et des publications, dans plusieurs contrées et notamment dans le Canada.
3. En considérant l’ensemble des deux faunes, seconde et troisième, l’avantage numérique reste naturellement en faveur de l’Europe, Il est exprimé par le rapport 1254:387; qu’on pourrait formuler par les chiffres approximatifs plus simples 3:1. Il est, comme le précédent, en raison inverse des surfaces siluriennes.
V. Comparaison entre la Bohême et l’ensemble de toutes les autres contrées siluriennes du globe.
f Faunes silnriennes il
||col. 36 t ' 0
Bohème
seale
Coilrèei silnrieiies de tout le globe, à l’exception de la Bohème
Espèces distinctes par faune (p. 283) total
31 espèces coloniales
total des espèces distinctes
. Contrées de la grande zone centrale d'Ei rope; espèces distinctes (p. 283) . .
total
à déduire:
Réapparitions verticales :
en Angleterre 11
en Russie 2
Répétition horizontale entre la France et la Sardaigne 1
total des espèces distinctes .
Evolution des Céphalopodes. 297
Les documens numériques qui précèdent, se résument ainsi qu’il suit:
1 . Dans la faune seconde proprement dite, la Bohême ne présente qu’un nombre relativement très petit d’espèces de Céphalopodes. En comparant ce nombre avec celui qu’offre la même faune dans l’ensemble des contrées étrangères, nous voyons que ces contrées jouissent d’une très grande prédominance, exprimée par le rapport 394:39; c. à. d. 10:1.
Si nous adjoignons les espèces coloniales à celles de la faune seconde, en Bohême, ce rapport sera modifié et sera exprimé par les chiffres 394 : 75; c. à. d. environ: 5:1.
2. Dans la faune troisième, au contraire, la richesse de la Bohême l’emporte de beaucoup sur celle de toutes les autres contrées siluriennes du globe, réunies. Le rapport est exprimé par les chiffres 935 : 283, c. à d. environ: 23 : 7 ou bien 3:1.
3. En considérant l’ensemble des faunes seconde et troisième, l’avantage reste encore à la Bohême, suivant le rapport des nombres: 979:663, c. à. d. environ: 3:2. Cette prédominance paraît plus inexplicable, si l’on remarque, qu’il existe une différence peu sensible entre les 20 types génériques de la Bohême, et les 19 types qui sont connus dans les contrées étrangères en parallèle. Voir ci-dessus (p. 264).
Ces rapprocliemens font ressortir deux faits importans, relatifs à la Bohême:
4. D’abord, la pauvreté relative de sa fauue seconde en espèces de Céphalopodes. Cette pauvreté doit nous étonner d’autant plus que, dans la même faune, en Bohême, abstraction faite des colonies, le nombre des types génériques est de 7 et n’est par conséquent inférieur à celui d’aucune autre contrée silurienne sur le globe, à l’exception du Canada, où on en connaît 11, et de la Kussie, qui en possède 8. La grande différence signalée dans les nombres des formes spécifiques de la faune seconde s’explique, en partie, par l’absence presque complète des Céphalopodes, durant le dépôt des bandes intermédiaires : d 2 — d 3 — d 4, dans notre division inférieure. Cependant, il est constant que. dans cette faune, en Bohême, l’évolution des types en formes spécifiques a été relativement très restreinte.
5. Par contraste, pendant la durée de la faune troisième, dans notre bassin, les types principaux ont manifesté une telle richesse et une telle variété de formes spécifiques, que leur nombre est presque triple de celui qui est connu jusqu’ici sur la surface de toutes les autres contrées siluriennes du globe.
L’ensemble de ces deux faits nous démontre évidemment que, sous le rapport de l’évolution de l’ordre des Céphalopodes, la Bohême
298 Evolution des Céphalopodes.
semble avoir été placée, pour ainsi dire, sous un régime exceptionnel, aussi bien durant la faune seconde que durant la faune troisième.
Il ne serait donc pas téméraire de conclure de ces considérations, que le bassin de la Bohême, pendant la période silurienne, était, si non absolument, du moins relativement isolé des autres bassins contemporains. Mais, comme nous l’avons fait remarquer ailleurs, cet isolement prononcé n’excluait pas des communications temporaires avec les océans siluriens du même hémisphère.
VII. Comparaison des iiiAxima et des ininiina des types génériques et des formes spécifiques des Céphalopodes, dans les principales contrées siluriennes.
Pour établir cette comparaison avec une parfaite exactitude, il faudrait connaître la correspondance des subdivisions de la série stratigraphique, dans toutes les contrées siluriennes. Comme une semblable correspondance n’a pas pu être reconnue jusqu’à ce jour, nous sommes obligé de suppléer à cette lacune de la science par une combinaison artificielle. Elle consiste à subdiviser en 3 pallies à peu près égales, la hauteur occupée par chacune des faunes générales, seconde et troisième, les seules qui renferment des Céphalopodes. D’après leur position respective, ces trois subdivisions se nommeront: inférieure, moyenne, et supérieure. Par ce moyeu, il sera facile d’établir approximativement un parallèle entre les diverses contrées, sous le rapport de l’époque où le minimum et le maximum des types et des espèces se sont manifestés, durant les âges siluriens.
Dans le tableau suivant, nous nous sommes borné à énumérer les principales contrées, c. à. d. celles dans lesquelles les explorations ont été assez fructueuses, pour qu’on puisse avoir la sécurité à peu près complète, que l’on connaît le véritable horizon du maximum et du minimum.
On remarquera que, pour l’Angleterre et pour les autres contrées du Nord de l’Europe, nous n’admettons pas l’existence de la partie supérieure de la faune troisième, suivant les vues exposées dans notre Déf. des Colon. III. p. 177. Nous avons donc placé, dans le tableau qui suit, sur la subdivision moyenne de la faune troisième, les chiffres qui se rapportent à l’étage de Ludlow, à l’ile d’Oesel, etc.
Evolution des Céphalopodes.
Tableau comparatif des ma.riina et des tninlma des types génériques et des espèces de Céphalopodes, dans les principales contrées siluriennes
N. B. Pour chaque contrée, les maxima et les minima absolus sont indiques par les nombres entre ( ).
Types (genres et s.-
genres)
Faune
Tt
| Faune III
Faune II
Faune III
i inf.
inf.
B#y| supér.
infér.
rnoy.
infér.
moy.
up.
Grande zone centrale d’Europe.
Bohême . . ] maxhu - (mimm.
) maxim.
( mimm.
, t maxim.
Sardaigne . \ minim
Grande zone septentrionale d’Europe.
sr e :|“
1 Irlande . . 1 ”*»"“•
Suède . . . | ,1Wxil “- (mimm.
Russie. . .
i j mimm.
Grande zone seplen- Irionale d’Amérique.
Canada . . \ maxim.
Anticosti . . \minim.
New-York 1
w ïorK - ) mimm.
Wiseousm . ] mlHtnL
"co
Illinois . .
( mimm.
di