‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 154 sur 208 · Canadense . Bill · texte numérisé non relu

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Nous exposons dans les tableaux 7. A. et 7. B. toutes les connexions spécifiques, qui nous sont connues entre les contrées situées sur la grande zone septentrionale d’Amérique. i; -

354 Connexions génériques et spécifiques.

Dans le tableau 7. A. nous énumérons pour chaque contrée, en particulier, les espèces qu’elle possède en commun avec les autres contrées américaines. L’indication des étages sur lesquels se trouve la même espèce, dans divers pays, permet d’apprécier l’antériorité relative. On remarquera que, dans la plupart des cas, une même forme appartient à un même horizon nominal. Cependant, il y a des espèces qui apparaissent sur des horizons différens. Ainsi, nous avons constaté pour plusieurs d’entre elles l’antériorité dans le Canada, par rapport à l’Etat de New-York. Voir notre parallèle entre ces deux régions, ci-dessus p. 242 — 243. Cet exemple est le plus important, parmi ceux que présente notre tableau 7. A.

On peut observer, que presque toutes les formes, qui se répètent dans les parages américains, appartiennent à la faune seconde. En effet, sur le nombre total de 50 espèces, il y en a seulement 8 de la faune troisième, tandisque nous en comptons 42 de la faune seconde. Nous attribuons cette circonstance à deux causes. D’abord, la faune troisième est beaucoup moins riche en espèces que la faune seconde sur cette grande zone. En second lieu, les formations qui renferment la faune troisième paraissent avoir été beaucoup moins explorées que celles qui renferment la faune seconde, dans la plupart des contrées d'Amérique.

Notre tableau 7. B. présente la liste alphabétique des types et des espèces distinctes, qui se répètent horizontalement. Nous ajoutons les observations suivantes:

1. Le nombre des types est de 7. Parmi eux, Orthoceras prédomine par le chiffre de ses espèces, qui est de 31. Cyrtoceras , qui occupe le second rang, n’en offre que 7, et les 5 autres types réunis n’en fournissent que 12.

11 est intéressant de remarquer, que le nombre 7 des types, que nous indiquons en Amérique, est presque identique avec celui des 8 types, qui ont fourni des espèces communes aux contrées de la grande zone septentrionale d’Europe. Cependant, plusieurs de ces types ne sont pas identiques, comme on peut le voir en comparant les tableaux 5. B. et 7. B.

Quant au nombre des espèces, le chiffre de 31 Orthocères est peu éloigné du chiffre 25, qui a été indiqué pour le même genre, dans la grande zone septentrionale d’Europe. Voir ci-dessus (p. 337).

Pour le genre Cyrtoceras, le chiffre 7 des espèces américaines est presque double du chiffre des espèces européennes, établissant des connexions dans la zone septentrionale comparée.

2 . Le nombre total des formes spécifiques, communes à diverses régions en Amérique, s’élèvent à 50. Nous rappelons, que le chiffre

Connexions génériques et spécifiques. 355

des formes qui se répètent dans les contrées de la grande zone septentrionale, en Europe, est de 41. Voir ci-dessus (p. 337). On peut être étonné du rapprochement de ces nombres, comme de ceux que nous venons de comparer. Il y a cependant une très grande différence, entre les deux zones septentrionales, sous le rapport de leur richesse en espèces distinctes. En effet, nous avons constaté ci-dessus (p. 284) que la zone du Nord de l’Amérique en possède 387 et la zone du Nord de l’Europe seulement 256. Ainsi, le nombre des espèces établissant des connexions entre les divers parages de chacun de ces océans siluriens, n’était pas en proportion directe avec celui des formes, qui existaient dans leurs eaux.

3 . La fréquence géographique des espèces est indiquée dans la dernière colonne à droite de notre tableau 7. B. On voit, qu’en général, cette fréquence est peu multipliée. La forme qui prédomine, sous ce rapport., est Endoc. Protéiforme , observé dans 8 contrées. Vient ensuite Orth. multicameratum , reconnu dans 7 régions. Orth. fusiforme et Gonioc. anceps offrent 6 répétitions horizontales. Orth. junceum et Orth. tenuifilum occupent le quatrième rang, par 5 répétitions. Les autres espèces ont une fréquence moindre et il faut remarquer que 29 d’entre elles c. à d. environ f du nombre total 50, ne sont connues que dans 2 régions. Ce fait nous indique suffisamment, que les connexions spécifiques étaient, en somme, peu multipliées entre les divers parages du grand océan silurien, occupant le Nord de l’Amérique.

Quelques formes seulement semblent avoir joui du privilège d’exister à la fois sur un plus grand nombre de localités, géographiquement espacées.

4 . Le nombre des espèces établissant des connexions spécifiques dans chaque contrée est indiqué au bas de la colonne correspondante dans notre tableau 7. B. On voit, que les deux contrées qui prédominent sont: le Canada et l’Etat de New- York, qui possèdent l’un 33 et l’autre 32 espèces, qui se retrouvent dans divers pays. Les contrées placées au second rang sont le Wisconsin qui offre 19 espèces et l’Illinois 12. Les autres Etats n’en présentent que 8, au maximum.

La plupart de ces derniers ne possèdent point d’espèces propres, mais seulement des formes identifiées avec des Céphalopodes de New-York.

L’égalité presque complète du nombre des espèces établissant des connexions spécifiques, dans le Canada et l’Etat de New-York, ne correspond pas à une richesse égale en formes de cet ordre, puisque le Canada en possède 171 et l’Etat de New-York 127. Ce fait confirme l’observation que nous venons de présenter tout à l’heure, en comparant les grandes zones septentrionales d’Europe et d’Amérique.

Il paraît donc constant, que le nombre des formes spécifiques, qui ont joui du privilège d’exister dans des parages divers d’un même océan silurien, n’était pas en proportion directe avec le nombre des espèces coexistantes dans cet océan.

Connexions génériques et spécifiques,

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