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I. Connexions spécifiques entre les bandes

La Bohême est la seule contrée dans laquelle nous puissions distinguer ces subdivisions du troisième ordre, qui sont très bien caractérisées dans notre bassin, par leur apparence pétrographique, par leur puissance verticale et surtout par les espèces exclusivement propres à chacune d’elles. Il est même très vraisemblable, que la plupart de nos bandes, si elles avaient été observées dans d’autres contrées, auraient été décorées du nom de groupe , ou étage. Nous croyons donc intéressant, d’exposer dans le tableau qui suit, les nombres qui indiquent les principales connexions spécifiques, par lesquelles nos bandes

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sont reliées entre elles. Nous sommes obligé de négliger quelques unes de ces connexions, pour ne pas compliquer outre mesure notre tableau. Nous prions le lecteur de jeter en même temps un coup d'oeil sur notre tableau des intermittences, ci-dessus p. 30G.

Les bandes sont disposées suivant leur ordre vertical et le nombre des espèces communes à deux bandes est indiqué au milieu de l’accolade qui les réunit.

Tableau des connexions spécifiques entre les bandes du Dassin silurien de la Bohème.

Connexions génériques et spécifiques. 309

La première colonne à gauche présente les connexions immédiates, qui ont lieu entre les bandes contiguës, t&ndisque les autres colonnes montrent les connexions entre les bandes plus ou moins éloignées les unes des autres. En parcourant nos tableaux nominatifs, (p. 21 à 50) le lecteur pourra aisément reconnaître toutes les espèces qui se propagent verticalement dans notre bassin.

On remarquera, que les connexions spécifiques sont très rares entre les bandes de notre étage D, renfermant notre faune seconde. Elles sont, nu contraire, relativement fréquentes entre les bandes formant la base de la division supérieure, parceque celles-ci sont beaucoup plus riches en Céphalopodes. On voit que les bandes supérieures, moins riches, offrent peu d’espèces communes entre elles.

Les bandes c 1 — e2 sont reliées ensemble par le nombre maximum des connexions spécifiques qui est de 68, d’après le tableau qui précède. Ce nombre représente 0.46 du nombre total des 149 espèces, qui ont existé dans notre bande e I . On voit aussi, qu’entre les bandes e2 — fl, il existe 21 espèces communes. Elles représentent 0.03 de la somme totale des 665 espèces, que renferme la bande c 2. Il y a donc de grandes différences entre les connexions relatives aux bandes successives.

H serait inutile de calculer leur proportion pour chacun des horizons. Mais, il est utile de connaître la proportion moyenne entre les bandes qui composent notre série verticale. Or, notre tableau montre que le nombre total des espèces établissant ces connexions, est d’environ 105, en ne considérant que celles qui sont communes à deux bandes contiguës. Le rapport entre ce nombre et la somme de 979 espèces connues dans notre bassin, J®-* = 0.10. à peu-près.

Cette proportion serait légèrement augmentée, si nous tenions compte des espèces communes à deux bandes non contiguës.

Dans tous les cas, on doit remarquer, que cette proportion est presque identique avec celle qui exprime la moyenne des connexions spécifiques entre les étages, ainsi que nous allons le constater, pour l’ensemble des régions siluriennes p. 371.

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